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      En DVD

      La Maison du pêcheur

      La Maison du pêcheur

      Résumé

      Percé, 1969. Trois ardents militants de gauche, les frères Paul et Jacques Rose, ainsi que leur ami Francis Simard, arrivent de Montréal et louent une bicoque pour l'été. Ils comptent en faire un café, mais surtout un lieu de rassemblement pour inciter les travailleurs locaux à revendiquer leurs droits et leur identité culturelle. Bernard Lortie, fils d'un pêcheur gaspésien dont le bateau vient d'être racheté et qui se retrouve chômeur, se joint à eux, malgré les réticences de sa fiancée. Dérangés par l'action sociale de ces citoyens engagés et par la présence de leur clientèle hippie, les autorités et les commerçants du coin, au service des riches touristes américains et ontariens, tentent par tous les moyens de les chasser.

      Cote La Presse

      3/5

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      Bande-annonce de La Maison du pêcheur

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      DÉTAILS

      Date de sortie : 2013-09-13

      Classement : Général

      Pays : Canada

      Distributeur : Les Films Séville

      Date de sortie en DVD : 2014-02-11

      Genre : Drame historique

      Durée : 97 min.

      Année : 2013

      Site officiel

      GÉNÉRIQUE

      Réalisation : Alain Chartrand

      Montage : Yves Chaput

      Scénario : Alain Chartrand,Jacques Bérubé,Mario Bolduc

      Production : Jean-Roch Marcotte,Vic Pelletier,Vincent Leroux

      Photographie : Pierre Mignot

      Musique : Michel Cusson

      ACTEURS

      Luc PicardVincent-Guillaume OtisCharles-Alexandre DubéGeneviève Boivin-RoussyBenoît LanglaisMikhail AhoojaKevin ParentRaymond BouchardMartin DubreuilAriane-Li Simard-Côté

      Critique

      La Maison du pêcheur: la nécessaire Maison

      Nathalie 
      Nathalie Petrowski

      Pierre Falardeau se plaisait à répéter qu'il avait fait le film Octobre pour sa mère. Pour qu'elle comprenne que les felquistes de la cellule Chénier, responsables de la mort de Pierre Laporte, n'étaient pas des monstres. Dix ans plus tard, La Maison du pêcheur d'Alain Chartrand apparaît plutôt comme le film d'un fils à son défunt père, le syndicaliste Michel Chartrand.

      Souvent, dans ce film campé à Percé, en Gaspésie, un an avant les évènements d'Octobre, ce sont en effet les discours engagés, radicaux et anticapitalistes de Michel Chartrand que l'on croit entendre dans la bouche des jeunes Paul Rose (Vincent-Guillaume Otis) et Francis Simard (Charles-Alexandre Dubé).

      Ceux-ci, en compagnie de Jacques Rose (Benoît Langlais), débarquent en Gaspésie à l'été 69. Ils ont à peine 20 ans, sont bourrés d'idéaux socialistes et animés par une grande révolte contre un système qui exploite les plus démunis et les accule au chômage.

      Se présentant comme des animateurs sociaux, les trois amis louent une vieille cabane de pêcheur, qu'ils rafistolent pour la transformer en café politique afin d'y instruire les chômeurs du coin, de plus en plus nombreux, pour qu'ils se mobilisent contre leurs exploiteurs et se prennent en main. Leur plus fidèle recrue est le fils d'un pêcheur dont le bateau a été saisi. Il s'appelle Bernard Lortie (Mikhail Ahooja), et c'est de son point de vue que l'histoire est racontée.

      Très vite, la bande d'idéalistes se heurte à la furie obscurantiste du voisin, propriétaire d'un camping, un petit commerçant hargneux interprété avec un plaisir évident par Luc Picard, qui va tout faire pour saboter leur projet d'animation sociale.

      Si le sénateur Gigantès, la bête noire de Pierre Falardeau, était encore de ce monde, il ruerait dans les brancards et ameuterait toute la planète pour dénoncer ce qu'il qualifierait sans doute d'ode aux terroristes. Il l'a fait pour Octobre, alors que le film de Falardeau était une entreprise de pure démythification, où les frères Rose et Francis Simard apparaissaient comme désorganisés, brouillons, coupables et honteux devant l'otage Pierre Laporte, et dévastés par sa mort à moitié accidentelle.

      À cet égard, le film d'Alain Chartrand est la parfaite antithèse d'Octobre. Les jeunes felquistes y sont montrés sous un jour romantique et mythifiant. Ce sont de grands rêveurs, animés de nobles idéaux démocratiques, qui ne doutent de rien. Et s'ils se radicalisent, semble nous dire le scénario de Mario Bolduc et Jacques Bérubé, auquel a collaboré Alain Chartrand, c'est qu'ils y sont poussés par l'esprit colonisé de l'époque et par la violence de la répression des autorités locales. Bref, ils n'ont rien à se reprocher.

      Le portrait d'époque est bien rendu. L'utilisation judicieuse du noir et blanc, qui rappelle les photos délavées de l'époque, n'est pas un frein, mais au contraire un accélérateur qui nous permet de remonter dans le temps et d'y plonger avec bonheur. La lutte entre les bons et les méchants, entre les intrus et ceux que leur présence dérange, entre la jeunesse qui se libère et les tenants de l'ordre établi est captivante. Dès les premières images magnifiques du directeur photo Pierre Mignot, on se laisse emporter par l'histoire.

      Ce n'est qu'après coup, en y réfléchissant un peu, que l'on découvre que ce qui fait la force du film - son romantisme - est aussi sa principale faille.

      Ce qui manque à ce film, ce qui l'aurait rendu plus percutant, c'est un regard critique sur ces jeunes Montréalais un brin prétentieux qui débarquent en conquérants à Percé, croyant détenir le monopole de la vérité et pensant bien pompeusement sauver le bon peuple. Ces futurs felquistes sont en fin de compte des preachers venus porter la bonne nouvelle à ceux qui n'ont pas vu la lumière.

      Sous le vernis de leurs grands discours, il y a une bonne dose d'arrogance qui n'est jamais montrée ou même suggérée. Les acteurs, en premier lieu Vincent-Guillaume Otis qui campe un Paul Rose attachant et charismatique, tout comme le jeune Mikhail Ahooja, sont excellents et jouent juste. Mais ils sont retenus par les limites de leurs personnages, qui semblent parfois aussi unidimensionnels que leurs slogans.

      Pour le reste, La Maison du pêcheur est un bon film grand public, manichéen à souhait, mais captivant, qui ne manque pas de cohérence ni d'élan. Ce film a aussi le mérite de lever le voile sur un pan méconnu de l'histoire du Québec moderne et de s'assumer comme objet politique. Tous les jeunes qui ont pris part aux manifs du Printemps érable devraient sans faute aller voir La Maison du pêcheur. Non seulement vont-ils s'identifier à ces jeunes idéalistes, mais ils vont constater que 30 ans plus tard, les choses n'ont pas tant changé.

      * * *

      La Maison du pêcheur. Drame d'Alain Chartrand. Avec Vincent-Guillaume Otis, Benoît Langlais, Charles-Alexandre Dubé, Mikhail Ahooja. 1h36.

      La maison du pêcheur: noyer le poisson

      Éric 
      Éric Moreault

      Il est toujours périlleux pour un réalisateur de raconter un moment charnière dans l'histoire d'un peuple. Encore plus de circonscrire ce qui le précède. La maison du pêcheur se penche sur la radicalisation des jeunes indépendantistes qui allaient former la cellule Chénier, tristement responsable de l'enlèvement et de la mort du ministre Pierre Laporte lors de la crise d'octobre 1970. Alain Chartrand n'y est arrivé qu'à moitié.

      Le film relate l'arrivée de Paul Rose (Vincent-Guillaume Otis), de son frère Jacques (Benoît Langlais) et de Francis Simard (Charles-Alexandre Dubé) à Percé, au début de l'été 1969, vue à travers les yeux de Bernard Lortie (Mikhaïl Ahooja), le fils d'un pêcheur venu y chercher du travail. Ces idéalistes et pacifistes viennent faire «de l'animation sociale» et répandre leurs idées indépendantistes dans leur restaurant, La maison du pêcheur, mais ils se butent à l'hostilité des élites locales.

      Ceux-ci tentent par tous les moyens de les évincer. Ce qui sème la graine de l'action politique et du terrorisme, qui éclora pour se transformer en ces funestes événements qui ont profondément marqué l'imaginaire collectif de la nation.

      Il s'agit d'un pan important de notre histoire récente, et le porter à l'écran était une très bonne idée. Le grand problème - il y en a d'autres - avec La maison du pêcheur, c'est qu'Alain Chartrand (Ding et Dong, le film) et ses deux coscénaristes n'ont pas su privilégier la matière première. Imaginer des histoires d'amour à Bernard écarte le film du sujet principal et n'apporte absolument rien sur le plan dramatique.

      Ces histoires servent à illustrer l'époque. Lison (Ariane-Li Simard-Côté), qui flirte avec Bernard, est un archétype de la jeune fille en fleur et de la naissance du féminisme. Était-ce vraiment nécessaire? Non. Au moins, Geneviève (Geneviève Boivin-Roussy), la blonde de Bernard, est une illustration de l'exploitation des travailleurs, mais, encore une fois, c'est anecdotique.

      Le trio a aussi fait des amalgames qui rendent les personnages caricaturaux. Luc Picard, par exemple, joue un propriétaire de camping enragé contre les crottés, une représentation de l'opposition des commerçants locaux. On n'y croit pas. La présence de Gabriel, en «grand frère» protecteur du quatuor militant, est plus heureuse. D'autant que Kevin Parent se révèle doué d'une forte présence à l'écran et se débrouille comme acteur (surtout qu'il mâche moins ses mots).

      Le réalisateur a fait un choix esthétique intéressant en choisissant le noir et blanc, qui correspond bien au contexte sociopolitique de l'époque. L'utilisation est plus délicate pour les scènes nocturnes, plus sombres, mais les diurnes extérieurs sont magnifiés. Le problème cinématographique loge ailleurs: dans l'esthétique télévisuelle.

      Alain Chartrand s'est beaucoup consacré au documentaire et aux séries télévisuelles depuis une vingtaine d'années et il lui manque de licence poétique dans les mouvements de caméra qui sont l'essence du cinéma.

      En définitive, La maison du pêcheur manque d'envergure et, surtout, de tension dramatique. En entrevue, Chartrand a lui-même évoqué Les ordres (Michel Brault, 1974) et Octobre (Pierre Falardeau, 1994). C'était inévitable. Mais ces deux films sont des oeuvres coup de poing, chargées à la dynamite. La maison du pêcheur souffre de la comparaison.

      On aime: le rappel historique, le noir et blanc.

      On n'aime pas: le manque d'envergure et de tension dramatique.

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      Commentaires (4)

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      • La Maison du pêcheur est un mauvais film, sans la moindre touche de génial. Tout dans ce film fait défaut. Les personnages n'y sont que des ramassis de clichés sans subtilité, des formes creuses dont la seule mission est de dire leur lignes sans vivre quoique ce soit. La caméra sans audace produit des plans convenus, les tensions dramatiques sont difficiles à mettre en place et lorsque quelques choses s'organisent, c'est à grand renfort de musique tonitruante.
        Le noir et blanc comme rappelle technique historique est complètement raté, l'image est artificiel, d'une part trop travailler et pourtant sans blanc ni noir, des teintes de gris qui efface toute la magnificence des paysages. Que dire du passage où le drapeau des patriote ressort en couleur lors de leurs départs de Percé... Dans un court métrage étudiant du Cégep, ce serait acceptable, dans une production qui se veut sérieuse, ce l'est beaucoup moins...
        Même sans faire de ce film un chef d'oeuvre, le bagage de référent possible est telle que le rendu final n'en est qu'impardonnable. ''Pour la suite du monde'', ''Les Ordes'' et ''Octobre'', pour ne citer que ceux là ont tous établit des précédents stylistique et narratifs. De se présenté avec un film propagandiste et aussi grossier, c'est difficile.
        Ce film s'adresse exactement aux militants que porte à critiquer le film, un militantisme sans subtilité, avec des méchants clairs, des gentils clairs et à peu près rien dans le milieu...

      • Bon film grand-public. Rappel du climat tendu de 1969-70 et de l'effervescence de l'époque. Bons comédiens et bonne reproduction du milieux. A voir.

      • J'ai aimé ce film.Il s'aventure sur un terrain encore sensible de notre histoire et s'en tire habilement. Bonne interprétation,usage intlligent du noir et blanc,rappel émouvant de l'époque à Percé.

      • La Maison du pêcheur/J'ai eu la chance de faire un voyage en Gaspésie/J'ai assisté à une mini période de ce tournage. J'ai apprécié le travail professionnel des acteurs, coiffeurs, perchistes, maquilleurs etc.. pendant 5 jours j'ai apprécié le travail des tous.
        Bonne chance pour une nomination..

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