En DVD

Le Majordome

Lee Daniels' The Butler

Résumé

En 1926, sur une plantation de coton en Géorgie, un gamin afro-américain, Cecil Gaines, assiste impuissant au viol de sa mère puis au meurtre de son père par le fils de la propriétaire. Prenant l'orphelin en pitié, cette dernière l'arrache à son travail dans les champs pour en faire un petit serviteur des maîtres blancs. À l'adolescence, Cecil quitte la plantation puis trouve un emploi dans un hôtel de la Caroline-du-Nord. En 1957, l'homme marié et père de deux fils, qui travaille à l'hôtel Excelsior de Washington, est remarqué par un haut fonctionnaire du président Eisenhower, qui lui confie un poste de majordome à la Maison-Blanche. Sa dévotion et sa discrétion exemplaire ne sont toutefois pas du goût de son fils aîné, qui milite activement pour les droits des Noirs. De son côté, son cadet se porte volontaire pour aller combattre au Vietnam.

Cote La Presse

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DÉTAILS

Date de sortie : 2013-08-16

Classement : Général

Pays : États-Unis

Distributeur : Alliance Vivafilm

Date de sortie en DVD : 2014-01-14

Genre : Drame biographique

Durée : 132 min.

Année : 2013

Site officiel: n.d.

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Lee Daniels

Montage : Joe Klotz

Scénario : Lee Daniels,Danny Strong

Photographie : Andrew Dunn

Musique : Rodrigo Leao

D'après l'oeuvre de : Wil Haygood

ACTEURS

Alan RickmanForest WhitakerJames MarsdenJohn CusackLiev SchreiberRobin WilliamsCuba Gooding Jr.Terrence HowardDavid OyelowoOprah WinfreyYaya Alafia

Critique

Lee Daniels' The Butler : pertinent mais frustrant

Sonia 
Sonia Sarfati

Lee Daniels' The Butler ne manque pas de qualités. Mais tenter de condenser 30 ans d'histoire en deux heures est une mission impossible. En fait, devant le nouveau film de Lee Daniels (Precious, The Paperboy), on se dit que ce matériel aurait fait une formidable série télévisée. Imaginez, un épisode consacré à la période au pouvoir de chacun des présidents - d'Eisenhower à Reagan - que le majordome du titre a côtoyés en restant dans les coulisses, en étant discret et digne, alors que s'écoulaient ces tumultueuses décennies (grosso modo, de 1957 à 1986) de lutte contre la ségrégation raciale qui ont vu se déployer le mouvement des droits civiques.

The Butler est inspiré par l'histoire véridique d'Eugene Allen, dont le scénariste Danny Strong (Game Change) a dramatisé le parcours, en utilisant l'histoire de plusieurs hommes noirs qui ont été au service des puissants, afin de créer le personnage de Cecil Gaines (Forest Whitaker, expressif même dans la retenue). Cecil est né en Géorgie et a grandi dans les champs de coton où il a vu ses parents se faire agresser sans pouvoir riposter. Quand il arrive à la Maison-Blanche, les Noirs du sud du pays doivent s'asseoir dans des sections réservées à l'arrière des autobus, n'ont pas le droit d'utiliser les toilettes publiques, etc.

C'est à travers les yeux de cet homme droit, modeste, calme au point de sembler apathique à ceux qui veulent que les choses bougent plus vite, que se déroule ce long métrage où la grande histoire (assassinats de Kennedy et de Martin Luther King Jr., guerre du Viêtnam, grandes manifestations, bouleversements sociaux, etc.) se mêle à la petite. Celle de la famille Gaines: l'épouse (Oprah Winfrey, à qui le rôle offre quelques moments de bravoure dont elle se sort très honorablement), esseulée et portée sur la bouteille, et les deux fils, dont l'aîné (David Oyelowo) sera de tous les combats en compagnie de sa petite amie (Yaya Alafia).

Les deux acteurs sont d'ailleurs au centre de deux des scènes les plus fortes du film: lorsque les jeunes protestataires «squattent» la section réservée aux Blancs dans un diner et quand l'autobus dans lequel ils se trouvent est attaqué par des membres du Ku Klux Klan et des sympathisants nazis. L'émotion passe ici plus que jamais, dans une oeuvre où elle n'est jamais loin et évite de manipuler le spectateur (sauf dans la scène d'ouverture, manichéenne et pas nécessaire).

The Butler impressionne aussi par sa distribution (Lenny Kravitz et Cuba Gooding Jr. jouent les collègues de Cecil; les présidents sont incarnés - de façon plus impressionniste que réaliste et ça passe, ce n'est pas leur histoire - par Robin Williams, James Mardsen, Liev Schreiber, John Cusack et, pour le couple Reagan, Alan Rickman et Jane Fonda). Mais c'est surtout une oeuvre nécessaire, d'une indéniable pertinence, bien interprétée, réalisée avec doigté et passion sur tous les plans. Les intentions sont bonnes. Excellentes même. Sauf qu'il y a cette impression frustrante de perpétuelle «avance rapide» - qui ne devrait toutefois pas empêcher quelques nominations aux Oscars. Eh oui, on en parle déjà!

* * * 1/2
Lee Daniels' The Butler (V.F. : Le majordome). Drame de Lee Daniels. Avec Forest Whitaker, Oprah Winfrey, David Oyelowo, Yaya Alafia. 2h12.

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Commentaire (1)

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  • “Au service de sept présidents, il a traversé trente ans d’histoire”.
    Voici le slogan policé placardé sur l’affiche de sortie du film “Le Majordome”, en tout cas en France.
    Car, une fois n’est pas coutume, les affiches de teasing américaines sont bien plus engagées (et aussi plus réussies selon moi).
    Pour lire la critique de l'affiche du Majordome, c'est par ici http://www.lecritiquedepub.com/majordome/

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