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Voyez comme ils dansent

Voyez comme ils dansent

Voyez comme ils dansent

Résumé

Invitée à témoigner à la télévision française de son vécu auprès de son ex-mari Vic, célèbre artiste de la scène mort il y a sept ans, Lise s'éclipse du studio à la dernière minute et saute dans un avion. Direction: le Canada, où la jeune vidéaste amorce la réalisation d'un film sur un train traversant l'immense pays d'Est en Ouest. Au cours du trajet, les souvenirs de sa vie commune avec Vic remontent à la surface. Lorsque le convoi est forcé de s'immobiliser pour une durée indéterminée, la jeune Française constate qu'elle se trouve à proximité du patelin où Vic a refait sa vie avec Alex, une femme médecin autochtone. Prenant prétexte de sa vilaine grippe, attrapée durant le voyage, elle l'appelle en réclamant son aide d'urgence. Sans grand enthousiasme, Alex la ramène chez elle. Au contact de sa rivale, à qui elle a révélé son identité, Lise découvre des facettes insoupçonnées de la personnalité de l'artiste disparu.

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DÉTAILS

Date de sortie : 2013-06-28

Classement : Général

Pays : France

Distributeur : Les Films Séville

Date de sortie en DVD : 2013-10-08

Genre : Drame psychologique

Durée : 98 min.

Année : 2011

Site officiel: n.d.

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Claude Miller

Montage : Véronique Lange

Scénario : Claude Miller,Natalie Carter

Photographie : Gérard de Battista

Musique : Vincent Segal

D'après le roman de : Roy Parvin

ACTEURS

Anne-Marie CadieuxMarina HandsYves JacquesJames ThiérréeMaya SansaAubert Pallascio

Critique

Voyez comme ils dansent : quand ça déraille...

André 
André Duchesne

Campé principalement à bord d'un train faisant la traversée est-ouest du Canada, le film Voyez comme ils dansent de Claude Miller est construit autour de l'histoire de Vic, un grand artiste dont la vie a déraillé. Malheureusement, le film aussi.

Victor Clément (James Thiérrée) est un showman de calibre international. Incurable insatisfait, pratiquement inaccessible, même à son propre univers, il trouve son art mauvais. Sa vie de couple avec Lise (Marina Hands) en souffre et finit par se dissoudre le jour où Vic rencontre Alexandra (Maya Sansa), médecin de passage à Montréal.

Venue à son tour au Canada pour tourner un documentaire à bord d'un train de Via, Lise va finalement rencontrer - par un curieux hasard - celle qui aura pris sa place auprès de Vic, mort dans des circonstances mystérieuses. Ensemble, elles vont réfléchir sur les relations qu'elles ont nouées avec cet homme.

Au-delà de cette rencontre entre les deux femmes de Vic, ce film inspiré du roman La petite-fille de Menno de Roy Parvin s'intéresse beaucoup à l'être, au paraître, à l'image qu'on reflète et celle qu'on a de soi-même.

On veut bien croire qu'on est placé au coeur d'un, voire de deux ou trois drames, le film demeure froid, presque terne, en dépit des nombreux et magnifiques paysages canadiens présentés par Miller et son directeur photo. Le spectateur en nous a bien des difficultés à capter la détresse des personnages principaux qui manquent de substance.

À titre d'exemple, prenons le cas de Lise. C'est soi-disant la création d'un documentaire qui la conduit à bord du train. Pourtant, sa profession est mal définie et très accessoire. Pire encore, son usage de la caméra est tout à fait approximatif. Sa rencontre, voulue ou fortuite (on ne le saura jamais), avec Alexandra est imputable à un incroyable hasard digne d'un tirage de loterie.

Et lorsque Miller ouvre un volet de son film au sort des autochtones au Canada, on baisse carrément les bras. L'amalgame entre ce thème et la quête de Lise ne colle vraiment pas.

Quelques acteurs québécois ont participé au film, mais leur présence est minime à l'exception d'Aubert Pallascio, très bon dans son rôle du père renfrogné de Vic et Yves Jacques qui apporte un peu de soleil à cette histoire sombre dans son rôle de George, rigolo chef de train.

* * 1/2
Voyez comme ils dansent. Drame de Claude Miller. Avec Marina Hands, James Thiérrée, Maya Sansa, Yves Jacques. 1h38.

Voyez comme ils dansent: ma cabane au Canada

Éric 
Éric Moreault

Voyez comme ils dansent est l'avant-dernier film de Claude Miller, resté inédit jusqu'à maintenant au Québec. Un différend entre le regretté cinéaste et le producteur a ruiné sa sortie en France auprès de la critique, mais le film souffre aussi d'un scénario bancal et tiré par les cheveux, sans parler des clichés d'usage sur le Canada qui le rendent un peu ridicule. Heureusement, il y a les interprètes.

Lise Clément (Marina Hands) débarque au Québec pour tenter d'oublier une séparation malheureuse. Elle embarque à bord du train qui sillonne le pays de Montréal à Vancouver pour réaliser un film, un beau prétexte pour de splendides images de la nature canadienne. Le train a toujours été très cinématographique. Le chef de train (Yves Jacques) se prend d'affection pour elle.

Lorsque le transcontinental fait un arrêt fortuit au milieu de nulle part - un camion a déversé son chargement sur la voie ferrée -, Lise va en profiter pour contacter et maladroitement confronter celle qui a pris sa place dans le coeur de son mari Victor (James Thiérée), un artiste doué, mais torturé. Alexandra Lewis (Maya Sansa) est docteure dans un village mohawk.

C'est malheureux, mais en adaptant La petite-fille de Menno, de Roy Parvin, Miller n'a pu s'empêcher d'accumuler les clichés : les indiens, la cabane en bois rond sur le bord d'un lac, la tempête de neige, la danse en ligne, le bilinguisme «officiel», etc.

Difficile de prendre le film au sérieux - ce qui est dommage, parce qu'il se penche sur la douleur des deux femmes, qui tentent de comprendre le mal-être de celui qu'elles ont aimé. Mais on a aussi de la difficulté à croire en cette improbable confrontation que le hasard a réunie. C'est cousu de fil blanc.

Il y a aussi le personnage de Victor qui est franchement antipathique. Ne doutons pas du talent de James Thiérrée. Le petit-fils de Chaplin, un artiste multidisciplinaire acclamé, baigne dans l'atmosphère du cirque depuis qu'il est enfant. Mais ses numéros dans le film sont maniérés et artificiels.

Pas besoin d'être docteur pour comprendre que Victor est bipolaire. Ce qui rend d'autant moins crédible sa relation avec Alexandra Lewis, qui le soigne après une crise d'angoisse. Ce qui ne l'empêche pas, en plus, d'entretenir ensuite une relation amoureuse avec son patient...

Voyez comme ils dansent demande trop d'actes de foi au spectateur. Claude Miller aurait eu intérêt à revoir son scénario et à donner plus de profondeur à ses personnages. Les acteurs ont beau se démener, Marina Hands et Yves Jacques en particulier, il en faudrait beaucoup plus pour que le film soit réussi.

C'est bien dommage que la carrière du réalisateur se termine ici sur un film mineur. On gardera plutôt un souvenir ému de ses inoubliables longs métrages comme La petite voleuse (1988) ou La classe de neige (1998).

On aime : Le rôle d'Yves Jacques.

On n'aime pas : Le scénario tiré par les cheveux. Les clichés.

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