À l'horaire

Modifier Localisation :
Montréal
>

Les cinémas

ou

Les films

       
      ou
      Fermer X

      Désolé! Nous ne pouvons vous localiser.

      Suggestions:
      1- Vérifiez l'orthographe
      2- Entrez un code postal
      3- Entrez le nom d'une ville
      4- Entrez une adresse

      En DVD

      Molière à bicyclette

      Molière à bicyclette

      Résumé

      Gauthier Valence, acteur quinquagénaire devenu très populaire grâce à une série télévisée, veut faire ses débuts à la mise en scène avec "Le Misanthrope" de Molière, en se réservant le rôle d'Alceste. Pour camper Philinte, l'ami de ce dernier, il pense spontanément à son vieux complice Serge Tanneur. Mais cet acteur aigri, déçu par le milieu artistique parisien, a renoncé au théâtre et s'est retiré sur l'Île de Ré. Prétextant la recherche d'une propriété dans le coin, Gauthier soumet en douce son idée à Serge. Lequel, après une vive réaction de rejet, accepte d'accorder au visiteur une journée de répétition, à la condition de pouvoir jouer Alceste. Trop heureux de voir son ami accepter sa proposition, Gauthier jette du lest et propose qu'ils tiennent en alternance le convoité rôle principal. D'une journée, les répétitions se prolongent sur une semaine, de quoi angoisser la vedette de télé à l'agenda surchargé.

      Cote La Presse

      3.5/5

      Votre cote 83 votes

      3.2/5

      Fermer X

      Bande-annonce de Molière à bicyclette

      Vous avez vu le film?
      Faites-nous part de vos commentaires

      COTEZ CE FILM

      Légende

      • 5 etoile - exceptionnel
      • 4 etoile - Très bon
      • 3 etoile - Bon
      • 2 etoile - Passable
      • 1 etoile - À éviter

      DÉTAILS

      Date de sortie : 2013-05-03

      Classement : Général

      Pays : France

      Distributeur : Métropole Films Distribution

      Date de sortie en DVD : 2013-08-13

      Genre : Comédie dramatique

      Durée : 104 min.

      Année : 2012

      Site officiel: n.d.

      GÉNÉRIQUE

      Réalisation : Philippe Le Guay

      Montage : Monica Coleman

      Scénario : Philippe Le Guay

      Photographie : Jean-Claude Larrieu

      Musique : Jorge Arriagada

      ACTEURS

      Fabrice LuchiniLambert WilsonMaya SansaCamille JapyGed MarlonStéphan WojtowiczAnnie MercierLaurie Bordesoules

      Critique

      Molière à bicyclette : une joute savoureuse

      Marc-André 
      Marc-André Lussier

      C'est un peu ce qui est arrivé à Serge Tanneur, l'acteur reclus à qui Luchini prête ici ses traits. Il a beau avoir tout plaqué, s'être complètement retiré d'un milieu peuplé de gens qu'il méprise, Tanneur peut difficilement échapper à sa nature. Face à lui, la motivation de Gauthier Valence (Lambert Wilson) est aussi complexe. Et sa proposition n'a strictement rien d'innocent.

      Ainsi, cet acteur populaire, très aimé du public (il doit sa notoriété à un feuilleton télévisé dans lequel il incarne un médecin), tente de se refaire une santé artistique. Pour ce faire, il sollicite l'appui de l'acteur le plus réputé du monde théâtral. Or, ce dernier vit en ermite depuis trois ans à l'île de Ré, dans une vieille maison délabrée dont il a hérité.

      Feignant la recherche d'une résidence secondaire, Valence a une idée bien précise en tête: convaincre Tanneur de remonter sur scène avec lui à Paris. Pour jouer Le misanthrope.

      Le charme de cette comédie dramatique, orchestrée par le même réalisateur que Les femmes du 6e étage, tient en outre dans cette joute oratoire entre deux acteurs aux visions et aux motivations différentes. Maître de la langue et des textes classiques, Tanneur, qui refuse sèchement la proposition, se donne pourtant d'emblée le rôle d'Alceste, dont il semble être une pure incarnation. Or, au fil des répétitions «non officielles» de la première scène (Tanneur se donne finalement cinq jours pour réfléchir), Valence - acteur résolument médiocre aux yeux de Tanneur - parvient quand même à déstabiliser assez son partenaire pour lui proposer l'alternance entre les rôles d'Alceste et de Philinte.

      Les alexandrins de Molière se fondent ainsi dans le langage quotidien d'une petite communauté tissée serré, nonchalante dans la fraîcheur d'hiver. Le Guay prend d'ailleurs bien soin d'exploiter à fond l'environnement dans lequel cette histoire est campée.

      Il en résulte un film savoureux, plus sombre que ne pourrait le laisser présager la légèreté ambiante, qui se distingue aussi par cette rencontre au sommet entre deux acteurs remarquables. Mention toute spéciale à cet égard à Lambert Wilson. Qui tient non seulement tête au «monstre» Luchini, mais qui a aussi l'humilité d'incarner un acteur moins talentueux qu'il n'est lui-même en réalité.

      * * * 1/2
      Molière à bicyclette. Comédie dramatique réalisée par Philippe Le Guay. Avec Fabrice Luchini, Lambert Wilson, Maya Sansa. 1h44.

      Molière à bicyclette: jeux de miroirs

      Éric 
      Éric Moreault

      On dit souvent que le théâtre tend un miroir à la société - c'est encore plus manifeste avec le cinéma. Et ces jeux de miroirs sont un plaisir ludique démultiplié avec Molière à bicyclette de Philippe Le Guay. Car il met en scène deux acteurs qui répètent Le misanthrope de Molière et qui, dans les faits, ont les traits caractéristiques d'Alceste et de Philinte. Ils sont aussi le reflet du voyeur qu'est le spectateur. Mais c'est surtout une comédie humaine, touchante et intelligente livrée par un formidable duo d'acteurs.

      Serge Tanneur (Fabrice Luchini) est un acteur aigri (et cassé) qui s'est retiré au sommet de la gloire sur l'île de Ré (l'équivalent des Îles-de-la-Madeleine). Trois ans plus tard, il voit débarquer Gauthier Valence (Lambert Wilson), acteur de télévision adulé et riche à craquer, qui rêve de se donner une crédibilité en jouant du Molière. Tanneur renâcle, commence à répéter un peu, puis se prend au jeu. Les deux acteurs se mesurent et se défient tour à tour, partagés entre le plaisir de jouer ensemble et l'envie brutale d'en découdre.

      Précisons : Molière à bicyclette n'est pas, à proprement parler, une adaptation théâtrale. Il s'agit plutôt d'un exercice de style, très bien tourné, sur le jeu et l'acteur. Vous savez, cette étonnante métamorphose qui transforme un individu en un autre complètement différent? Mais le scénario de Le Guay suggère qu'un bon acteur doit quand même être capable de puiser dans un registre assez large d'émotions et d'humanité pour y arriver.

      Ainsi, Valence, malgré toute sa bonne volonté, est incapable d'interpréter convenablement Alceste. Trop bonne pâte et superficiel, il n'a aucune idée profonde de ce qu'est un misanthrope. Tanneur, qui en est tout un, lui en distillera le poison avec un plaisir machiavélique... Il faut voir à ce propos, la très délicate performance de Lambert Wilson - qui doit se glisser dans la peau d'un acteur mauvais et pathétique sans le caricaturer. Luchini, dont la présence exerce un fascinant magnétisme, exulte, trop heureux de déclamer du Molière.

      Il y a d'ailleurs de l'abus dans les trop nombreuses tirades. Le misanthrope ne devrait servir que de toile de fond tant l'intérêt est ailleurs. Dans la dynamique malsaine entre les deux hommes. Dans le microcosme de l'île qu'ils parcourent à vélo (unité de lieu, de temps et d'action, comme au théâtre). Dans les rencontres fortuites avec des personnages typiques, mais surtout, avec cette belle Italienne qui vient de divorcer et qui ignore de sublime façon leurs maladroites tentatives de séduction.

      Celle-ci sert de révélateur aux deux hommes que tout oppose. De prime abord. Et c'est là l'intérêt de ce duel dont l'arme principale est la parole : il nous révèle la nature profonde des deux hommes. Et ce n'est pas parce qu'on rit que c'est drôle.

      Ne vous laissez pas rebuter par «l'effet Molière». Le titre original est Alceste à bicyclette. On a jugé la référence trop obscure pour le Québec. Au risque de se répéter : Molière est un prétexte pour Philippe Le Guay, dont la comédie acidulée en révèle beaucoup sur la nature de l'acteur et de l'homme qui s'y dissimule. Son film respire la vie. Avec ses petits et grands bonheurs. Mais, surtout, avec ses petites et grandes vacheries d'hommes qui restent petits...

      On aime : le duel d'acteurs, l'intelligence sensible du scénario, la réalisation discrète.

      On n'aime pas : l'abus de tirades.

      publicité

      Commentaires ( 1 ) Faites-nous part de vos commentaires >

      Commentaire (1)

      Commenter cet article »

      • Quand même surprenant de constater que les deux critiques de La Presse en disent (ou encore en sachent) si peu sur le personnage de Célimène. De deux choses l'une : soit qu'ils ne connaissent pas le Misanthrope (oups!, alors), soit que le film, trop en duo d'acteurs, en cache l'importance véritable. Un peu des deux, peut-être...

      Commenter cet article

      Vous désirez commenter cet article? Ouvrez une session | Inscrivez-vous

       

      Veuillez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

      publicité

      10164:liste;1909714:box; 300_cinemaStandard.tpl:file;

      Critiques >

      publicité

      publicité

      la boite:1977421:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

      publicité

      Autres contenus populaires