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      En DVD

      Les Saveurs du palais

      Les Saveurs du palais

      Résumé

      Hortense Laborie, cuisinière du Périgord, est abasourdie d'apprendre que le Président de la République la réquisitionne afin qu'elle prenne en charge la préparation de ses repas personnels. Mais dès son arrivée dans les cuisines de l'Élysée, le personnel exclusivement masculin, chauffé par le chef Pascal Lepiq, ne lui cache pas son hostilité. Réputée pour sa maîtrise de la cuisine authentique du terroir, Hortense, quinquagénaire au caractère bien trempé, refuse de s'en laisser imposer et se met à l'ouvrage. Au grand plaisir du président, qui ne lui cache pas son appréciation. Mais lorsque l'état de santé de ce dernier vacille, les diététistes et les fonctionnaires viennent se mettre le nez dans ses chaudrons.

      Cote La Presse

      3/5

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      DÉTAILS

      Date de sortie : 2013-03-01

      Classement : Général

      Pays : France

      Distributeur : Métropole Films Distribution

      Date de sortie en DVD : 2013-06-11

      Genre : Comédie dramatique

      Durée : 95 min.

      Année : 2012

      Site officiel

      GÉNÉRIQUE

      Réalisation : Christian Vincent

      Montage : Monica Coleman

      Scénario : Étienne Comar,Christian Vincent

      Photographie : Laurent Dailland

      Musique : Gabriel Yared

      ACTEURS

      Catherine FrotHippolyte GirardotArly JoverArthur DupontJean d'OrmessonJean-Marc RoulotPhilippe UchanBrice Fournier

      Critique

      Les saveurs du palais : manger la nostalgie d'une époque

      Marc-André 
      Marc-André Lussier

      On ne pourrait imaginer Les saveurs du palais sans Catherine Frot. C'est surtout grâce à elle si le charme opère dans ce film de Christian Vincent (La discrète, Quatre étoiles). À une époque où la cuisine occupe un espace médiatique aussi important, il y a aussi fort à parier que ce film gagne le coeur des spectateurs via l'estomac. D'autant qu'on propose ici une cuisine raffinée mais insouciante, du genre de celle que la rectitude alimentaire interdit désormais.

      Le récit est librement inspiré d'un épisode de la vie de Danièle Delpeuch, une cuisinière du Périgord recrutée dans les années 80 pour s'occuper des repas personnels de François Mitterrand, président de la République. Au moment où l'on fait sa rencontre, Hortense Laborie (Catherine Frot) s'est pourtant exilée en Antarctique afin de diriger la cuisine d'un campement d'ouvriers. Qu'a-t-il bien pu se passer pour qu'une femme maniant les chaudrons dans les cuisines privées du palais de l'Élysée ait tout abandonné pour se retrouver dans un endroit aussi isolé, au bout du bout de l'autre pôle?

      Dans son scénario, Étienne Comar, scénariste de Des hommes et des dieux et producteur des Femmes du 6e étage, s'emploie à remonter le fil du temps. On explique comment la cuisinière a vécu son passage - parfois houleux - dans les coulisses du pouvoir.

      Au-delà du portrait de cette femme, le récit suscite l'intérêt grâce à l'impression que ressent le spectateur d'avoir accès à un aspect plus confidentiel de la réalité fonctionnelle d'une résidence de chef d'État. L'arrivée de Hortense sera évidemment mal vue par les responsables de la cuisine centrale, jusque-là autant chargés des dîners officiels que des repas privés. Des rivalités s'installent. On jalouse aussi le lien direct que peut avoir cette cuisinière venue de la province avec le président.

      Ces rencontres dénotent d'ailleurs une vision quasi nostalgique de l'idée qu'on se fait d'un président de la République en certains cercles. En choisissant l'académicien Jean d'Ormesson pour incarner le chef d'État français, on propose ici une vision de la fonction - et de la personne qui doit l'incarner - qui relève résolument d'une conception un peu plus «vieille France». C'est charmant certes, mais moins conforme à la réalité contemporaine.

      À l'arrivée, le spectateur n'aura pas eu le sentiment d'avoir vu un grand film, mais il aura quand même passé un bon moment, en compagnie d'une femme de caractère attachante. Cela dit, il devra aussi prévoir un bon repas après la projection...

      * * *
      Les saveurs du palais. Comédie dramatique de Christian Vincent. Avec Catherine Frot, Jean d'Ormesson, Arthur Dupont, Hippolyte Girardot. 1h35.

      Les saveurs du palais: ni chair ni poisson

      Éric 
      Éric Moreault

      Les saveurs du palais est très librement inspiré du destin exceptionnel de Danièle Mazet-Delpeuch, qui a été cuisinière à l'Élysée, haut lieu du pouvoir politique en France. Le film qu'a mitonné Christian Vincent s'avère toutefois ni chair ni poisson, incapable de faire déguster aux cinéphiles toutes les saveurs de ses ingrédients.

      Le long métrage suit le parcours d'Hortense Laborie (Catherine Frot), une cuisinière réputée du Périgord qui, un jour, est invitée à préparer les repas personnels du président de la République. Elle se heurte à une hostilité à peine voilée, elle qui n'est ni grand chef ni du sérail, et qui est une femme en plus! Avec son caractère bien trempé, elle réussit à s'imposer. Pour un temps. La guerre larvée que lui opposent les autres chefs de la cuisine centrale causera bien des dommages.

      Dans Les saveurs du palais, il y a une histoire avec un petit h, celle d'Hortense, et une autre avec une grand H, même si elle s'avère implicite. Le président vieillissant et malade est très fortement inspiré des derniers moments de François Mitterrand à l'Élysée. Ironiquement, le réalisateur a confié le rôle à un opposant politique, l'homme de lettres Jean d'Ormesson, qui s'en tire très bien malgré ses 87 ans!

      Le charme du film doit beaucoup au jeu énergique et extrêmement crédible de Catherine Frot. Elle sait communiquer subtilement aux spectateurs tous les frémissements et les bouillonnements qui agitent Hortense quand elle doit composer avec les inévitables frustrations inhérentes à son statut.

      Hortense entre en cuisine à l'Élysée comme en religion: en sacrifiant sa vie antérieure. Le film démontre que ce sacrifice immense, malgré ses récompenses, peut pousser au désespoir. Elle s'isolera d'ailleurs pendant un an sur une base en Antarctique pour tourner la page. Curieusement, ce nouveau départ donnera les meilleures séquences des Saveurs du palais, où la personnalité pas très sympathique de la cuisinière finit par révéler sa vraie nature.

      Car le scénario laissera bien des gens sur leur faim en restant à la surface des choses alors qu'il exploite un filon en or: les véritables coulisses du pouvoir vues de l'intérieur. Il s'agit d'un portrait aimable et lisse, livré sur le ton de la comédie dramatique sympathique qui se veut simple et authentique, mais finit par être insipide.

      Il faut dire que, par moments, on se croirait bien plus dans une émission de recettes que dans un film. Christian Vincent abuse de longues séquences de cuisine qui raviront les aficionados de Ricardo, mais finiront par enthousiasmer les autres autant que la perspective d'un plat de gruau froid.

      C'est dommage, mais le réalisateur a un peu raté son ragoût en se trompant dans le dosage des ingrédients. Les saveurs du palais fait très vieille France, avec ses hiérarchies, ses codes et sa haute cuisine, et le film distille une certaine nostalgie pour une époque révolue. Sa recette est difficile à concilier avec les goûts du Nord-Américain moyen.

      * * *
      Les saveurs du palais. Genre: comédie dramatique. Réalisateur: Christian Vincent. Acteurs: Catherine Frot, Jean d'Ormesson et Hyppolite Girardot. Classement: général. Durée: 1h35.

      On aime: le jeu nuancé de Catherine Frot, le récit.

      On n'aime pas: les démonstrations de recettes, les déficiences du scénario.

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