À l'horaire

Modifier Localisation :
Montréal
>

Les cinémas

ou

Les films

       
      ou
      Fermer X

      Désolé! Nous ne pouvons vous localiser.

      Suggestions:
      1- Vérifiez l'orthographe
      2- Entrez un code postal
      3- Entrez le nom d'une ville
      4- Entrez une adresse

      En DVD

      Ésimésac

      Ésimésac

      Résumé

      Pour sortir de la crise et de la famine son village de Saint-Élie-de-Caxton, Ésimésac propose de créer un jardin communautaire. Ce projet déplaît au forgeron Riopelle, à qui ce grand naïf au coeur d'or, né dans un corps d'adulte mais sans ombre, a ravi son titre d'homme le plus fort du monde. Apprenant d'un fonctionnaire provincial que le chemin de fer pourrait passer par Saint-Élie, Riopelle convainc Ésimésac de consacrer ses forces à la production de rails plutôt qu'à la cueillette de légumes et de fruits sur une terre de roche réputée infertile. En acceptant, le jeune homme brise le coeur de sa soeur Marie, qui continue à rêver d'un jardin. Enorgueilli par son ombre toute neuve mais un peu particulière, gracieuseté de la sorcière du village, l'homme fort fait beaucoup d'effet à la fille de Riopelle, la belle Lurette, qui attend toujours son fiancé parti à la guerre.

      Cote La Presse

      3.5/5

      Votre cote 189 votes

      3/5

      Fermer X

      Bande-annonce de Ésimésac

      Vous avez vu le film?
      Faites-nous part de vos commentaires

      COTEZ CE FILM

      Légende

      • 5 etoile - exceptionnel
      • 4 etoile - Très bon
      • 3 etoile - Bon
      • 2 etoile - Passable
      • 1 etoile - À éviter

      DÉTAILS

      Date de sortie : 2012-11-30

      Classement : Général

      Pays : Canada

      Distributeur : Alliance Vivafilm

      Date de sortie en DVD : 2013-03-26

      Genre : Conte

      Durée : 104 min.

      Année : 2012

      Site officiel

      GÉNÉRIQUE

      Réalisation : Luc Picard

      Montage : Yvann Thibaudeau

      Scénario : Fred Pellerin,Luc Picard

      Production : Lorraine Richard,Luc Martineau

      Photographie : François Dutil

      Musique : Michel Corriveau

      ACTEURS

      Gildor RoyIsabel RicherMarie BrassardMarie-Chantal PerronLuc PicardMaude LaurendeauRené Richard CyrNicola Frank-VachonPierre CollinSophie NélisseDenis Trudel

      Critique

      Ésimésac : ne manquez pas ce train

      André 
      André Duchesne

      À Saint-Élie-de-Caxton, la mort rôde dans les champs poussiéreux et la misère s'agrippe aux estomacs.

      Mais l'espoir existe aussi. Il se drape d'un fleurdelisé traversé de lumière, même dans une nuit de tempête, et aide les enfants à rêver de potagers en serrant une binette entre leurs petites mains.

      À Saint-Élie-de-Caxton, l'espoir s'appelle Ésimésac (Nicola-Frank Vachon), homme-enfant qui ne peut tout faire tout seul pour stopper une crise économique et une sécheresse sur le point d'étouffer le village. En dépit de toute sa force, il a besoin des bras, des épaules, des sourires de toute la communauté pour faire courber la trajectoire du destin.

      Sorti de l'imaginaire de Fred Pellerin, Ésimésac nous ramène à Saint-Élie à une époque post-Babine où les temps sont durs. Situation propice à faire surgir quelques esprits à la droiture... zigzagante. On y verra des accointances avec notre Québec moderne, incluant même des enveloppes douteuses, qui, ici, sont jaunes.

      Ne pas tomber dans la redite

      Réalisateur de Babine, Luc Picard reprend la barre du navire tout en se glissant à nouveau dans les habits du personnage de Toussaint Brodeur. Il avait la tâche, lourde comme l'immense roche-glissoire de Saint-Élie, de ne pas tomber dans la redite. C'est réussi.

      Picard et Pellerin ont décapé une couche du vernis de naïveté aux habitants de Saint-Élie, leur donnant plus d'épaisseur. Et même des défauts! Comme la cupidité et l'orgueil du forgeron Riopel (Gildor Roy), ce qui donnera lieu à des échanges épiques avec sa fille, la belle Lurette (Maude Laurendeau).

      Dans la peau d'Ésimésac, Nicola-Frank Vachon est un nouveau venu qui ne passera pas inaperçu. Son jeu de grand enfant candide est convaincant. Incarnant sa «grande soeur» Marie, Sophie Nélisse défend encore avec aplomb un rôle aussi substantiel que celui d'Alice dans Monsieur Lazhar. Ces deux-là auraient eu le profil parfait pour jouer le Petit chaperon rouge et le Grand méchant loup. On les a plutôt campés dans un rapport de filiation inversée qui fait mouche.

      Mise en scène

      Côté mise en scène, on fait bonne récolte de scènes mémorables, notamment en ouverture et en conclusion. Ou encore dans cette partie de dames qui recrée le brouhaha populaire des tableaux de Bruegel.

      Tout n'est pas parfait. Si le fait de tourner à l'extérieur donne des plans larges intéressants, il y a un je-ne-sais-quoi de vide dans les scènes de village. Au lieu de servir le scénario en essayant d'évoquer le dépouillement, ces plans rappellent les limites du budget.

      Mais bon, il faut prendre Ésimésac pour ce qu'il est: un beau conte avec son avalanche de métaphores, de fantastique, de parlure colorée, d'expressions «pelleriniennes» et de personnages attachants parce qu'ils font, comme chacune d'entre nous, ce qu'ils peuvent pour accéder au bonheur.

      * * * 1/2
      Ésimésac. Conte réalisé par Luc Picard, d'après un scénario de Fred Pellerin. Avec Nicola-Frank Vachon, Sophie Nélisse, Luc Picard, Gildor Roy et Maude Laurendeau.

      Ésimésac, simplement lumineux

      Yves 
      Yves Bergeras

      Ceux qui connaissent le conte de Fred Pellerin Comme une odeur de muscles le savent, Ésimésac est né «ben ben fort», il y a deux ans. Et comme la gestation de Mme Gélinas, sa mère, avait duré plusieurs années, le voilà déjà physiquement rendu dans un corps d'un jeune de 25 ans. Ç'a l'air que ça peut arriver, parfois, du côté de Saint-Élie-de-Caxton. À part ça, Ésimésac est ben normal. À part que son corps ne projette pas d'ombre.

      Il y a quatre ans, à titre de réalisateur, Luc Picard avait déjà présenté tous les personnages du village dans son film Babine (déjà scénarisé par Pellerin à l'époque), un collage coloré, mais gentillet, au résultat mitigé.

      Cette fois, l'adaptation cinématographique est d'un tout autre niveau.

      Riche, soignée et touchante, à la fois légère et profonde, au rythme lent mais savamment soutenu, aux effets spéciaux réduits au minimum, aux enjeux dramatiques plus clairs et beaucoup plus forts, leur fable commune a l'envergure et la magie qu'il manquait à Babine. Et rend pleinement justice à cette mythologie Caxtonnienne plus grande que nature. En un mot Ésimésac, le film, est lumineux. Au point qu'il ne projette lui non plus aucune ombre au tableau.

      Le récit débute un 58 mai, s'il faut en croire le calendrier affiché sur le mur du magasin général, tenu par Toussaint Brodeur (Luc Picard, qui se relègue à un rôle assez secondaire). Tout ça pour suggérer qu'on se fout un peu de la date, car elle compte moins que le «moment» où ça se passe. Une période sombre: là-bas, c'est la guerre; ici, c'est la Crise. Et la disette. Au village, tout le monde se fait crédit, et les habitants n'ont plus rien à manger, sauf «la misère», seule denrée non périssable, et des «rêves au lard», pour ceux qui ne seraient pas rassasiés. Les répliques sont savoureuses, mais ne remplissent pas l'estomac.

      Pour couronner le tout - car la pauvreté, comme l'argent, a sa couronne - le soleil plombe. La terre, déjà caillouteuse, est sèche et inculte. Ce qui n'empêchera pas le jeune Ésimésac (imperturbable Nicola-Frank Vachon), n'écoutant que son courage et sa naïveté, d'offrir ses muscles au service du village en tentant de mettre en branle un grand projet de jardin collectif, afin de redonner du coeur au ventre, et un peu d'espoir, à cette communauté qui périclite. Son idée séduit, mais ne durera qu'un temps. Car le sol reste stérile, malgré les efforts de tous. Et l'on ne tardera pas à déchanter.

      Le seul qui semble se sortir un peu de cette panade économique, c'est le forgeron Riopel, toujours incarné par Gildor Roy, rugueux et bourru, mais tout en retenue. Facile de faire de l'argent, quand on fabrique, comme lui, «des robes de bombes» métallisées à destination du front. L'artisan de l'acier a une autre idée pour sortir sa communauté de la misère: le chemin de fer. Apprenant qu'un projet ferroviaire est en branle dans les environs, Riopelle réussit à convaincre un fonctionnaire de faire dévier la future trajectoire du train de façon à ce qu'il passe par Saint-Élie.

      Mais pour obtenir une gare, laquelle devrait relancer l'économie dans le village, il doit consentir en échange à quelques compromis de taille. Il fabriquera les rails qui seront vendus à la compagnie à un prix dérisoire, grâce à la sueur des villageois, qu'il compte bien convaincre de se joindre à son entreprise.

      Riopelle n'est peut-être pas le villageois le plus sympathique, mais, entre sa réussite financière et son imposante ossature (et la ceinture qui prouve encore son titre de champion des hommes forts), son aura est formidable. Son orgueil itou. L'ombre servira d'habile métaphore à l'égo - rebaptisé «ombrilisme», sans «n». Surtout lorsqu'Ésimésac ira trouver la belle sorcière (Isabel Richer, de retour dans son rôle, bien qu'éphémère; on retrouve aussi, plus ou moins brièvement, la plupart des attachants personnages vus dans Babine, dont René Richard Cyr en coiffeur, Marie Brassard en Mme Gélinas ou Maude Laurendeau en Belle Lurette) pour se faire tricoter une ombre. Ridiculement petite au début, l'ombrure poussera, tranquillement-pas-vite, au fil du temps.

      Cette évocation de l'homme, de sa force et de sa virilité, à travers son ombre, est aussi source de nombreuses farces légères, allusions et jeux de mot bienvenus au sein de cette histoire au contenu par ailleurs plutôt dramatique, et dont la teneur fera résonner plusieurs cordes sensibles des Québecois.

      Filmée en se permettant des clins d'oeil au western, la rivalité entre les deux hommes forts commence ici, entre ces deux projets à long terme. Deux visions différentes du bien-être de la communauté. Deux rêves de lumières aussi hypothétiques l'un que l'autre. Elle s'accentuera jusqu'à son paroxysme, lors d'un combat épique organisé chez le garagiste, Lorenzo Diezel (un nouveau personnage, habillé par un Pierre Colin qui nous a laissé subjugué), à l'issue duquel sera déterminé le vrai homme fort du village, mais dont le véritable enjeu est la construction d'une canisse géante, que Riopelle devra construire pour accueillir l'eau de la rivière, afin d'abreuver le jardin du village. Profitez-en pour apprécier les costumes carreautés des deux juges du match...

      Le pouvoir évocateur de l'histoire de Fred Pellerin est déjà une perle, à la base. Luc Picard, avec toute la sensibilité qu'on lui connaît, a pourtant réussi à le transcender - à la fois grâce aux images, et malgré elles. Dans le but d'évaluer la finesse de la transposition, on attendait au détour une scène en particulier, celle du «pétale du sink», centrale au conte, mais qu'on jugeait casse-gueule et difficilement adaptable à l'écran, du fait même de son érotisme voilé. La scène, par sa justesse et son intelligence, nous a renversé.

      * * * *
      Ésimésac
      . De Luc Picard. Avec Nicola-Frank Vachon et Gildor Roy.

      publicité

      Commentaires ( 7 ) Faites-nous part de vos commentaires >

      Commentaires (7)

      Commenter cet article »

      • Ce film comme tant autres est très initatique. Je me demande si Fred Pellerin est conscient à quel point de la profondeur des propos qu'il tient dans ce film. Première, le personnage principal Ésimésac naît sans ombre ce qui symbolise que l'égo n'a pas encoe d'emprise sur lui. Sa soeur Marie qu'il porte sur ses épaules symbolise sa conscience, espoir que tout est possible lorsque tous s'unissent dans un unique but, unir les talents de chacun afin de créer un jardin qui permettra aux gens du village de se nourrir afin de mettre fin à leur misère et de devenir autonome. La force d'Ésimésac est égale à sa foi d'y parvenir et n'est pas limité par son mental qui ne sait pas encore nourrir des croyances limitatives de notre corps physique. Il trouve sa force dans l'être de lumière qu'il est. Sauf qu'il se sent différent des autres, voilà la porte que trouvera la force de l'ombre pour entrer et créer le désir de posséder une ombre, l'égo. Plus il s'éloignera de sa véritable nature, sa lumière intérieure, pour créer son ombre l'égo, qui sera alimenté par celle du forgeron,plus la lumière de la petite Marie s'étient en elle et que la vie quitte son corps. Lors de la scène finale où on l'a voit se transformer en ange, cette symolique signifie le réveil à cet état de conscience qu'est l'union de la force de chacun dans un but commun et qui fait qu'enfin il quitte leur misère et trouve la nourriture nécessaire pour nourrir le village tout entier. Même le forgeron qui était sous l'influence de la jalousie et qui a entraîné Ésimésac dans sa propre destruction, fini par s'unir à lui pour former l'unité requis pour la réalisation des plus grands buts de ce monde. Je pourrais continuer sur des pages et des pages sur l'approfondissement de la symbolique de ce film mais ma question reste la même, Est-ce que Fred Pellerin écrit ses textes en pleine état de conscience ou il se laisse tout simplement quitter par son intuition qui passe ses messages extrêmement important.

      • Bonjour,
        Un conte bien interprété @ des paysages splendides mais me touche moins que Babine par la nouveauté du sujet même si Luc Picard est un très bon réalisateur et Fred Pellerin un excellent conteur nous avons fait le tour du sujet et passons à une autre catégorie de films @ la même équipe et j'aurai plaisir à aller le voir !

      • J\'ai adoré ce conte de Fred Pellerin et Luc Picard.
        J\'ai aimé les 2 principaux comédiens soit Esimésac et la douce Marie .
        Sans oublier Méo le coiffeur qui nous fait rire .
        La musique à la fin est sublime !
        Merci pour ce beau film!

      • Je suis bien d'accord avec "sbibio". Babine m'avait terriblement ennuyé, j'avais trouvé l'histoire et les dialogues préchi-précha, avec le méchant curé et le bon Toussaint, et le pôvre Babine. Alors que l'univers de Fred Pellerin est drôle et déjanté, le film de Luc Picard était moralisateur et ennuyant, malgré sa grande beauté visuelle. Je n'attends rien de bien de ce deuxième tome de la série. Je retournerai plutôt voir le magnifique "Life of Pi" une seconde fois à la place. Pour une fois que Guzzo présente un bon film.

      • Je partage en tous points de vue les commentaires soumis par "sbibio", en ajoutant que la complaisance ne fait qu'encourager la facilité, l'oisiveté et la médiocrité chez nos artistes.

      • J’avoue être d'accord avec le commentaire de Sbibio et du même coup celui de Stéphane Leclair. Après une première moitié de film enlevante et intéressante, le film est d'une platitude extraordinaire (surtout considérant que c'est un scénario de Fred Pellerin) et aboutie dans un cul de sac qui m’a laissé pantois lorsque le générique est apparue. On a eu beau filmer en extérieur, reste que les décors de Babine, a défaut de réalisme, dégageaient mille fois plus de chaleur.

      • Dieu, que messieurs Duchesne et les deux Marc sont frileux quand il s'agit de critiquer un film concocté par nos deux enfants chéris Fred Pellerin et Luc Picard.
        Comme l'a bien fait remarquer le critique de Radio-Canada Stéphane Leclaire (dont le courage a d'ailleurs été salué par le chroniqueur de La Presse Pierre Foglia), le film qui dans la première moitié est plutôt enlevé et amusant, s'écrase lamentablement à partir du milieu pour aboutir dans une finale qui frise le ridicule. À force de vouloir à tout prix faire passer le message avec un grand "M"- la solidarité et le partage contre l'individualisme- on semble avoir oublié en route tous les personnages et leur parcours dramatique. Quant à moi, Babine avec son côté brouillon et malgré ses maladresses avait cent fois plus de souffle et de magie.
        Il semble bien que le syndrome TLMEP et l'effet Guzzo émoussent considérablement le mordant de nos critiques lorsqu'il s'agit de nos compatriotes, alors qu'ils n'hésiteront pas à faire la moue et exprimer haut et fort leurs réserves devant une oeuvre aussi magistrale et universellement encensée que Life of Pi d'Ang Lee.

      Commenter cet article

      Vous désirez commenter cet article? Ouvrez une session | Inscrivez-vous

       

      Veuillez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

      publicité

      10164:liste;1909714:box; 300_cinemaStandard.tpl:file;

      Critiques >

      publicité

      publicité

      la boite:1977421:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

      publicité

      Autres contenus populaires