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Stories We Tell

Stories We Tell

Stories We Tell

Résumé

Alors qu'elle brosse le portrait sur film de sa famille centré sur la figure de sa défunte mère, la cinéaste et actrice torontoise Sarah Polley (MY LIFE WITHOUT ME, AWAY FROM HER) tombe sur des indices selon lesquels Michael Polley, un comédien de Toronto, ne serait pas son véritable père. Son film se transforme aussitôt en une enquête, propulsée par des témoignages de ses frères et soeurs plus âgés qu'elle, ainsi que des proches de Diane Polley. Leurs révélations la conduisent à Montréal, où sa mère, qui jouait en 1978 dans une pièce donnée au théâtre Centaur, aurait eu une liaison avec un membre de la troupe. Mais lequel? Afin de percer ce mystère, Sarah va à la rencontre de l'imprésario de sa mère, Harry Gulkin. Ce dernier lui fait une révélation fracassante.

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DÉTAILS

Date de sortie : 2012-10-19

Classement : Général

Pays : Canada

Distributeur : Métropole Films Distribution

Date de sortie en DVD : 2013-05-21

Genre : Documentaire

Durée : 90 min.

Année : 2012

Site officiel: n.d.

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Sarah Polley

Montage : Mike Munn

Scénario : Sarah Polley

Production : Anita Lee

Photographie : Iris Ng

Musique : Jonathan Goldsmith

ACTEURS

Critique

Stories We Tell : de beaux portraits

Marc-André 
Marc-André Lussier

Dans les fiches, on range Stories We Tell dans la catégorie «documentaire». Parce qu'il faut bien le ranger quelque part. Mais le nouveau film que Sarah Polley tire de sa propre histoire n'a rien du documentaire classique. La réalisatrice d'Away from Her utilise les outils du cinéma pour faire une enquête singulière à travers les mailles d'une histoire familiale aboutissant à une révélation sur ses propres origines.

Au-delà de cette quête en forme de journal intime, il y a une réflexion sur le cinéma. Et aussi, d'une certaine façon, sur les manières dont on peut s'y prendre pour «manipuler» le spectateur.

Sans rien révéler, il convient de souligner qu'à la fin de Stories We Tell, le spectateur sera amené à se poser des questions. Multipliant les points de vue, mettant en lumière les perceptions différentes que des individus peuvent avoir d'une histoire qui leur est pourtant commune, Sarah Polley force le spectateur à trouver sa propre vérité, à distinguer le vrai du faux.

Ainsi, Stories We Tell prend d'abord la forme d'un making of dans lequel on voit Michael Polley, le père de Sarah, s'installer devant un micro pour raconter l'histoire qu'il a vécue avec l'actrice Diane MacMillan, mère de ses trois enfants, parmi lesquels Sarah, la petite dernière.

Au-delà de cette quête intime pour la réalisatrice - des rumeurs persistaient au sein de la famille selon lesquelles son père était un autre homme -, il y a surtout un magnifique portrait de femme. La mère de Sarah, morte d'un cancer en 1990 (Sarah avait 11 ans), revit en effet dans le regard de ceux qui l'ont aimée. C'est d'ailleurs à la faveur d'une pièce qu'elle jouait à Montréal au Théâtre Centaur que Diane Polley a eu une aventure extraconjugale. Qui s'est soldée par la naissance d'une petite fille.

On prendra ainsi intérêt à suivre les témoignages de tous les proches et de tous les intervenants de l'histoire. Il en ressort une authenticité tangible. Sans jamais s'épancher, sans jamais, non plus, s'appuyer sur des effets dramatiques, avec humour aussi parfois, Sarah Polley propose un film étonnant, universel en ce qu'il force le spectateur à se ramener à sa propre histoire. Elle ne pouvait faire plus beaux portraits de famille.

* * * 1/2
Stories We Tell. Documentaire réalisé par Sarah Polley. Avec Sarah Polley, Michael Polley, Rebecca Jenkins. 1h48.

Les histoires qu'on raconte: secrets de famille

Normand 
Normand Provencher

La réalisatrice Sarah Polley a été la première étonnée que son film Les histoires qu'on raconte (Stories We Tell en version originale sous-titrée) puisse intéresser autant le public. Lancé à la Mostra de Venise, puis présenté au Festival de Toronto, cet essai documentaire est de l'ordre du très intime, la cinéaste y relatant des secrets familiaux longtemps enfouis, qu'elle cherche à reconstituer à travers les témoignages des membres de son clan.

Cette curiosité tient sans doute à la façon dont la jeune cinéaste (Away from Her, Take this Waltz) aborde justement un thème privé de façon aussi universelle. Qui n'a jamais cherché à connaître le passé de ses parents? Comment faire pour reconstituer le casse-tête d'une vie sur la foi de témoignages de membres de sa famille, en sachant que les souvenirs de l'un sont parfois en contradiction avec ceux de l'autre?

Dans cet original au coeur de la mémoire et de la vérité, Polley, cadette de sa famille, cherche à brosser le portrait de sa mère, Diane MacMillan-Polley, une actrice décédée il y a plus de 20 ans. À l'aide de témoignages de son père et des membres de sa famille, la cinéaste mène l'enquête sur cette femme qui en menait large, parvenant par la bande à cerner ses propres origines.

La cinéaste torontoise invite ainsi le spectateur à partir avec elle sur les traces de son père biologique. Par bribes, elle retrouve les pièces manquantes pour comprendre les dessous d'une aventure extraconjugale de sa mère avec un collègue, à l'occasion d'une pièce présentée jadis au Centaur, à Montréal. De cette relation avec le producteur Harry Gulkin, la petite Sarah, élevée par un père adoptif qu'elle a toujours cru l'auteur de ses jours.

La grande originalité du film tient à la façon de faire vivre à l'écran ces souvenirs épars. Aux témoignages fixes devant la caméra, la réalisatrice ajoute des films d'archives en super 8 et des reconstitutions vintage confondantes, qui impriment un dynamisme à une oeuvre qui aurait pu être rasante autrement.

* * *
Les histoires qu'on raconte (Stories We Tell). Genre : essai documentaire. Réalisateur : Sarah Polley. Acteurs : - Classement : général. Durée : 1h48.

On aime : l'idée originale, l'audace de se mettre à nu, les témoignages touchants.

On n'aime pas : des passages plus ou moins pertinents.

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