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      Tout ce que tu possèdes

      Tout ce que tu possèdes

      Résumé

      Pierre Leduc, chargé de cours en littérature à l'université Laval, traducteur à ses heures d'un poète découvert lors d'un récent séjour d'études en Pologne, a construit sa vie de solitaire autour des livres, des mots et du silence. Découragé par l'inculture de ses étudiants, il a déjà pris la décision de quitter son emploi lorsque son père, magnat de l'immobilier, lui annonce qu'il est atteint d'un cancer incurable et qu'il prévoit lui léguer sa fortune. Pierre refuse tout net pareil héritage obtenu de façon douteuse, et se replie sur lui-même. C'est alors qu'Adèle, une adolescente convaincue à raison d'être sa fille, sonne à sa porte. Confronté à sa lâcheté qui l'avait fait autrefois abandonner sa petite amie enceinte, Pierre nie tout. Mais la réalité le rattrape, sous l'impulsion d'Adèle, qui réclame un père dans sa vie, et de son propre père, qui voyant sa fin approcher, lui fait visiter la maison de son enfance, dans le Bas-St-Laurent.

      Cote La Presse

      4/5

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      DÉTAILS

      Date de sortie : 2012-11-02

      Classement : Général

      Pays : Canada

      Distributeur : Les Films Séville

      Date de sortie en DVD : 2013-02-26

      Genre : Drame psychologique

      Durée : 92 min.

      Année : 2012

      Site officiel: n.d.

      GÉNÉRIQUE

      Réalisation : Bernard Émond

      Montage : Louise Côté

      Scénario : Bernard Émond

      Photographie : Sara Mishara

      Musique : Robert Marcel Lepage

      ACTEURS

      Patrick DroletGilles RenaudIsabelle VincentGeneviève St-LouisJack RobitailleMateusz GrydlikSara SimardWillia Ferland-Tanguay

      Critique

      Tout ce que tu possèdes : sobre, dépouillé, simplement poignant

      Marc-André 
      Marc-André Lussier

      À quoi tient l'émotion? Dans le cinéma de Bernard Émond, il est clair qu'elle ne tient ni dans les effets, ni dans l'affectation, encore moins dans la sentimentalité. À cet égard, Tout ce que tu possèdes s'inscrit parfaitement dans la démarche réflexive et poétique de l'auteur cinéaste. Ce film aborde avec sobriété des thèmes poignants et essentiels, dont la résonance dépasse de loin les simples préoccupations de la vie quotidienne, tout en ramenant toujours ceux-ci à hauteur d'homme.

      Au coeur de la crise existentielle d'un prof de littérature qui, à l'aube de la quarantaine, ne sait plus à quoi se raccrocher pour étancher sa soif d'absolu, se pose une question d'intégrité. À laquelle s'ajoute aussi une interrogation morale. Or, la bonté et la droiture d'un homme ne naissent pas obligatoirement de la vertu. Cette déchirure emprunte ici les allures d'une fable philosophique très prenante, en ce qu'elle remet aussi en cause de façon éloquente l'état d'esprit d'une époque.

      Émond se concentre ainsi sur le parcours d'un homme dont la «pureté» est en vérité factice. En se faisant un devoir de ne s'attacher à rien ni personne, sinon aux auteurs qu'il aime, Pierre Leduc (superbe Patrick Drolet) n'en est pas moins lourd de toutes ces petites et grandes lâchetés dont il a fait preuve au fil des ans afin d'acheter sa liberté. Dont la moindre n'est pas celle d'avoir abandonné enceinte la mère de la jeune fille (Willia Ferland-Tanguay, très juste) qui vient aujourd'hui cogner à sa porte.

      Parti quelques années en Pologne pour y refaire le parcours du poète Edward Stachura, mort en 1979, l'homme abandonne tout à son retour pour se consacrer à la traduction des oeuvres du poète suicidé. Il refuse même un héritage de 50 millions $, estimant que la somme amassée par son riche industriel de père (Gilles Renaud), aujourd'hui malade, a été «mal acquise». Celle-ci provient d'une exploitation honteuse des ressources, tant sur le plan matériel qu'humain.

      Avec beaucoup de finesse et de sensibilité, l'auteur cinéaste évoque la prise de conscience d'un homme dont l'envie de dépouillement se dirige inévitablement vers un cul-de-sac. À travers la magnifique poésie de Stachura, ici mise en abîme comme autant de liens brisés, Pierre tente à sa façon de se raccrocher à l'humanité. Confiné jusqu'à maintenant à sa solitude, blessé par trop d'abandons de toutes natures (y compris sur le plan littéraire et culturel), cet homme aura peut-être l'occasion de reconstruire une nouvelle filiation, grâce notamment à l'intrusion dans sa vie d'une fille inconnue.

      Des images brumeuses et magnifiques (direction photo signée Sara Mishara) servent avec grâce ce film dans lequel l'écriture poétique devient prodigieusement belle et vivante. Vibrant des notes musicales lancinantes de Robert M. Lepage, Tout ce que tu possèdes est à classer dans la frange supérieure de l'oeuvre de Bernard Émond.

      * * * *
      Tout ce que tu possèdes. Drame de Bernard Émond. Avec Patrick Drolet, Willia Ferland-Tanguay, Isabelle Vincent, Gilles Renaud. 1h32.

      Tout ce que tu possèdes: l'être et l'avoir

      Normand 
      Normand Provencher

      À notre époque de cinéma prémâché et soumis à la dictature du divertissement facile, les films de Bernard Émond détonnent. D'une fois à l'autre, le vétéran cinéaste convie le public à une réflexion sur notre monde, nos valeurs, nos choix personnels, sur le sens à donner à une époque de grandes turbulences. Grand bien nous fasse.

      Après sa trilogie portant sur les valeurs théologales (La donation, Contre toute espérance et La neuvaine), le vétéran cinéaste continue à creuser le sillon d'une oeuvre qui renvoie l'homme à son essence profonde. Tout ce que tu possèdes s'inscrit dans cette voie.

      À travers l'histoire de Pierre Leduc (Patrick Drolet), professeur de littérature solitaire et traversant une mauvaise passe, Émond invite le spectateur à s'interroger sur les notions d'être et d'avoir. Refusant le colossal héritage de son père mourant (Gilles Renaud), qu'il estime avoir été une crapule toute sa vie, l'enseignant du quartier Saint-Jean-Baptiste (à Québec) découvrira au même moment qu'il a un enfant, une adolescente de 13 ans, fruit d'une relation avec une ancienne flamme, avant son départ pour la Pologne.

      Du coup, devant cette jeune fille qui cherche désespérément à le connaître, l'homme sera amené à réfléchir sur l'importance des liens à nouer avec les autres, sous peine de vivre une existence dénuée de sens, ce qu'il finira par comprendre, sur le tard. Le plus grand héritage n'est-il pas celui qu'on laisse, non pas en argent, mais en qualités de coeur?

      Tout ce que tu possèdes possède le grand mérite d'amener le spectateur dans des zones de silence et de réflexion rares. En revanche, la façon très rigoriste d'y arriver ne convainc pas tout à fait.

      Habité par la prose existentielle (et bien peu joyeuse) du poète franco-polonais Edward Stachura, source d'inspiration du protagoniste, le film s'enlise dans une agaçante austérité. De gros nuages noirs planent au-dessus d'un scénario où le ton solennel et théâtral des dialogues sonne parfois creux.

      Pas le meilleur film de Bernard Émond, mais néanmoins doté d'un grand mérite, celui de susciter la réflexion sur les notions galvaudées du bien et du mal, de vertu et de bonté, particulièrement éprouvées en ces temps de commission Charbonneau...

      * * 1/2
      Tout ce que tu possèdes. Genre: drame. Réalisateur: Bernard Émond. Acteurs: Patrick Drolet, Willia Ferland-Tanguay, Isabelle Vincent, Jack Robitaille, Gilles Renaud, Sara Simard, Geneviève St Louis et Mateusz Grydlik. Classement: général. Durée: 1h31.

      On aime: la réflexion sur des valeurs profondes, la maîtrise de la mise en scène, voir sur grand écran plusieurs endroits de la ville de Québec.

      On n'aime pas: les dialogues trop solennels, un scénario froid, l'erreur sur l'école des Ursulines.

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      Commentaires (3)

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      • Bon film. M. Emond réalise toujours des films différents de tout ce qui se fait et j'apprécie puisque des sujets important l'alcoolisme, la fortune de provenance douteuse très d'actualité @ ce que nous avons ici actuellement. Patrick Drolet je l'adore dans tous les films puisque atypique et joue tout en douceur et surtout refuse une fortune par principe inhabituel mais accepte une fille qu'il ne voulait pas ! Québec que je connais bien représenté et agréable de voir chez nous dans nos films. Une petite longueur du sujet bien compris.

      • J'aurais aimé aimer ce film. Je sais apprécier les différents rythmes qu'on me propose, mais pour Tout ce que tu possèdes, je n'ai pas pu. Une longue longueur; une seule émotion, si l'absence d'émotion en est une. Un drame qui aurait pourtant tout pour me plaire, mais à part Willia Ferland, qui est une belle révélation, Patrick Drolet qui jouait sûrement comme il le fallait, la photo qui franchement était magnifique, pour le reste, je n'ai pas compris l'intérêt de regarder un homme se morfondre sur sa pathétique existence, et ce, pendant 92 minutes. Il faut dire que la moyenne d'âge dans la salle était beaucoup plus élevée que moi. J'ai entendu de bons commentaires à la sortie de la représentation, donc j'ose espérer que ce film n'était juste pas pour moi.

      • Première fois que je regardais un film de Bernard Émond -- et j'ai été subjugué. Un beau film, poétique, non seulement par son usage de la littérature mais aussi par son approche et son ton. Chapeau à Patrick Drolet, totalement investi dans son personnage, et à la petite Willia Ferland, touchante et attachante. Un film au rythme parcimonieux qui n'ennuie pourtant pas une seule seconde, qui fait même oublier qu'on est devant un film.

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