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La Campagne

The Campaign

Résumé

Caroline du Nord. Désireux d'éclipser Cam Brady, leur représentant au Congrès, les frères Glenn et Wade Motch complotent la victoire de son rival, le naïf directeur du centre touristique local, Marty Huggins. Alors que Brady se retrouve impliqué à répétition dans des scandales sexuels, les Motch embauchent le redoutable Tim Wattley afin qu'il transforme le maladroit Huggins en homme politique digne de ce nom. Lancés dans l'arène médiatique, les deux candidats se livrent à une campagne de salissage qui éclaboussera leurs familles respectives. Amer de voir la réputation de sa femme entachée et déçu de découvrir que les Motch le soutiennent afin qu'il facilite l'implantation d'une usine chinoise de fabrication de jouets dans leur district, Huggins remet en question son avenir en politique.

Cote La Presse

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DÉTAILS

Date de sortie : 2012-08-10

Classement : 13 ans + (langage vulgaire)

Pays : États-Unis

Distributeur : Warner Bros.

Date de sortie en DVD : 2012-10-30

Genre : Comédie

Durée : 85 min.

Année : 2012

Site officiel

GÉNÉRIQUE

Réalisation : Jay Roach

Montage : Craig Alpert

Scénario : Chris Henchy,Shawn Harwell

Photographie : Jim Denault

Musique : Theodore Shapiro

ACTEURS

Dylan McDermottWill FerrellJason SudeikisZach GalifianakisKatherine LaNasaSarah Baker

Critique

The Campaign : tous les coups sont permis

Sonia 
Sonia Sarfati

«La guerre a ses règles. Les combats dans la boue ont leurs règles. La politique n'en a pas.» The Campaign de Jay Roach (les Austin Powers, Meet the Parents) s'ouvre sur cette citation de Ross Perot et s'emploie à le prouver scène après scène dans une satire politique où, oui, tous les coups sont permis, surtout les plus bas. Dommage que la note rédemptrice, écueil sur lequel s'échoue la quasi-totalité des comédies américaines jouant de l'irrévérence, se fasse entendre seulement dans les dernières minutes.

Mais auparavant, quelle confrontation!

Dans le coin droit, Cam Brady (Will Ferrell, excellent dans la manipulation, l'hypocrisie et l'arrivisme, tout en se démarquant de son incarnation de George W. Bush), politicien aguerri puisqu'il vise un cinquième mandat au Congrès... mais, bon, il n'a jusqu'ici jamais fait face à quelque opposition que ce soit pour représenter son district de Caroline-du-Nord. Et dans le coin gauche, Marty Huggins (Zach Galifianakis, très drôle dans une déclinaison efféminée, maniaque et bourrée de principes du personnage que l'on connaît), néophyte placé là par de très intéressés et très véreux hommes d'affaires après que Brady eut commis une bourde monumentale.

Pas si bête

En cette période de guerre... oups, de campagne électorale, tant au Québec qu'aux États-Unis, il est hilarant de voir les deux candidats multiplier les sous-entendus et les vacheries. La moustache de Huggins n'est-elle pas la preuve qu'il est musulman? Et pourquoi ses chiens sont-ils des carlins chinois au lieu du combo bien américain labrador/golden retriever? Hein, pourquoi?! Ah bon... puisque c'est comme ça, interrogeons-nous sur les valeurs religieuses de Brady: lui qui martèle sans cesse «America! Jesus! Freedom!», qu'il récite donc le Notre-Père en public! Allez!

Ainsi de suite. Le tout, orchestré par des directeurs de campagne aux dents longues. Dylan McDermott excelle dans la peau du Terminator politique placé dans le sillage de Huggins. Et que dire des familles des deux candidats! Les Huggins tout en rondeurs et d'une naïveté frisant la bêtise. Les Brady dégoulinants de fausses bonnes intentions et multipliant les masques - à ce point, on ne parle même plus de visages à deux faces. Ajoutons à cela un débat télévisé qui déboule façon Rocky, un running gag au sujet de ces chers bambins que les politiciens aiment tant embrasser: l'effet d'accumulation opère vite.

On rit. Souvent bête. Souvent pas si bête. La note est très forcée, d'accord, mais qui suit les nouvelles politiques sait que le mauvais goût peut être le goût du jour.

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