À l'horaire

Modifier Localisation :
Montréal
>

Les cinémas

ou

Les films

     
    ou
    Fermer X

    Désolé! Nous ne pouvons vous localiser.

    Suggestions:
    1- Vérifiez l'orthographe
    2- Entrez un code postal
    3- Entrez le nom d'une ville
    4- Entrez une adresse

    En DVD

    Django déchaîné

    Django Unchained

    Résumé

    Afin de retrouver les trois hors-la-loi dont il suit la trace, le Dr King Schultz, un chasseur de primes d'origine allemande se faisant passer pour un dentiste, fait l'acquisition de Django, un esclave capable de les identifier. Impressionné par les capacités de cet homme à qui il a rendu sa liberté, Schultz lui propose de poursuivre leur association. Django accepte, à la condition que son bienfaiteur l'aide à retrouver son épouse, Broomhilda Von Shaft, qui a été vendue à Calvin Candie, un riche planteur. Schultz tient parole et accompagne Django jusqu'à la plantation de ce dernier. Mais les deux hommes, qui se présentent en tant qu'acheteurs de lutteurs noirs, éveillent immédiatement les soupçons de Stephen, un vieil esclave qui entretient une relation privilégiée avec le cruel Candie.

    Cote La Presse

    4/5

    Votre cote 337 votes

    4.2/5

    Fermer X

    Bande-annonce de Django déchaîné

    Vous avez vu le film?
    Faites-nous part de vos commentaires

    COTEZ CE FILM

    Légende

    • 5 etoile - exceptionnel
    • 4 etoile - Très bon
    • 3 etoile - Bon
    • 2 etoile - Passable
    • 1 etoile - À éviter

    DÉTAILS

    Date de sortie : 2012-12-25

    Classement : 13 ans + (violence)

    Pays : États-Unis

    Distributeur : Alliance Vivafilm

    Date de sortie en DVD : 2013-04-16

    Genre : Western

    Durée : 165 min.

    Année : 2012

    Site officiel

    GÉNÉRIQUE

    Réalisation : Quentin Tarantino

    Montage : Fred Raskin

    Scénario : Quentin Tarantino

    Photographie : Robert Richardson

    ACTEURS

    Jamie FoxxKerry WashingtonSamuel L. JacksonLeonardo DiCaprioChristoph WaltzDon JohnsonWalton GogginsDennis ChristopherLaura CayouetteFranco NeroDon StroudJames RemarBruce Dern

    Critique

    Django Unchained : du Tarantino jubilatoire

    Marc-André 
    Marc-André Lussier

    Quentin Tarantino aime la transgression. Il faut aussi beaucoup de culot pour prendre un thème aussi douloureux que l'esclavage et en faire un feu d'artifice, tout en respectant la nature tragique du sujet abordé. Dans la continuité d'Inglourious Basterds, Django Unchained est un film où les exploités ont enfin l'occasion de prendre leur revanche sur leurs maîtres. De façon spectaculaire bien sûr.

    Mais au-delà des thèmes et des excès que se permet l'auteur cinéaste dans sa mise en scène - on se croirait parfois dans une bande dessinée -, il y a cet exceptionnel talent d'écriture. Tarantino peut tout se permettre. Il passe au mélangeur toutes les cultures, toutes les références, tous les genres cinématographiques et musicaux, pour offrir au bout du compte quelque chose d'unique, qui ne ressemble à rien d'autre. Il a aussi cette faculté de s'attarder à des détails qui, d'un simple coup de plume, peuvent donner une séquence hilarante de plusieurs minutes.

    Lui seul pouvait aussi penser à jeter dans la mêlée un personnage d'origine allemande dont la classe et l'éloquence ne cadrent pas du tout dans le contexte des plantations du Sud profond. Deux ans avant le début de la guerre de Sécession, le docteur King Schultz (Christoph Waltz, évidemment remarquable) parcourt les routes du Texas avec sa carriole sur laquelle trône une grosse molaire. Ce dentiste est en réalité un chasseur de primes à la recherche de trois frères assassins. C'est à la faveur d'une conversation avec un esclave rencontré par hasard sur la route, Django (Jamie Foxx), que l'homme atteindra son but de plus près. L'achetant pour mieux le libérer, Schultz fait de Django son associé. La vue de cet ancien esclave à dos de cheval ne manquera d'ailleurs pas de faire son effet dans le patelin...

    Truffé de personnages plus grands que nature, le récit trouvera sa conclusion au sein de la maison de Calvin Candie (Leonardo DiCaprio), un propriétaire de plantation particulièrement puissant et cruel, où travaille Broomhilda, l'épouse de Django (Kerry Washington). Séparés depuis leur «vente», les deux amoureux peuvent compter sur la complicité du dentiste pour se retrouver. D'autant que, coïncidence tarantinesque, la jeune femme, élevée dans un milieu où la langue de Goethe était prisée, peut converser avec l'associé de son mari en toute confidentialité.

    À 165 minutes au compteur, Django Unchained (Django déchaîné en version française) est un divertissement par moments jubilatoire, dans lequel Tarantino ne ménage aucun excès. Seul point faible: l'auteur cinéaste n'a pas soigné son personnage central autant que les trois autres pivots du film. Christoph Waltz, Samuel L. Jackson, et Leonardo DiCaprio ont en effet plus de scènes marquantes à se mettre sous la dent que Jamie Foxx, l'interprète du personnage qui donne au film son titre.

    Cela dit, les amateurs du cinéma de Tarantino seront en extase. Avec raison.

    * * * *
    Django Unchained (V.F.: Django déchaîné). Western réalisé par Quentin Tarantino. Avec Christoph Waltz, Jamie Foxx, Leonardo DiCaprio, Kerry Washington. 2h45.

    Django déchaîné: fouteurs de troubles

    Éric 
    Éric Moreault

    On attend un Tarantino comme, à une certaine époque, on espérait un Scorsese, un Coppola ou un Lynch. Avec ce sublime frisson d'anticipation et la hâte de découvrir l'objet unique que le réalisateur a concocté. Vous ne serez pas déçus par Django déchaîné, un film comme on en espérait plus de l'auteur de Pulp Fiction: maîtrisé, juste bien dosé et superbement dirigé. Avec, en prime, une volonté de revisiter la tache sombre de l'histoire américaine: l'esclavage.

    Texas, 1858, deux ans avant la guerre de Sécession. Django (Jamie Foxx) est un esclave lorsque son chemin croise celui du Dr King Schultz (excellent Christoph Waltz), un chasseur de primes allemand. «C'est comme de l'esclavage, mais, dans mon cas, la viande est froide...» Il lui rend la liberté en échange d'information sur des desperados.

    Les deux font ensuite la paire pour traquer les plus dangereux criminels du sud des États-Unis - et deviennent de sacrés fouteurs de troubles. Mais Django ne perd jamais de vue son objectif principal: arracher sa femme des griffes d'un esclavagiste tyrannique, le dandy Calvin Candie (Leonardo DiCaprio).

    Lorsque ceux-ci arrivent sur la plantation de Candie, ils sont témoins d'exécutions abjectes et de pratiques barbares qui va enclencher un redoutable engrenage de vengeance sauvage.

    L'esclavagisme étant la forme la plus obscène du racisme, Quentin Tarantino en profite pour en démontrer tous les aspects répugnants, de ses manifestations les plus évidentes (le Ku Klux Klan, la torture) jusqu'aux plus subtiles («un Negro à cheval?»), en passant par les plus navrantes. Comme Stephen (stupéfiant et méconnaissable Samuel L. Jackson), le valet de Candie, dont l'asservissement fait penser à celui des garde-chiourmes dans les camps de concentration. Django n'est pas un film à thèse pour autant.

    Aspect gore

    Ceux qui recherchent l'aspect plus gore du réalisateur seront servis à souhait avec la dernière demi-heure: l'hémoglobine gicle dans tous les coins. Mais toujours avec cet aspect décalé, comme un sourire en coin, qui dit: «Ce n'est que du cinéma.» Il y en a d'autres aussi - le réalisateur a toujours été excessif, ce n'est pas Django déchaîné qui va le changer.

    Sauf que Tarantino s'est beaucoup plus évertué à faire du cinéma qu'à démontrer qu'il est un maître de la grammaire cinématographique. Pas d'esbroufe à la caméra (ou si peu), plutôt de magnifiques travellings et panoramiques lents, ni de montage frénétique: son film respire. Le réalisateur y est au sommet de son art. Alors qu'on pouvait craindre qu'il devienne la caricature du cinéaste de talent des débuts, il renouvelle sa façon de raconter une histoire en images. Même si ses ralentis caractéristiques dans les scènes d'action sont encore utilisés - mais avec plus de retenue.

    Il a, comme d'habitude, soigné sa bande sonore, en phase avec son western spaghetti, utilisant même certains de ses enregistrements de collectionneur, mais aussi des pièces originales.

    Django déchaîné se veut d'ailleurs certainement un clin d'oeil à Django (1966), un western spaghetti réalisé par Franco Nero qui démontre certaines similitudes scénaristiques, et à Unforgiven, de Clint Eastwood, le minimalisme formel en moins. Comme chez Sergio Leone, Tarantino étire parfois la sauce - notamment la séance du repas chez Candie, beaucoup trop longue. Mais certaines séquences extérieures, absolument splendides, ont le caractère sauvage des films de John Ford et d'Howard Hawks.

    Tarantino s'est aussi amusé à insérer des éléments du mythologique Ring de Wagner. La femme de Django s'appelle d'ailleurs Brünnhilde. Ce qui fait dire au Dr Schultz qu'il lui fera plaisir d'aider Django à devenir son Siegfried (la conclusion funeste en moins). Et il nous sert son humour de bottine habituel. Peu importe.

    Parce qu'au bout du compte, Django déchaîné est un pur moment plaisir cinématographique et un intéressant portrait d'époque, fut-il complètement fictif. Quentin Tarantino s'y est débarrassé de la plupart des ses tics nerveux au profit d'une esthétique plus épurée (pour du Tarantino, s'entend). Et le gars a le sens de la mise en scène. Une belle réussite.

    * * * *
    Django déchaîné. Genre: western. Réalisateur: Quentin Tarantino. Classement: 13 ans. Durée: 2h45.

    On aime: la maîtrise formelle, la dénonciation de l'esclavagisme, la bande sonore.

    On n'aime pas: quelques longueurs, l'aspect parfois trop bavard.

    publicité

    Commentaires ( 8 ) Faites-nous part de vos commentaires >

    Commentaires (8)

    Commenter cet article »

    • Bon film. La musique est importante et efficace. Les comédiens excellents et histoire très intéressante sur l'esclavage et le contrôle absolu du maître sur ces gens ! Pour moi les scènes de violence comme tous les films américains sont trop longues inutilement pour du sensationnalisme qui attire un public mais n'aide pas à la compréhension du sujet sinon ne pas faire confiance au spectateur. Un sujet délicat et traité @ humour qui ne démoralise pas au contraire positif pour s'en sortir peu importe la situation.

    • À Éric Moreault: Sergio Corbucci, et non Franco Nero, le réalisateur de Django (1966). Franco Nero y interprète le rôle titre...

    • Personnellement, j'ai trouvé que Tarantino a un peu exagéré au niveau de la violence. Oui, son cinéma est violent, mais j'ai trouvé que Django allait un peu trop loin. Outre cet aspect, les acteurs sont incroyables et le thème qu'aborde le cinéaste est fort intéressant.

    • Django déchaîné..., navet de luxe.
      Une réputation de cinéaste pété, de grands noms et les moyens idoines, la puissance de la mise en marché, des invitations toutes dépenses payées aux chroniqueurs du monde entier, une maîtrise de la technique et des effets fracassants : cela sent la recette, à moins que ce ne soit... les recettes?
      Django est au cinéma ce que Providence fut à notre télévision : une pétarade de lieux communs éblouissant par sa beauté revêche et son formalisme, certes, mais n’arrivant pas à distiller la moindre nano particule d’émotion. Bref, un film sans âme et sans poésie ne laissant aucune place au rêve : en somme, rien de ce qu’est le cinéma, le vrai.
      Frankly, my dear, j’ai vu dans Django une vue mais je n’y ai vu aucune vision. Un artiste fait pousser des roses dans le fumier. Pas Tarantino, qui apparaît plutôt comme un industriel de la réalisation cinématographique. Le bon cinéma fait vibrer, le sien fait shaker. On a pu trouver jouissif sa dégoulinade de bons sentiments inversés et son retour primaire du balancier raciste. Serait-ce notre statut de colonisés qui nous fait nous esbaudir ainsi?
      Regardez bien aller cet opus exécrable : le buzz hollywoodien savamment orchestré et répercuté par le conformisme ambiant et l’enflure médiatique consécutive feront courir les masses et l’amèneront sans doute jusqu’à quelque Oscar. Paradoxe ultime, on en arrive ici à pouvoir parler de création. En effet, ce n’est pas rien que de réussir à faire pousser un navet dans le désert.
      Désert culturel, j’entends.

      Mario Bégin
      Carignan

    • Rien à ajouter, du grand Tarantino!

    • Critique honnête et très juste. Pour ma part, j'ai été impressinné par le jeu de Chistoph Waltz et également de Samuel L. Jackson qui crève liitérallement l'écran par moment. Un excellent film et j'ai déja hâte au prochain Tarrantino.
      p.s.: D'accord avec vous concernant Jamie Foxx, mais c'était voulu dans le scénario j'ai l'impression. Il livre quand même une prestation exceptionnelle. À voir et à revoir !

    • Étant une grand fan de Tarantino, j'ai adoré! Quelle bande sonore; vous avez oublié de mentionner le travail d'Ennio Morricone. Saviez-vous qu'il y a eu une controverse chez la communauté afro-américaine, donc le réalisateur Spike Lee qui boycotte le film?

    • Je n'ai qu'un mot pour qualifier ce dernier Tarantino: PARFAIT! Les acteurs choisis sont exactement ceux qu'ils fallait pour ces rôles. La trame sonore est magistrale. Le scénario est tarantinoesque. La mise en scène est efficace. La photographie est géniale. C'est un bijou à voir, et à revoir, et à revoir avant autant de plaisir. Peu de fois m'est-il arrivé de sourire pendant que le sang giclait de toute part. Je suis sortie de la représentation avec le sourire et le désir d'acheter le DVD. Aucun pamphlet, aucun documentaire n'aurait pu dénoncer de façon aussi efficace l'esclavage. Merci Tarantino pour ce moment de pur bonheur!

    Commenter cet article

    Vous désirez commenter cet article? Ouvrez une session | Inscrivez-vous

     

    Veuillez noter que les commentaires sont modérés et que leur publication est à la discrétion de l'équipe de Cyberpresse. Pour plus d'information, consultez notre nétiquette. Si vous constatez de l'abus, signalez-le.

    publicité

    10164:liste;1909714:box; 300_cinemaStandard.tpl:file;

    Critiques >

    publicité

    publicité

    la boite:1977421:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

    publicité

    Autres contenus populaires