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«La vie fabuleuse du créateur du Cirque du Soleil» (extraits)

La Presse

Voici un extrait exclusif du livre La vie fabuleuse du créateur du Cirque du Soleil, de Ian Halperin.

Avec l'autorisation des éditions Transit Médias.

***

En 1987, Guy prit l'une des plus grandes décisions de sa carrière. Après avoir de nouveau privatisé le Cirque et rétabli Gauthier et lui-même comme propriétaires principaux, il envisagea de se lancer à l'assaut du cercle le plus influent du monde du spectacle: Hollywood. Robert Fitzpatrick, président et fondateur du Los Angeles Arts Festival, invita le Cirque pour y présenter un numéro. Le festival avait été relancé cette année là grâce à l'appui du maire Tom Bradley, premier maire afroaméricain de L.A. détenant à ce jour le record de longévité à la tête de la ville. Quelques étés auparavant, Bradley avait contribué à amener les Jeux Olympiques dans la «cité des anges». Depuis lors, il souhaitait élaborer une nouvelle stratégie afin d'attirer de nouveau les touristes. Ce fut dans cette optique qu'il prit la décision de redonner une seconde vie au Los Angeles Arts Festival.

Pour se rendre à Los Angeles, Laliberté et sa troupe devaient faire face à d'importants obstacles financiers. Les organisateurs du festival ne pouvaient pas se permettre de financer le Cirque. Ils ne pouvaient lui offrir qu'une entente forfaitaire en vertu de laquelle il recevrait un pourcentage sur les ventes de billets. Laliberté était inquiet, mais loin d'être abattu. Il décida finalement de jouer le tout pour le tout, réservant un allersimple pour L.A. à toute son équipe. Dans le cas où le spectacle s'avérerait être un échec, il faudrait revenir à pied à Montréal. «Les hommes d'affaires les plus éminents prennent d'énormes risques», affirme Dan Weisman, un analyste financier basé en Californie.

> Consultez d'autres extraits du livre sur le site de L'Actualité

«Toutes les personnes que j'ai observées et qui ont réussi ont pris au préalable des risques considérables ; des gens comme Bill Gates, Warren Buffett, et même des politiciens comme l'actuel président des États-Unis, Barack Obama. À l'époque, Laliberté avait décidé d'employer les grands moyens pour réussir. Il avait tout misé. Il fait partie des gens que je considère être de vrais joueurs et de vrais leaders, des gens qui réécriront l'histoire.»

Une des garanties fournies par Fitzpatrick était de distribuer plus d'un million de dépliants publicitaires dans la région de Los Angeles. Laliberté, Gauthier et Latourelle salivaient à cette perspective.

«Ils ont pesé le pour et le contre et ont décidé de se lancer, déclare un ancien dirigeant du Cirque. S'ils conquéraient L.A., le monde serait alors à leur portée. Il fallait tenter le coup. C'était maintenant ou jamais.»

Laliberté réalisa toutefois rapidement que le Cirque aurait besoin de beaucoup plus qu'un million de dépliants pour attirer les foules. Il demanda à Latourelle, qui possédait une grande expérience dans la promotion des meilleurs artistes du Québec, de faire appel à la plus puissante agence de relations publiques à Hollywood. Après maintes recherches, Latourelle porta finalement son choix sur la société de relations publiques Solters-Roskin et Friedman, en charge des icônes de la musique Michael Jackson et Barbra Streisand. L'agence indiqua à Latourelle qu'une campagne de marketing agressive pour le Cirque

coûterait deux cent cinquante mille dollars. Gauthier faillit tomber de sa chaise lorsqu'il en fut informé. Laliberté, quant à lui, n'était pas du tout impressionné. «Aucune importance, dit-il à ses collègues. Si nous devons dépenser deux cent cinquante mille dollars pour en gagner deux millions, je ne vois rien de mal à cela.»

Au début de la semaine où le spectacle devait commencer, tout le monde au Cirque était nerveux. Moins de trois mille billets avaient été vendus pour les trente jours de représentations. Il semblait bien que Laliberté et son équipe allaient devoir faire de l'auto-stop pour retourner à Montréal. N'étant pas de ceux qui fuient devant les obstacles, Laliberté demanda à ses artistes d'arpenter les rues en costume toute la semaine afin d'attirer l'attention et de générer des ventes de billets. Aucune société de marketing, aussi coûteuse soit-elle, n'aurait pu mettre sur pied une telle initiative à la manière dont Laliberté l'avait fait. La question demeurait toutefois de savoir jusqu'à quel point elle se révèlerait efficace.

L'un des plus grands moments d'émotion de l'illustre carrière de Laliberté fut probablement lorsque, conduisant à L.A. quelques jours avant la soirée de première, il aperçut un panneau publicitaire faisant la promotion du spectacle du Cirque. Il arrêta sa voiture et le contempla, presque incrédule. «Le fait qu'il ait pu se rendre aussi loin était incroyable, dit la journaliste de L.A. Sherri David. Ce n'est pas tous les jours qu'un type qui, quelques années auparavant, jouait de la musique dans la rue pour payer son prochain repas, se rend à Los Angeles et voit son nom affiché aux quatre coins de la ville. C'était même peut-être la première fois qu'une telle chose se produisait. Même dans l'hypothèse où il n'aurait vendu aucun billet à L.A., je ne pense pas qu'il serait juste de qualifier Laliberté d'autre chose que de gagnant.»

Le 3 septembre, la soirée de première, organisée dans le quartier de Little Tokyo, attira tout le gotha de Hollywood : Madonna, Michael Jackson, Sylvester Stallone et bien d'autres encore. Laliberté accédait ainsi aux personnalités les plus en vue du showbiz, qu'il finirait par avoir à sa disposition pour le reste de sa carrière. Los Angeles tomba sous le charme du Cirque. Le L.A. Times publia une excellente critique. Le USA Today et le New York Times suivirent bientôt. Laliberté et sa compagnie devinrent le centre d'intérêt des médias. Même le légendaire animateur du Tonight Show, Jimmy Carson, envoya une invitation personnelle à Laliberté afin que des artistes du Cirque participent à son émission. Guy ne parvenait même plus à répondre à toutes les sollicitations. Jane Fonda tomba elle aussi amoureuse du concept artistique unique du Cirque et assista à

sept représentations. L'histoire d'amour avec L.A. ne faisait que commencer. Laliberté était rassuré. Si les choses continuaient à se dérouler de la sorte, ce ne serait pas en auto-stop mais bien en limousine que l'équipe du Cirque rentrerait à Montréal. Le lendemain de la première, une véritable frénésie s'empara de Los Angeles. Tout le monde voulait se procurer des billets. En moins de 24 heures, le ticket pour assister à un spectacle du Cirque devint le plus prisé en ville : alors qu'il ne coûtait théoriquement que 19 $, les revendeurs arrivèrent parfois à en obtenir jusqu'à 200 $ l'unité.

«Le Cirque du Soleil a conquis L.A. de la même manière que les Beatles ont conquis l'Amérique en 1964, raconte le célèbre animateur de talk-show américain Joe Franklin. Nous n'avions encore jamais vu quelque chose d'aussi artistique, beau et unique que le Cirque. Beaucoup accusent les Américains d'être des gens fermés d'esprit, mais lorsqu'il est question d'art, nous avons probablement le goût le plus sophistiqué du monde. Nous aimons découvrir de nouveaux talents et de nouvelles formes d'art. Le Cirque du Soleil était le numéro le plus unique que nous ayons vu depuis que les Fab Four étaient venus en Amérique. Je me rappelle avoir parlé lors de mon émission de l'engouement du public pour le Cirque, qualifiant ce phénomène de "Cirquemania" tant cela me rappelait l'impact que la "Beatlemania" avait eu sur nous tous quelques décennies plus tôt.»

Finalement, le Cirque donna trente-six représentations à Los Angeles. L'équipe se rendit ensuite à San Diego puis à Santa Monica, où la troupe connut un succès phénoménal pendant plusieurs années. L'Amérique avait eu un véritable coup de foudre pour le Cirque.

«Nous ne sommes qu'un groupe d'artistes canadiens francophones, déclara un jour Gilles Ste-Croix à des journalistes américains. Nous venons d'une province de six millions d'habitants et sommes dorénavant plongés dans une vaste mer de deux cent cinquante millions de personnes. Nous devons nous battre pour protéger notre culture et notre langue, le français. Nous sommes ravis de notre succès mais nous ne nous sentons redevables envers personne.»

L'esprit de Laliberté se mit à voyager et à penser à la vitesse de la lumière. Il lui semblait que pour la première fois de sa vie, il contrôlait tout ce qui se passait autour de lui. Il atteignait soudainement un degré de conscience qu'il n'avait jamais soupçonné auparavant. Toutes les stars le courtisaient. Les dirigeants de Columbia Pictures lui proposèrent même un projet de film au sujet du Cirque du Soleil. Mais alors que les négociations progressaient, Laliberté réalisa que si l'affaire paraissait juteuse pour Columbia, elle ne l'était pas pour le Cirque. Il lui fallait en effet renoncer à trop de droits en faveur de la production, qui voulait tout posséder et ne payer à Laliberté que des frais de licence. Avant que l'entente ne soit finalisée, Laliberté se retira du projet. Il cite souvent cet exemple pour expliquer pourquoi le Cirque du Soleil est toujours resté une compagnie indépendante et privée.

«Pour Guy, traiter avec Columbia, ça a été comme de retourner à l'école», racontait le défunt journaliste de Montréal Ted Blackman à l'époque où l'affaire était tombée à l'eau.

«Lorsque Columbia l'a contacté pour la première fois, il a eu des étoiles dans les yeux. Il s'agissait tout de même de l'une des plus grandes compagnies de divertissement dans le monde ! Mais au cours des négociations, il s'est rendu compte que ses interlocuteurs étaient des gens comme lui, qui n'étaient intéressés que par une chose : gagner de l'argent. Il a rapidement réalisé qu'il y aurait beaucoup plus de désavantages que d'avantages à signer avec eux. Finalement, cette affaire lui a enseigné que la meilleure personne à qui confier son destin ne pouvait être que... lui-même !»

Après que Laliberté se soit retiré de l'entente avec Columbia, on lui rapporta qu'un dirigeant du studio l'avait décrit comme un type arrogant, habillé comme un drogué, avec un ego de la taille de sa propre tente de cirque. Laliberté ne s'en offusqua pas. «Les gens peuvent bien m'appeler comme ils le veulent, dit-il à des amis. Si je passais mes journées à m'inquiéter de ce que l'on dit de moi, je ne dormirais plus. Je vis pour ma passion et si des personnes veulent m'en empêcher, je ne peux que leur souhaiter bonne chance. À moins qu'elles n'y parviennent, je continuerai à travailler toujours plus pour aller de l'avant.» Certains amis s'inquiétaient de voir qu'un obstacle se dressait toujours sur la route de Laliberté : lui-même. Non seulement il était un gros fumeur, un gros buveur et un consommateur régulier de drogue, mais en plus il racontait à qui voulait l'entendre qu'il souhaitait quitter le Cirque avant l'âge de 30 ans. Guy avait fêté son vingt-huitième anniversaire la veille de la première à Los Angeles. Au regard de son mode de vie débridé, ses proches craignaient qu'il n'atteigne jamais ses 30 ans.

«Je pense que personne n'était capable de le suivre, raconte un de ses amis. Il était trop extrême. Il m'a dit un jour que lorsqu'il aurait 30 ans, il quitterait le Cirque pour se consacrer à un autre de ses rêves, comme voyager et explorer des endroits exotiques à travers le monde. Je me souviens l'avoir averti que s'il continuait à faire la fête et à travailler à ce rythme là, il ne serait peut-être plus là dans deux ans pour prendre cette décision. C'était une vraie bombe à retardement.»

Après le spectacle suivant, La Nouba, le Cirque connut un bouleversement majeur. Franco Dragone et Michel Crête décidèrent qu'il était temps de passer à autre chose. Dragone devint le directeur artistique du spectacle d'une autre grande artiste du Québec, Céline Dion, qui allait être joué pendant plus de quatre ans à Vegas. Bien que Dion ait été, de loin, l'artiste solo à connaître le plus de succès dans l'histoire de la province, son époux et impresario René Angélil était envieux de l'énorme réussite de Laliberté. D'un point de vue financier, la carrière de Dion faisait en effet pâle figure en comparaison du Cirque, même si la chanteuse jouissait d'une notoriété équivalente en Amérique du Nord et en Europe. Angélil, joueur invétéré et fan d'un autre célèbre artiste de Vegas, Elvis Presley, était désireux d'obtenir sa part du gâteau. Il fit à Dragone une proposition qu'il ne pouvait pas refuser.

«Laliberté prétendait appuyer la décision, mais au fond de lui-même, je ne pense pas qu'il ait apprécié la façon dont Angélil s'y était pris pour mettre la main sur son principal créateur», affirme le journaliste Esmond Choueke, qui couvre la carrière de Céline Dion depuis ses débuts. «Leurs relations étaient en apparence cordiales, mais en coulisses, chacun parlait dans le dos de l'autre. Même si Laliberté soutenait la venue de Dion à Vegas, il ne pouvait pas non plus s'en réjouir. Elle allait lui faire de l'ombre. Et soyons franc, hormis son amour du jeu, Laliberté ne partageait rien d'autre avec Angélil, qui avait l'âge d'être son père. Ce n'était pas comme s'ils allaient sortir ensemble tous les soirs pour faire la tournée des bars et s'amuser. Si Angélil avait essayé ne serait-ce qu'une seule nuit de suivre le rythme de vie endiablé de Guy, il serait probablement tombé raide mort d'une crise cardiaque.»

Pour le nouveau spectacle en préparation, Laliberté stupéfia tout son entourage en embauchant Guy Caron pour remplacer Dragone. Tout le monde se souvenait que quelques années auparavant, Caron avait brusquement quitté le Cirque. Apparemment, les deux hommes avaient récemment renoué leur amitié. Le nouveau scénographe était Stéphane Roy, qui avait travaillé avec Laliberté et Gauthier à Baie-Saint-Paul à l'auberge de jeunesse du Balcon Vert. Caron abandonna le style tranchant de Dragone pour revenir aux thèmes plus traditionnels du Cirque Réinventé, au grand mécontentement des gens proches du Cirque.

«Guy a toujours voulu conserver son cercle d'amis intimes, même si certains l'ont parfois trahi, dit Denis. Il voulait rendre heureux les gens qui l'avaient soutenu depuis ses débuts. C'est en agissant ainsi qu'il se sentait le plus à l'aise, même si ceux qui travaillaient au Cirque à ce moment-là étaient en désaccord. Je crois que la fidélité est l'une de ses plus grandes qualités.»

Plusieurs éditeurs sollicitèrent Laliberté afin d'écrire ses mémoires, mais lui pensait qu'il était encore trop tôt. Il expliqua à un éditeur que jusqu'à ce qu'il mène une vie bien remplie avec des enfants et des petits-enfants, il ne serait pas prêt à raconter son histoire. Son rêve allait peut-être bientôt pouvoir se réaliser. Si Laliberté était incontestablement un homme à femmes, il n'avait jamais ressenti jusqu'alors de réelle alchimie avec l'une

de ses conquêtes. Or, il allait bientôt faire la connaissance d'une femme mystérieuse de quinze ans sa cadette qui allait radicalement changer sa vie.

Guy rencontra Rizia lors d'un voyage au Brésil en 1992. Il fut frappé par la beauté de cette terre exotique, de ses paysages comme de ses habitants, plus particulièrement ces

femmes magnifiques arborant leur fameux bikini. Il était en extase devant ces superbes créatures qui défilaient à moitié nues sur les vastes étendues de sable fin. Un après-midi, alors qu'il flânait sur la plage, Laliberté remarqua une superbe fille bronzée. Elle était allongée sur le sable et prenait le soleil. N'étant pas de nature timide, il ne se démonta pas, s'approcha d'elle et lui demanda son nom. Elle ne comprenait pas un mot de ce qu'il disait et lui fit signe de la laisser tranquille. Mais il insista et tenta de lui parler en espagnol. Il avait décidé qu'il ne partirait que lorsqu'elle aurait accepté de sortir avec lui. «Au début, il ne m'attirait pas du tout, reconnaît Moreira. Mais il était tellement insistant que j'ai fini par le trouver drôle. Ainsi, malgré notre différence d'âge, j'ai cédé. Nous sommes très rapidement tombés amoureux.»

Rizia est originaire de la riche région minière et agricole de Belo Horizonte, qui signifie «bel horizon» en portugais. Le coeur de la métropole est peuplé par plus de six millions

d'habitants. Belo Horizonte, la capitale de l'État du Minas Gerais, possède une scène artistique et culturelle florissante. C'est le berceau de certains des groupes de musique et de danse brésilienne les plus populaires au pays, y compris Grupo Corpo, la troupe de danse contemporaine la plus célèbre au Brésil.

Rizia fut élevée dans un milieu ouvrier où lui furent inculquées les bonnes valeurs. Mais elle était considérée comme le petit mouton noir de la famille ; elle était bien plus rebelle

que ses frères et soeurs. Ses deux soeurs étaient parties vivre à l'étranger avec des hommes accomplis et soucieux de fonder une famille. L'un de ses frères était allé travailler pendant des années au Cirque du Soleil. «Rizia a toujours fait ce qu'elle voulait, elle était toujours prête à faire la fête, dit un vieil ami qui a grandi à ses côtés. C'est vrai qu'elle était libertine, mais elle a toujours respecté les autres et préservé son sens de la famille. C'est très certainement ce qui a plu à Guy. Elle venait d'une famille unie et c'est ce qu'il recherchait pour élever ses enfants. Quand il est tombé sur Rizia, il a vu en elle la perle rare avec laquelle il allait passer le reste de sa vie.» Leur liaison allait durer dix ans, malgré un démarrage difficile parce que les parents de la jeune femme désapprouvèrent énergiquement son choix. La différence d'âge de quinze ans et la relation à distance les incitèrent à douter de la sincérité des sentiments de Laliberté. Un soir, Guy exaspéra tellement le père de Rizia que ce dernier le menaça d'appeler la police. Il avait amené avec lui un ami, le fils d'un ministre du gouvernement du Québec, pour lui servir de traducteur. En portugais, l'ami essaya de convaincre M. Moreira que le petit touriste chauve était follement amoureux de sa fille, même si elle semblait ne pas avoir encore 17 ans. «Je ne vois pas le but de tout ceci, lui répondit M. Moreira. Je ne sais même pas si c'est légal. Dans certains pays, cet homme pourrait être envoyé en prison pour détournement de mineure. Je préfère qu'ils restent amis.»

Lorsque Laliberté expliqua qu'il avait l'intention d'emmener Rizia avec lui à Montréal, les parents de la petite explosèrent de rage. Guy souhaitait lui faire découvrir sa ville natale et lui montrer un spectacle du Cirque. Problème de taille, elle ne pouvait quitter le pays sans avoir leur permission. Ils acceptèrent d'être ses garants pour qu'elle obtienne son passeport, mais lui recommandèrent de ne surtout pas quitter le Brésil. Elle passa outre leur avis, persuada un policier de la laisser sortir du pays et sauta dans le premier avion pour le Québec.

Les Moreira furent très mécontents en l'apprenant. Rizia se souvient que son père lui avait dit : «J'ai l'obligation de te loger et de te nourrir, mais tu peux oublier toutes ces belles choses que tu aimes tant !». Quand elle répéta les inquiétudes de son père à Guy, il aurait répondu, sur le ton de la colère : «Dis-lui d'aller se faire voir !».

À compter de ce moment, il décida de subvenir à tous ses besoins, de sorte qu'elle n'ait plus à compter sur ses parents. Il la combla de tout ce que la vie pouvait offrir de mieux : vêtements de créateurs, bijoux, voyages autour du monde. Sa vie allait changer pour toujours. Rizia fut excessivement reconnaissante...

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