Hollywood sous le choc de la victoire de Trump

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Katy Perry, qui avait chanté à la Convention démocrate, a appelé ses 94 millions d'abonnés sur Twitter à ne pas «rester assis sans rien faire» à «pleurer», les encourageant à «manifester pacifiquement» et à «se battre pour ce qui est juste».

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Frankie Taggart
Agence France-Presse
Los Angeles

Lady Gaga a fait le siège de la tour Trump. Jennifer Lawrence et Aaron Sorkin ont écrit des lettres poignantes. Miley Cyrus a diffusé une vidéo d'elle en larmes.

Hollywood et le monde du spectacle, qui se sont mobilisés en force et en vain pour tenter de faire élire la démocrate Hillary Clinton, sont en deuil depuis la victoire surprise de son adversaire républicain Donald Trump mardi, tentant de se faire à l'idée de son accession à la Maison-Blanche.

L'égérie pop Katy Perry, qui avait chanté à la Convention démocrate, a appelé ses 94 millions d'abonnés sur Twitter à ne pas «rester assis sans rien faire» à «pleurer», les encourageant à «manifester pacifiquement» et à «se battre pour ce qui est juste».

«Nous ne sommes pas une nation qui laissera la haine nous guider», ajoute-t-elle sur le réseau social, où elle a remplacé la photo de son compte par un cadre noir.

La chanteuse Lady Gaga, après avoir passé mercredi matin à manifester dans un camion d'éboueurs garé devant la tour Trump à New York, brandissant une pancarte «L'amour écrase la haine», a continué à dénoncer l'élection du magnat de l'immobilier jeudi sur les réseaux sociaux.

Parallèlement, l'actrice oscarisée Jennifer Lawrence disait ne pas trouver les mots pour consoler les femmes pour qui le triomphe de Donald Trump signifie que le fameux «plafond de verre» freinant l'arrivée des femmes aux plus hautes fonctions ne serait jamais brisé.

«Je ne sais pas ce que je dirais à ma fille si j'étais vous. À part de garder espoir. Et de travailler pour l'avenir», a-t-elle écrit dans une lettre à Broadly, une chaîne de télévision destinée aux femmes.

Le scénariste de la série culte À la Maison-Blanche, Aaron Sorkin, a quant à lui envoyé à sa fille une lettre au ton apocalyptique, largement relayée par les médias, où il qualifie l'élection de Trump d'«horrible».

«Il y a de beaux jours pour la haine», constate-t-il, avant d'appeler à «se mobiliser» pour protéger les droits de tous ceux qui pourraient pâtir de la présidence Trump.

Acteurs pro-Trump

La pop-star Miley Cyrus a quant à elle mis de côté son attitude bravache pour déclarer dans une vidéo, en larmes, au candidat victorieux: «Ça fait mal à dire, mais je vous accepte comme président des États-Unis».

Les acteurs, réalisateurs et dirigeants de studios de cinéma ont donné 22 millions de dollars à la campagne présidentielle d'Hillary Clinton, contre moins de 300 000 dollars pour le républicain.

Beaucoup se sont dépensés sans compter pour soutenir sa course présidentielle, organisant des levées de fonds chez eux, comme Justin Timberlake et Jessica Biel.

Rich Greenfield, un analyste du cabinet BTIG Research, a écrit dans un message posté sur un blogue que le futur président pourrait tenter de se venger d'Hollywood et qu'il y avait «un risque difficile à évaluer qui pèse sur tout le secteur».

À côté des dizaines de célébrités comme Chris Evans, Amanda Seyfried, Kristen Bell, Cher, Ariana Grande, Seth MacFarlane ou Mark Ruffalo qui exprimaient sur les réseaux sociaux leur amertume, une poignée d'entre eux exultaient, dont les comédiens Kirstie Alley et Stephen Baldwin, la rappeuse Azealia Banks ou l'ex-lutteur Hulk Hogan.

«La foi en Dieu marche. Monsieur Donald Trump, je suis fier de vous appeler le Président des États-Unis d'Amérique», a tweeté Scott Baio, qui jouait dans la série Happy Days.

Quant à la légende du cinéma Robert De Niro, qui avait dit vouloir cogner Donald Trump après ses déclarations grossières sur les femmes, il a admis dans le talk-show Jimmy Kimmel Live! mercredi qu'il ne pouvait «plus le faire maintenant».

«Il est président, et je dois respecter cette fonction. (...) Voyons ce qu'il fait et s'il met en oeuvre» ses promesses de campagne.

Jeff Bock, analyste de la société spécialisée dans le box-office Exhibitor Relations, tentait d'ironiser et remarquait que l'élection de l'homme d'affaires allait probablement entraîner le renouvellement du contrat d'Alec Baldwin, qui l'incarne dans l'émission satirique Saturday Night Live.

Autre point positif d'après lui: «les vieux hommes blancs avec des prothèses capillaires pourront dorénavant eux aussi incarner les méchants dans les films d'action», et plus seulement les minorités.

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