Geneviève Sabourin reconnue coupable de harcèlement

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Geneviève Sabourin

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Associated Press
New York

La comédienne québécoise Geneviève Sabourin a été reconnue coupable dans l'affaire de harcèlement l'opposant à l'acteur américain Alec Baldwin.

Un juge de Manhattan a rendu son verdict jeudi, déclarant Sabourin coupable de traque, de harcèlement, de tentatives de harcèlement grave et de tentative d'outrage au tribunal.

La comédienne de 41 ans est demeurée polie à l'annonce de son verdict, mais a tout de même tenu à se défendre.

«Je n'ai rien fait de mal. Je suis innocente, a-t-elle dit au juge Robert Mandelbaum. Vous faites une erreur en ce moment.»

Au cours du procès, Baldwin a déclaré que sa vie était tournée au cauchemar à cause de Sabourin. Il a raconté qu'après l'avoir rencontrée pour un dîner professionnel, la Québécoise s'est mise à le bombarder d'appels téléphoniques et de courriels, en plus de se présenter à ses domiciles et à des événements publics où il se trouvait.

Le juge a déclaré que Sabourin n'avait pas le droit de continuer de communiquer avec l'acteur alors qu'elle savait que ces communications n'étaient pas désirées.

«Votre campagne grandissante de menaces et d'apparitions en personne dans des lieux privés a servi, au minimum, à harceler, lasser et inquiéter M. Baldwin, de manière intentionnelle, en plus de terroriser son épouse», a justifié le juge.

Dans son plaidoyer final, l'avocat de la défense Todd Spodek a déclaré que Sabourin avait entretenu une relation amoureuse brève, mais légitime avec Baldwin. Il a ajouté que l'acteur «ne doit pas avoir la permission d'utiliser le système judiciaire criminel pour démêler ses relations personnelles».

«Il l'a installée dans un hôtel de luxe. Il lui a offert un rendez-vous unique digne des contes de fées. (...) Mme Sabourin avait-elle tort de croire que c'était plus qu'une relation d'un soir?», a-t-il avancé.

Le juge a condamné Sabourin à six mois de prison, en plus des 30 jours qui lui avaient déjà été imposés pour avoir interrompu à maintes reprises les procédures au cours de son procès. La cause était entendue sans jury.

Le porte-parole de Baldwin n'a pas fait de commentaire concernant le verdict.

Baldwin et Sabourin s'étaient entendus sur une chose: ils se sont rencontrés en 2000, sur un plateau de tournage à Montréal, puis se sont revus le temps d'un dîner 10 ans plus tard, à New York. Le producteur de Scarface, Martin Bregman, avait demandé à Baldwin d'appeler Sabourin pour lui donner des conseils sur sa carrière.

Elle a dit que la soirée s'est terminée par une relation sexuelle, ce qu'il a nié férocement. Il a dit que Sabourin l'a par la suite bombardé d'appels téléphoniques et de courriels et a affirmé qu'il a commencé à avoir peur lorsqu'elle lui a dit, en mars 2012, qu'elle pouvait entrer dans son immeuble et s'infiltrer dans un cours de yoga donné par sa fiancée, depuis devenue son épouse.

Sabourin s'est présentée à une projection de presse qu'il animait, puis à ses domiciles de Manhattan et des Hamptons. Elle a été arrêtée devant son immeuble en avril 2012.

La Québécoise a soutenu que l'acteur l'avait invitée à New York en 2010, puis lui avait fait vivre une soirée de rêve s'étant terminée par des ébats et des promesses d'avenir. Il l'aurait ensuite laissée tomber.

La comédienne de 41 ans a affirmé avoir communiqué avec l'acteur simplement pour pouvoir comprendre ce qui s'était passé.

«Ce n'est pas parce qu'il est riche et célèbre qu'il peut profiter des femmes et les jeter ensuite à la poubelle», a-t-elle déploré.

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