En tout cas: le duo mère-fille de rêve

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En tout cas raconte comment l'arrivée à Montréal de Danielle (Guylaine Tremblay), désireuse de se rapprocher de ses enfants qui y habitent depuis une douzaine d'années, bouscule son fils Fred (Mickaël Gouin) et sa fille Chloé (Anne-Élisabeth Bossé).

Photo Marco Campanozzi, La Presse

Quand Guylaine Tremblay, comédienne chouchoute du public, rencontre Anne-Élisabeth Bossé, l'étoile montante à la vitesse grand V du petit écran, sur des dialogues écrits par Rafaële Germain, auteure phare de la chick lit québécoise, ça donne le formidable duo mère-fille de la série En tout cas, qui a tout pour cartonner.

Après seulement un épisode d'En tout cas, bien des filles reconnaîtront les petites sources d'irritation de leur relation avec leur mère. Et c'est le but. D'abord juste avec le titre. Combien de fois a-t-on entendu une mère contrariée lancer un «en tout cas» plein de sous-entendus? Cette petite phrase censée clore une discussion, mais qui nous exaspère?

L'idée de cette série est née d'un voyage d'Anne-Élisabeth Bossé avec sa mère, à Las Vegas, pour ses 60 ans. Le récit qu'elle en a fait à son amie au retour était tellement drôle que les bases étaient posées. Et elles ont séduit les productrices Joanne Forgues et Sophie Parizeau. «Il y a quelque chose qui nous rejoint dans la relation mère-fille: des constantes, des sentiments partagés par beaucoup de gens», croit-elle.

Réalisée par François Jaros, cette série de 10 épisodes de 30 minutes raconte comment l'arrivée à Montréal de Danielle (Guylaine Tremblay), désireuse de se rapprocher de ses enfants qui y habitent depuis une douzaine d'années, bouscule sa fille Chloé (Anne-Élisabeth Bossé) et son fils Fred (Mickaël Gouin).

En tout cas a été écrite par Rafaële Germain, qui nous a offert le best-seller Soutien-gorge rose et veston noir (toujours en projet d'adaptation pour le cinéma). Malgré sa longue expérience de scriptrice pour la télé, c'est sa première série. Elle ne cache pas avoir eu l'intention de créer une comédie «feel-good», dans l'esprit de When Harry Met Sally de Nora Ephron. 

«C'était important que ce ne soit pas juste "une ligne, un punch", explique-t-elle. Il fallait plein de petites affaires entre les lignes, qu'on sente l'affection entre la mère et la fille. On s'envoie promener dans la vie, mais on dit qu'on s'aime aussi. L'intelligence du réalisateur et des comédiennes fait que même s'il y a une prise de bec, tu sens l'amour tout le temps.»

Distribution béton

La scénariste n'aurait jamais imaginé avoir une telle distribution - on compte au générique Clémence DesRochers, Diane Lavallée, Laurence Leboeuf, Yves Jacques, Yan England, etc. C'était inespéré que Guylaine Tremblay, comédienne très sollicitée, accepte le rôle, qui marque son grand retour à la comédie - il ne faut pas oublier que c'est la célèbre Caro de La petite vie qui l'a révélée au grand public de la télé.

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Malgré sa longue expérience de scriptrice pour la télé, Rafaële Germain signe pour la première fois une série.

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, Archives LA PRESSE

«C'est incroyable d'écrire pour ces gens-là. J'avais de la création pour huit saisons juste en regardant leur dynamique. Ils ajoutent une dimension qui n'était pas dans le texte, je trouve même que le show est meilleur que le texte!», indique Rafaële Germain, auteure.

«J'ai lu les 10 épisodes d'une traite et j'ai été séduite, raconte Guylaine Tremblay. Avec Anne-Élisabeth, ça a été un coup de foudre professionnel instantané. Comme si on jouait ensemble depuis des années. C'est enivrant, ça.»

De son côté, Anne-Élisabeth Bossé était déjà une fan de Guylaine Tremblay. En voyant sa carrière exploser depuis Série noire, avec Les Simone et Les pays d'en haut, on lui demande si elle n'est pas en train de devenir une «future Guylaine Tremblay». «Ce. Serait. Mon. Rêve», répond-elle en détachant chaque mot. «Sans blague, c'est un modèle pour moi. Je l'aime profondément. Je l'admire comme femme, comme actrice. Avant même de la connaître, j'ai toujours trouvé qu'elle était facile d'approche, humaine, authentique. Ça lui a servi d'être elle-même; elle est rentrée dans le coeur des gens.»

Un air de famille

L'idée derrière En tout cas est qu'on finit toujours par ressembler à sa mère, que ça nous plaise ou non. Ce qu'admet Guylaine Tremblay. «Bien sûr que je reconnais ma mère en moi, et je me vois aussi comme mère. Avec mes enfants, des fois, mon cerveau me dit: "Non, ne dis pas ça, ne fais pas ça", mais... trop tard! Je dis des choses que je ne devrais pas dire parce que la mère aimante en moi veut protéger, même si on sait tous rationnellement que nos enfants doivent faire leurs propres expériences.»

Rafaële Germain, mère d'une fille de 6 ans, sait qu'elle est en ce moment dans sa «lune de miel», mais elle sent que c'est en train de lui arriver. «Je le vois déjà! Quand j'étais petite, ma mère me disait: "En tout cas, vous allez vous ennuyer de moi quand je vais être morte." Je trouvais ça épouvantable, mais l'autre jour, ça m'est quasiment sorti de la yeule! Moi qui m'étais promis de ne jamais faire de guilt trip à ma fille, j'ai dû me retenir!»

En tout cas... Ça donne le ton de ce qui vous attend.

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À TVA dès le 8 janvier, 19 h 30




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