Meghan Markle, la duchesse qu'on n'avait pas vue venir

Le prince Harry et Meghan Markle se marieront... (Photo Matt Dunham, Associated Press)

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Le prince Harry et Meghan Markle se marieront au printemps 2018.

Photo Matt Dunham, Associated Press

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Louise Leduc
La Presse

Américaine, catholique et divorcée. Rien ne prédestinait l'actrice Meghan Markle à entrer dans la famille royale britannique. Cela se fera le printemps prochain, en des épousailles avec le prince Harry, annoncées par un communiqué officiel le week-end dernier. La reine approuve. Le royaume ne parle plus que de cela.

En 1936, le roi Édouard VIII, l'oncle d'Élisabeth II, a été contraint d'abdiquer son trône pour pouvoir épouser Wallis Simpson, une Américaine deux fois divorcée. Le mariage du prince Harry et de Meghan Markle marquera lui aussi l'Histoire: pour la première fois, une femme métissée - afro-américaine par sa mère et irlando-néerlandaise par son père - entre dans la famille royale britannique.

«Cela devait faire trois ou quatre semaines que nous nous connaissions quand je l'ai convaincue de venir avec moi au Botswana, où nous avons campé sous les étoiles», a déjà raconté le prince Harry en entrevue.

L'histoire ne dit pas jusqu'à quel point Meghan Markle avait «googlé» le prince Harry, mais si tel est le cas, elle aurait appris qu'il avait déjà fait le coup des étoiles au Botswana à deux de ses amies de coeur: l'actrice britannique Cressida Bonas et Chelsy Davy, une avocate originaire du Zimbabwe.

La grande demande s'est faite il y a quelques semaines déjà, a raconté Meghan Markle.

«Il a posé un genou par terre, et j'ai eu du mal à le laisser finir sa grande demande. "Puis-je dire oui tout de suite?"»

Quand le prince Harry a rencontré l'actrice de 36 ans pour la première fois, il n'avait jamais vu la série Suits, dans laquelle elle incarne Rachel Zane, une auxiliaire judiciaire. 

De la même manière, la créatrice de TheTig.com (un site sur l'art de vivre, la mode et les voyages aujourd'hui fermé, suivi par 1,7 million d'internautes) ne savait pas grand-chose du prince Harry dont la vie, bien que protégée des paparazzi depuis la fin tragique de sa mère, est pourtant largement documentée.

Une connexion canadienne

Bientôt sixième dans l'ordre de succession (quand naîtra le troisième enfant de son frère William et de Kate), le prince Harry a d'abord été ce petit garçon en complet sombre que le monde a vu marcher beaucoup trop tôt derrière le cercueil de sa mère.

Peut-être est-ce en raison de cette image qu'il n'a pas été jugé trop sévèrement lors de ses quelques frasques de jeunesse alors qu'il était, par exemple, photographié nu dans une piscine de Las Vegas, déguisé un autre jour en officier nazi ou aperçu à quelques reprises fumant un joint.

Rien de tel depuis quelques années. À deux reprises, il a servi en Afghanistan, ce qui lui a donné l'idée de lancer les Jeux Invictus, des rencontres sportives pour anciens combattants.

C'est d'ailleurs lors des Jeux Invictus, qui se sont tenus à Toronto en septembre, que le couple s'est affiché publiquement pour la première fois.

Et ce n'est pas là la seule connexion canadienne du couple. À répétition, le prince Harry est venu courtiser son amie de coeur à Toronto, ville où est tournée Suits.

Lors de l'annonce d'hier, Meghan Markle portait par ailleurs un manteau du label canadien LINE The Label, établi à North York. Ses boucles d'oreilles étaient des créations de la Maison Birks.

Après trois ans de vie commune avec le producteur californien Trevor Engelson, Meghan Markle a au surplus fréquenté un chef cuisinier canadien, Cory Vitiello. Rupture il y aura en mai 2016. C'est là-dessus qu'Harry entrera en scène, lors d'un rendez-vous arrangé, une blind date, organisé dans un restaurant par une connaissance féminine commune.

Un conte de fées?

Le fait d'être propulsée au rang de promise de Harry n'a pas été un jardin de roses, au point où, après quelques mois de fréquentations, le prince a senti le besoin d'y aller d'une sortie contre la presse.

Il y a un an, dans une déclaration officielle, Harry a en effet dénoncé le sexisme, le racisme et le harcèlement dont Meghan Markle était prétendument victime, un photographe étant allé jusqu'à entrer dans son garage, à Toronto.

«Il n'est pas normal que Mlle Markle soit sujette à une telle tempête après quelques mois de relation», déclarait le communiqué du prince Harry.

Si l'épouse de William est tout aussi roturière qu'elle - oui, oui, roturière! -, Kate a néanmoins été préparée de plus longue date à son destin. Elle a notamment fréquenté l'Université de St. Andrews, où les chances de rencontrer un prince (ou, à tout le moins, quelqu'un de très riche) sont excellentes.

À leur première sortie devant la presse depuis la grande annonce, aussi bien Harry que sa fiancée ont donné l'impression, hier, d'avoir vraiment envie d'être ailleurs. Les quelques questions très prévisibles des reporters présents dans les jardins du palais de Kensington (résidence du prince Harry) ont toutes été esquivées.

En un peu plus d'une minute de malaise, le pénible exercice était bouclé.

Et combien le mariage coûtera-t-il? Depuis l'annonce officielle du mariage à venir, les suppositions vont bon train, y compris de la part de journalistes économiques.

La facture du seul arsenal de sécurité pour le mariage de Kate et du prince William avait coûté quelque 30 millions. C'était en 2011, alors que la menace terroriste était autrement moins élevée.




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