Les plaisirs coupables d'Olivier Niquet

Chroniqueur à La soirée est (encore) jeune et... (Photo Alain Roberge, Archives La Presse)

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Chroniqueur à La soirée est (encore) jeune et fondateur du Sportnographe, Olivier Niquet vient de lancer le recueil de citations sportives Dans mon livre à moi.

Photo Alain Roberge, Archives La Presse

Chroniqueur à La soirée est (encore) jeune et fondateur du Sportnographe, il vient de lancer le recueil de citations sportives Dans mon livre à moi.

Comment définissez-vous un plaisir coupable?

Je dirais que c'est le fait de consommer un produit «culturel» de qualité contestable parce que ça me procure beaucoup plus de plaisir que de lire un livre qui pourrait nourrir mon intellect. Il n'est pas question de poser un jugement à savoir si c'est bon ou mauvais. Si ça arrive à me divertir, c'est parfait.

C'est beaucoup une question de paraître. Dans certains milieux, on se vantera rarement de préférer regarder la lutte de la WWF à lire sur la lutte des classes. Mais parfois, regarder quelque chose considéré comme «quétaine» peut nous faire grandement réfléchir sur le monde qui nous entoure. Ou pas.

Quels sont vos meilleurs plaisirs coupables?

Bien sûr, pour mon travail, j'écoute beaucoup de radios «populistes». Il faut que j'y trouve un peu mon compte pour ne pas faire de dépression. Je suis rarement en accord avec ces animateurs, mais leurs raisonnements parfois absurdes me font rire. Ça me divertit. Ça m'inspire aussi, même si ce n'est pas toujours positif comme inspiration.

Sinon, j'aime beaucoup aller voir des films de science-fiction en IMAX 3D les lundis après-midi au cinéma Guzzo. Peu importe si les critiques sont mauvaises, si ça se passe dans l'espace, je suis preneur et je m'amuse.

Je suis aussi fasciné par l'émission Barmaids, sans nécessairement faire de détour pour la regarder, et par toutes les émissions de sport de fin de soirée. J'ai déjà entendu, lu, vu 20 fois pendant la journée l'analyse que font les experts du centre du troisième trio du Canadien, mais j'en redemande le soir venu. Ça me détend.

De qui aimeriez-vous être le plaisir coupable?

J'aimerais être le plaisir coupable de ceux de qui je me moque dans mes chroniques à la radio. À la fois parce que ça les éveillera peut-être quant à leurs comportements, mais aussi parce que ça me confirmerait que je fais mon travail suffisamment dans le respect pour qu'ils ne soient pas insultés de m'entendre.

J'aimerais aussi être aimé en cachette par les gens de Québec. Ou ouvertement. Il n'y a rien de mal à être aimé par Québec.

Sinon, j'aimerais être le plaisir coupable de Mathieu Bock-Côté, de Philippe Couillard et de Mélanie Joly.




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