Le navet culte Sharknado de retour cet été

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Une parade sur la thématique de Sharknado lors du Comic-Con de San Diego l'an dernier.

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Frankie Taggart
Agence France-Presse
SAN DIEGO

Il est des navets qui sont tellement mauvais qu'ils en deviennent cultes. C'est le cas de l'invraisemblable histoire des requins géants projetés par d'immenses tornades au milieu de victimes apeurées, Sharknado, dont le cinquième opus sort cet été à la télévision.

Sharknado 5: Global Swarming sera diffusé le 6 août sur la chaîne américaine SyFi. Si la tendance des épisodes passés se poursuit, les producteurs peuvent compter sur un nouveau succès, alimenté par un énorme buzz sur les réseaux sociaux par les fans inconditionnels des téléfilms.

La franchise est un pastiche de film d'action, jouant à fond des clichés dans les dialogues et le scénario. Les rôles principaux sont occupés par un ancien de la série Beverly Hills, Ian Ziering, mari à l'écran de l'actrice Tara Reid, connue pour son rôle dans les films American Pie.

Où qu'ils aillent dans le monde, le couple malchanceux se retrouve à batailler contre les grands squales tombés du ciel, que Ian Ziering s'acharne à éviter, déchiqueter ou exploser de toutes les manières possibles.

«Chaque film est fait selon un genre différent. Le dernier était un film de superhéros», a raconté le réalisateur, Anthony Ferrante, ce week-end au festival Comic-Con à San Diego. Il y eut aussi l'épisode où la Maison-Blanche est détruite par les requins, ou celui situé... dans l'espace.

«Celui-ci est une version Aventuriers de l'Arche perdue mélangée à James Bond, ce qui nous a permis de faire des choses qu'on n'aurait jamais cru pouvoir faire», a-t-il dit.

Ce qui implique, d'après une courte bande-annonce, la destruction de Big Ben et de la muraille de Chine.

Produit en six mois

Le premier épisode, en 2013, a commencé doucement, avec seulement 1,4 million de téléspectateurs pour sa première diffusion. Mais les rediffusions l'ont vite transformé en film culte.

Le numéro deux est monté à 3,9 millions, et avant la production du quatrième épisode (dans l'espace), la série était si mythique que des stars sur le retour comme David Hasselhoff ont accepté d'y jouer.

Les premiers surpris du succès sont ses acteurs, qui en rajoutent volontiers sur leur honte initiale, pour les besoins d'une promotion qui a placé le ridicule du concept de la série au coeur de sa stratégie.

«Au début, le film devait s'appelait Dark Skies. Sur un CV, ça ressemblait à un bon film», a raconté Tara Reid devant des fans à San Diego. «Puis ils m'ont dit qu'ils allaient appeler ça Sharknado, et je me suis dit, "Oh la la, je ne trouverai jamais plus de travail"».

Son partenaire à l'écran, Ian Ziering, a raconté qu'il avait même demandé à son agent de le retirer du projet. Il a même un temps envisagé, selon lui, de changer de nom pour que le film n'apparaisse pas dans sa filmographie sur internet.

Aujourd'hui, certains acteurs cherchent à ajouter Sharknado à leur filmographie, comme Olivia Newton-John et le mannequin italien Fabio, icônes des années 1980.

Le réalisateur ne cache pas que la production ne fait pas dans le détail.

«Les studios prennent d'habitude deux ans ou deux ans et demi pour faire un film. Nous, on en a fait cinq en cinq ans», a confessé Anthony Ferrante.

«On a commencé à filmer en janvier et on a livré le film hier soir» six mois plus tard, a-t-il dit.




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