Buffy the Vampire Slayer: 20 ans et toutes ses dents

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Sonia Sarfati
La Presse

Il y a 20 ans, Buffy the Vampire Slayer faisait ses premiers pas au petit écran. Visant d'abord les adolescents, la série, qui mettait en vedette Sarah Michelle Gellar, a « vécu » 7 saisons, soit 144 épisodes. Elle s'est aussi déclinée dans des romans, descomic books, des jeux vidéo, a fait l'objet d'un spinoff (Angel), de conventions, de fan fictions et même d'études universitaires. Un phénomène culte. Avec raison ! Voici pourquoi.

Buffy (Sarah Michelle Gellar)... (Photo fournie par 20th Century Fox) - image 1.0

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Buffy (Sarah Michelle Gellar)

Photo fournie par 20th Century Fox

Kristy Swanson dans le film Buffy the Vampire... (Photo fournie par 20th Century Fox) - image 1.1

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Kristy Swanson dans le film Buffy the Vampire Slayer de Fran Rubel Kuzui (1992)

Photo fournie par 20th Century Fox

SURVIVANTE

Avant de devenir le gars qui réalise les monumentaux Avengers, Joss Whedon a séduit le peuple geek avec Buffy. Une tueuse de vampires. Blonde. Important, le « blonde ». Whedon a souvent dit que le personnage était basé sur la bimbo décolorée qui est la première à mourir dans tout film d'horreur qui se respecte. Sauf que là, surprise, Blondie résiste et en colle toute une aux méchants qui s'en prennent à elle. Oui, elle aime les tenues sexy, elle mâche de la gomme, elle vit en Californie, elle n'est pas particulièrement bonne élève. Mais c'est une survivante, pas une victime. Elle a même survécu à un échec retentissant au cinéma. C'était en 1992 et elle était incarnée par Kristy Swanson (Pretty in Pink, Ferris Bueller's Day Off). Mais Whedon avait foi en sa tueuse. Cinq ans après avoir frappé le mur du grand écran, elle renaissait au petit. Une telle seconde chance est rarissime en terre d'Hollywood.

AVANT-GARDISTE

On parle de 1997. Nous sommes avant l'âge d'or de la télévision. Pas encore de Sopranos, The Wire et autres Sex and the City en ondes. Et si Buffy the Vampire Slayer (d'accord, avec The X-Files et Twin Peaks) avait donné un élan à la déferlante qui allait propulser le 8e art dans le rang des « grands » ? Pourquoi ? D'abord, par son côté féministe. Nous avons une héroïne. Forte. Qui s'entraîne, se bat. Rend au moins autant de coups qu'elle en reçoit. Ne s'en laisse pas imposer. N'attend pas le prince charmant. Et quand elle le trouve, la détresse n'est pas automatiquement de son côté à elle. D'ailleurs, parlant relations de couple, les chassés-croisés amoureux télévisuels se déroulaient alors pas mal toujours sur le même terrain. Mais, tada ! Un jour, Willow (Alyson Hannigan) la rouquine s'éprit de Tara (Amber Benson). Sur le coup, ça a fait des vagues. Mais qui, après, n'a pas pleuré à la mort de la blonde sorcière... ?

ORIGINALE

Même dans un format traditionnel, le bébé de Joss Whedon est parvenu à faire preuve d'originalité. D'abord, ces fameux culs que botte Buffy sont ceux de vampires. Faut-il rappeler qu'à l'époque, les suceurs de sang ne s'ébattaient que dans les romans d'Anne Rice ? Nous sommes bien avant Twilight, The Vampire Diaries et autres True Blood. Bien avant, donc, que le vampire ne joue à la fois la carte du danger et de la romance - ce que ne se sont pas gênés de faire les Angel (David Boreanaz), Spike (James Marsters), Drusilla (Juliet Landau) et Darla (Julie Benz). Originalité aussi dans l'implantation, au coeur d'épisodes fermés, d'une intrigue courant sur toute la saison. C'est aujourd'hui très banal, c'était alors assez nouveau. Enfin, ce n'est pas seulement par son côté surnaturel que Buffy the Vampire Slayer s'éloigne de l'émission pour ados « typique », jouant avec vie scolaire, famille, amitié, rivalité et amours. Il y a aussi, et surtout, son ironie et son humour particuliers - la signature de Joss Whedon.

INCONTOURNABLES

Un petit top 5 pour ceux dont la curiosité serait piquée ou pour les initiés qui veulent une petite virée nostalgique.

5

The Gift (saison 5, épisode 22) : Buffy avait une soeur (Michelle Trachtenberg) ! Et, on l'avoue, elle nous a tapé sur les nerfs un bon moment. Mais la tueuse l'a prise sous son aile, allant jusqu'à se sacrifier pour elle.

4

Becoming (saison 2, épisode 21 et 22) : En milieu de saison, Buffy et Angel se sont aimés. Mais le meilleur marchant avec le pire pour la tueuse, son vampire d'amour a ainsi perdu son âme et est redevenu le monstrueux Angelus. Que, dans cette finale déchirante, la blonde demoiselle devra tuer. Pour sauver le monde, oui. Ce n'en sera pas moins douloureux.

3

Hush (saison 4, épisode 10) : il y a gentlemen et Gentlemen. Se coucher après avoir vu cet épisode, c'est cauchemar assuré. Bon, peut-être pas aujourd'hui. On a vu pire dans Walking Dead. Mais « dans le temps », qu'est-ce que ça avait marché !

2

The Body (saison 5, épisode 15) : Buffy côtoie la mort nuit après nuit. Mais rien, absolument rien, ne pouvait la préparer à ce qu'elle va vivre/mourir ce soir-là, en rentrant chez elle. Elle pleurera. Nous aussi. On ne s'en remettra pas. Elle non plus.

1

Once More, with Feeling (saison 6, épisode 7) : dès le début de la série, Joss Whedon s'est pris à rêver d'un épisode entièrement musical. Il lui aura fallu six saisons pour y arriver, mais quel épisode que cet épisode qu'il a écrit et réalisé ! Tous en choeur (et avec feeling) : « I will walk through the fire... »




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