TLMEP: Alexandre Taillefer s'en prend à Jeff Fillion

L'entrepreneur Alexandre Taillefer a profité de son passage... (PHOTO KARINE DUFOUR, FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA)

Agrandir

L'entrepreneur Alexandre Taillefer a profité de son passage à Tout le monde en parle pour faire une sortie contre l'animateur de radio Jeff Fillion, qui a fait de lui sa tête de Turc.

PHOTO KARINE DUFOUR, FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Moron, imbécile, analphabète de l'économie. Alexandre Taillefer n'a pas mâché ses mots en parlant de Jeff Fillion, qui s'était moqué de lui sur Twitter après son passage à Tout le monde en parle, en avril dernier. «C'est un personnage vraiment détestable. C'est quelqu'un qui m'a pris comme tête de Turc. C'est un gars qui est vraiment méchant», a-t-il dit à Guy A. Lepage, hier soir. Un Tout le monde en parle qu'on a suivi distraitement, pendant que les médias évoquaient l'horreur qui venait de se produire à la Grande Mosquée de Québec. D'ailleurs, ICI Radio-Canada Télé aurait pu annoncer la nouvelle au bas de l'écran, mais a préféré attendre au bulletin spécial de 22 h 21, un choix discutable.

Pour revenir au cas de Jeff Fillion, Alexandre Taillefer affirme qu'il avait contacté l'animateur pour se dire «désolé» quand celui-ci a perdu son micro à Énergie, à la suite de sa sortie controversée. Il déplore que l'animateur ait recommencé à l'écorcher en ondes «trois fois par semaine» depuis. L'ancien Dragon affirme qu'il ne représente pas la majorité à Québec. «Les gens l'ont en horreur», croit-il, reconnaissant qu'il a ses fans. «Faut pas en parler, de ces imbéciles-là, c'est tout», a-t-il dit pour conclure, un peu ironiquement. La vedette de CHOI Radio X voudra sans doute répondre à cette charge en règle.

L'entrepreneur, qui ne semblait pas avoir Gilbert Rozon en grande estime, nie la rumeur lancée par le commentateur Luc Lavoie, qui le croit pressenti comme ministre de l'Économie dans le parti de Philippe Couillard. «Si jamais un jour je vais en politique, ça va être à Québec», reconnaît-il tout de même, favorable au scrutin proportionnel et vantant au passage Québec solidaire. «Pour moi, une Manon Massé, c'est un actif que le Québec sous-exploite.»

M. Taillefer a témoigné toute son admiration pour le chercheur Yoshua Bengio, à qui je décerne mon étoile du match. «C'est une méga, méga rock star», a-t-il lancé. Sommité en intelligence artificielle de l'Université de Montréal, le rassurant chercheur nous a vendu la robotisation du monde avec une intelligence tout ce qu'il y a de plus humain. M. Bengio accepte les éloges, même si, pour l'instant, le robot a à peu près l'intelligence d'une grenouille. Il prévoit des bouleversements plus rapides que pour les révolutions industrielles précédentes; 230 millions d'emplois sont voués à disparaître dans la décennie. 

«C'est important que le Québec et Montréal soient à l'avant-garde [dans le domaine] pour qu'on en reçoive les bénéfices, et pas seulement les pertes d'emplois», affirmait Yoshua Bengio.

Peut-on faire confiance à la future voiture autonome? M. Bengio le croit, mais prévient que l'implantation de ces véhicules présente d'importantes questions d'éthique, qu'on ne peut laisser entre les mains d'un seul constructeur.

Dany Turcotte, qui avait créé toute une controverse avec sa carte un peu méchante, craignait le retour de Caroline Néron, venue avec Éric Lapointe promouvoir sa nouvelle collection de bijoux. Le fou du roi s'est quand même permis de remarquer que le logo Néron-Lapointe faisait penser à celui d'un salon mortuaire, et ce n'est pas faux. Sa carte était pas mal plus gentille, à l'image de notre télé consensuelle: «Je voulais vous offrir un petit bijou. J'ai cherché partout. Je suis même allé sur le site carolineneron.com. Mais j'ai dû laisser tomber, incapable de me décider devant tant de beauté.» «Faut-tu être téteux!», a reconnu Dany.

Guy A. Lepage a fait remarquer qu'Éric Lapointe paraissait très en forme. «T'as l'air d'avoir 40 ans», lui a-t-il dit. Le chanteur a toujours chez lui un dossier de textes inédits de Roger Tabra, son parolier décédé le printemps dernier, mais il est incapable de les lire. Tabra se savait alors condamné. «Juste voir son écriture à la main, ça me fait mal encore», affirme Éric Lapointe, ajoutant n'avoir toujours pas fait son deuil.

Alors qu'elle avait reçu une offre pour un... (PHOTO KARINE DUFOUR, FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA) - image 2.0

Agrandir

Alors qu'elle avait reçu une offre pour un projet en Europe, l'actrice Karine Vanasse a choisi de jouer dans Cardinal, la série canadienne-anglaise qui vient de commencer à CTV et à Super Écran.

PHOTO KARINE DUFOUR, FOURNIE PAR ICI RADIO-CANADA

Karine Vanasse a avoué avoir quitté le plateau de Tout le monde en parle assez ébranlée à sa première présence, en 2006. L'actrice avait senti qu'on voulait casser son image de bonne fille responsable et organisée. Beaucoup de temps a passé, et la jeune femme s'est émancipée depuis. Alors qu'elle avait reçu une offre pour un projet en Europe, elle a plutôt choisi Cardinal, la série canadienne-anglaise qui vient de commencer à CTV et à Super Écran. Sa décision a causé un froid avec son agence américaine. «Ça n'a vraiment pas passé, et j'ai changé d'agence», a confié l'actrice de Blue Moon, qu'on a revue toute jeune dans Emporte-moi.

Florence Longpré, qui se maquille très peu dans la vie, ne voudrait pas de Gaby Gravel à son mariage et prendrait la fuite si elle la croisait au centre commercial. Le personnage le plus populaire de Like-moi! a néanmoins changé sa vie. Elle était sortie anéantie après avoir été refusée pour jouer dans SNL Québec, le même jour qu'avait choisi son ex pour rompre avec elle.

L'entrevue la plus inspirante de la soirée est venue de l'actrice transgenre Gabrielle Boulianne-Tremblay, finaliste aux prix Écrans canadiens pour son rôle dans le film Ceux qui font les révolutions à moitié n'ont fait que se creuser un tombeau. Une première reconnaissance du genre pour une personne transgenre au pays. «Je ne sais même pas c'est quoi, penser comme un gars», a confié Gabrielle, qui a su à 4 ans qu'elle était différente des autres garçons et qui n'a pas senti le besoin de subir l'opération pour changer de sexe, un choix bien personnel. À la première du film, elle appréhendait la réaction de son père durant les scènes de nu, mais il a été le premier à se lever pour applaudir. La touchante carte du fou du roi: «Merci pour cette belle leçon de diversité. Tu es debout, unique et belle.»

Pas besoin de se demander de quoi il sera question dimanche prochain chez Guy A. On connaît déjà la réponse, bien tristement.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer