Journalistes au front pour la 300e de TLMEP

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Patrick Lagacé, Marie-Maude Denis, Monic Néron et Félix Séguin font partie des journalistes dont les registres téléphoniques ont été épiés par la police.

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On avait délégué une armada de journalistes espionnés pour la 300e émission de Tout le monde en parle. Il faut dire que la semaine a été dure pour le journalisme d'enquête au Québec, défendu sur le plateau par Patrick Lagacé, Marie-Maude Denis, Monic Néron et Félix Séguin. Même après 300 fois, l'émission a encore prouvé toute sa pertinence hier soir.

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Charlotte Cardin, finaliste lors de la première saison de La voix. 

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«Dans les officines [de la police], c'est House of Cards rencontre Game of Thrones», a lancé Patrick Lagacé, placé au centre d'une affaire digne des séries les plus invraisemblables. Ce qui fâche le plus le chroniqueur de La Presse, c'est de savoir qu'une juge de paix a accordé un mandat pour le faire espionner, alors qu'elle devrait plutôt servir de «rempart contre l'imagination et l'abus des policiers». Il aimerait d'ailleurs savoir ce que la police a dit à la juge pour la convaincre.

La chroniqueuse du 98,5 FM Monic Néron s'inquiète qu'on «semble mettre plus d'énergie à trouver qui parle aux journalistes qu'à courir après les criminels». Par contre, ses sources policières n'ont pas été refroidies par l'affaire. «Certains sont en colère, trouvent ça honteux et nous en font part», a-t-elle dit.

Denis Coderre est allé au bâton pour affronter seul les journalistes espionnés. Sur la défensive, le maire a réitéré sa confiance envers le directeur du SPVM, Philippe Pichet, parce qu'il n'aime pas les exécutions sommaires et les lynchages publics. «Le politique ne doit jamais se mêler des opérations policières», a dit cependant M. Coderre, qui ignorait tout de l'espionnage auquel se prêtait la police. Patrick Lagacé a essayé de lui faire dire si son bureau était intervenu auprès de la police, après un incident à la fête nationale, il y a deux ans. «Pas à ma connaissance», a-t-il fini par dire, sans convaincre le chroniqueur.

Début émotif avec France Castel, qui n'a pas changé depuis sa première visite à l'émission, il y a 13 ans. Elle a parlé de son père, qui, le jour de son mariage alors qu'elle n'avait que 16 ans, lui a posé cette question: «Ça se peut pas un papa qui couche avec sa petite fille, hein?» Amoureux de sa fille, il a quitté femme et enfant. Mariée à un homme violent, la jeune France devait dormir avec un couteau sous son oreiller. Mais ne l'appelez pas victime. 

«J'ai passé à travers ma vie autrement et je veux donner cet espoir à d'autres. On n'est pas des victimes quand on s'en sort.»

La chanteuse est toujours émue lorsqu'elle parle de ses deux tentatives de suicide, de ce mal de vivre qui l'a habitée longtemps. La carte de Dany Turcotte: «J'ai placé une demande au Conseil du patrimoine pour faire reconnaître le rire de France Castel comme monument historique.»

Pour John Parisella, c'est deux poids, deux mesures dans cette campagne présidentielle américaine. Si Hillary Clinton s'était moquée d'un journaliste handicapé comme l'a fait M. Trump, ça n'aurait jamais passé, croit-il. La prof de géopolitique à l'UQAM Élisabeth Vallet déplore qu'on continue de définir cette femme à travers les frasques de son mari. 

«Soyons honnêtes, Hillary Clinton, c'est une femme. Et quoi qu'on en dise, une femme, on ne l'élit pas à la présidence des États-Unis juste comme ça.»

John Parisella se mouille et prédit un avantage de deux à quatre points pour Mme Clinton. «Si le soir même, la Floride vote pour [elle], c'est fini pour Trump. Mais Mme Clinton peut perdre la Floride.» Élisabeth Vallet, qui avait prédit la disparition de Trump il y a un an, trouve son collègue bien optimiste et croit que ce sera difficile pour Clinton. L'émission a été tournée jeudi, avant que le FBI annonce maintenir sa recommandation de ne pas poursuivre Hillary Clinton dans l'affaire des courriels.

Charlotte Cardin, qui était ma finaliste préférée lors de la première saison de La voix, apporte un point de vue différent de celui des détracteurs de l'écoute de musique en streaming. «Ça permet à la musique de dépasser des frontières qu'elle n'aurait jamais, ou très difficilement, pu traverser autrement», plaide-t-elle, reconnaissant que les artistes y gagnent plus que les auteurs-compositeurs.

La chanteuse et mannequin, qui a été la cible de commentaires haineux sur sa minceur, considère que les femmes l'ont plus difficile que les hommes. «Si tu es une femme dans l'oeil public, c'est sûr que tu vas te faire blaster pour ton apparence.» Le cas de Safia Nolin à l'ADISQ en est un parfait exemple, pense-t-elle. Au fait, Safia Nolin donnait un spectacle le soir de l'enregistrement, mais sera présente la semaine prochaine sur le plateau de Guy A. Lepage.

Les gars de La soirée est (encore) jeune avaient une surprise pour Guy A., avec un «Culture-quiz» sur Tout le monde en parle, «qui n'a pas perdu une once de son mordant et de sa pertinence au cours de ses trois premières années», a blagué Jean-Sébastien Girard.

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