Lâcher prise: répliques assassines entre mère et fille

Dans Lâcher prise, Sophie Cadieux incarne une femme... (photo Joanie Lavoie, fournie par ICI Radio-Canada télé)

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Dans Lâcher prise, Sophie Cadieux incarne une femme qui souffre d'épuisement professionnel et Sylvie Léonard, sa mère qu'«on aimera haïr».

photo Joanie Lavoie, fournie par ICI Radio-Canada télé

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On croirait que l'hôpital Royal Victoria de Montréal, fermé il y a un an, a été reconverti en studio de tournage: pas moins de quatre productions importantes y ont installé leurs plateaux en deux semaines. Outre Bon Cop, Bad Cop 2Votez Bougon et une production américaine, l'équipe de la série Lâcher prise s'y est installée pour quelques jours. Et ici, contrairement aux décors d'hôpitaux immaculés de certaines séries, les murs portent les marques de 122 ans d'activités. Pas de doute, on est dans un vrai hôpital.

Au fait, sachez qu'on pratique encore des traitements de fécondation in vitro au Royal Vic, dont les activités ont été déplacées dans le nouvel édifice du Centre universitaire de santé McGill (CUSM). Pour les besoins de Lâcher prise, la nouvelle comédie dramatique d'Isabelle Langlois prévue pour l'hiver prochain à ICI Radio-Canada Télé, on y a recréé une salle d'urgence, mais aussi un poste de police et un centre de crise, où se réfugie Valérie Danault, la superwoman en burnout incarnée par Sophie Cadieux. Celle-ci tentera de soigner son épuisement professionnel comme elle gérait sa vie, réglée au quart de tour. Erreur.

«On va vivre les montagnes russes avec ce personnage-là, qui est une extrapolation de nous-mêmes. On est tous à quelques jours d'un burnout!» confie le réalisateur Stéphane Lapointe, qui avait eu un coup de foudre pour Isabelle Langlois, alors qu'il réalisait quelques épisodes de Mauvais karma. Celui qui a aussi travaillé sur Tout sur moi et La théorie du K.O. croit que Lâcher prise est sa production la plus empreinte d'humanité. 

«On baigne dans le cynisme, l'agressivité des réseaux sociaux. C'est une époque assez violente, on a besoin de se reconnecter au coeur. J'avais envie de plus d'humanité.»

On le sait, la caricature n'est plus très en vogue dans nos comédies, qui la jouent plus réaliste, malgré l'absurdité des situations. Lâcher prise s'inscrit tout à fait dans cette lignée. «On ne voulait pas d'un ton criard, on voulait un jeu moins souligné. Ce n'est pas une comédie décalée, on est dans la sincérité. On rit, mais on est attendri par les situations», poursuit le réalisateur.

Duo naturel

Rencontrées sur le plateau, Sylvie Léonard et Sophie Cadieux m'ont bien vendu leur duo mère-fille. Amies dans la vie, les deux actrices mouraient d'envie depuis très longtemps de rejouer ensemble, après avoir été mère et fille au théâtre et avoir tourné ensemble au grand écran. Réunies pour la télé, elles savourent donc chaque seconde de cette expérience et se textent pour se le dire, au-delà du tournage.

Aucune indication d'épuisement professionnel possible ni chez l'une ni chez l'autre. Leur description du plateau ne ressemble à rien de ce qu'on a pu entendre sur les conditions de tournage au cours des dernières années. «Avec Stéphane [Lapointe], quand on tourne, on a le droit à l'erreur. C'est un plateau où on expérimente beaucoup de choses, c'est très créatif, on a le temps», confie Sophie Cadieux.

La dynamique entre Valérie et sa mère risque de donner une avalanche de répliques assassines comme sait si bien en écrire Isabelle Langlois. Madeleine Legault (Sylvie Léonard) est égocentrique, traîne un lourd passé de dépression et se sert de sa fille comme punching bag. Une femme qu'«on aimera haïr», croit Sylvie Léonard, qui parle plutôt de maladresse que de méchanceté en pensant aux propos incendiaires de son personnage. Grosse année de télé pour l'actrice, qu'on verra aussi dans Feux à l'automne et dans Ruptures à l'hiver.

Les 13 premiers épisodes de 30 minutes se concentreront sur la chute de Valérie. Outre son burnout, la jeune femme a mis fin à son mariage après avoir appris que son mari (Simon Lacroix) était gai et fréquentait un ami commun (Éric Paulhus). La scène tournée lundi en présence des journalistes laissait faussement croire qu'on avait affaire à une comédie burlesque, avec Myriam LeBlanc déguisée en clown, et dont le personnage s'est fracturé une jambe par la faute de Madeleine.

Apparaissent aussi au générique Gildor Roy, père et modèle de Valérie, Antoine Archambault, son garçon de 5 ans, Jean-Moïse Martin, Émilie Bierre, Lili Arsenault, Christine Beaulieu, Éric Bernier, Geneviève Schmidt et Paul Ahmarani. Isabelle Langlois, qui dit être entourée de personnes ayant vécu des problèmes d'épuisement, ne manque pas d'inspiration et travaille déjà à une deuxième saison.

Le Premier Gala déménage à Télé-Québec

Le Premier Gala de l'ADISQ, anciennement L'Autre Gala, quitte MusiquePlus et MusiMax pour s'installer à Télé-Québec. Cette nouvelle association tombe à pic, puisque le diffuseur public avait déjà annoncé qu'il mettrait en valeur la chanson québécoise durant sa prochaine saison. 

Toutes ses émissions adopteront d'ailleurs une chanson d'ici comme thème de générique. Sébastien Diaz prendra la barre du Premier Gala de l'ADISQ, qui récompensera entre autres les artistes de jazz, classique, hip-hop et alternatif, en direct du Métropolis, le jeudi 27 octobre à 20 h. 

Trois jours plus tard, Louis-José Houde animera le grand gala à ICI Radio-Canada Télé. MusiquePlus et MusiMax avaient ajouté L'Autre Gala de l'ADISQ à leur programmation en 2008, pour réaffirmer leur mission musicale. Les choses ont beaucoup changé depuis, même que MusiMax abandonnera la musique pour se consacrer aux séries de fiction et aux films. Groupe V Média, propriétaire des deux chaînes, a informé l'ADISQ qu'il ne souhaitait plus retransmettre l'événement, préférant investir dans des séries que dans un événement unique.

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