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Télé-Québec débranche le 125, Marie-Anne

Christiane Charette... (PHOTO OLIVIER JEAN, ARCHIVES LA PRESSE)

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Christiane Charette

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Pas certain de comprendre le bien-fondé de cette décision. Télé-Québec raye de sa grille le 125, Marie-Anne de Christiane Charette, une émission qui a réussi à planter 133 000 personnes devant leur téléviseur cet été, par temps de pluie ou de canicule étouffante. Quelle mauvaise nouvelle.

Pour expliquer la disparition du grand plateau de la dame en noir, Télé-Québec sort l'argument des «compressions budgétaires». «Trois millions ont été retranchés de la grille, ce qui représente 10% du budget de programmation. Ces coupes-là font mal», confie à La Presse le directeur des programmes de Télé-Québec, Denis Dubois, en poste depuis le 7 avril dernier.

Télé-Québec n'offrira donc aucun contenu original pour la saison printemps-été 2016, mais reviendra avec du neuf pour les mois chauds de 2017. «Christiane n'avait rien à voir avec cette décision. On n'a juste pas réussi à trouver de l'argent», ajoute Denis Dubois de Télé-Québec.

Jointe hier, Christiane Charette se doutait que les lumières dans son atelier studio, en plein coeur du Plateau Mont-Royal, risquaient de s'éteindre définitivement.

«Il y a eu un changement de garde et de direction à Télé-Québec. C'est une possibilité que j'avais intégrée. Je l'ai aimée, ma dernière saison, je l'ai savourée. On était une maudite belle gang», me raconte Christiane Charette au bout du fil.

Il n'y a pas eu de chicane ou de conflit entre l'intervieweuse et son patron Denis Dubois. Ils ont lunché ensemble deux fois et Denis Dubois a visité le plateau du 125, Marie-Anne à quelques reprises cet été.

La question des «fonds insuffisants» a le dos bien large, je trouve. Selon une source bien branchée, le 125, Marie-Anne «tenait Télé-Québec en vie pendant l'été» à un coût de production raisonnable. Pourquoi alors renvoyer Christiane Charette chez elle? Pourquoi ne pas «flusher» une émission moins prestigieuse et moins performante? Mystère.

Une rumeur persistante, entendue de la bouche de plusieurs espions, veut que Denis Dubois tente présentement de mettre sa griffe personnelle à la grille de Télé-Québec en retirant des ondes certaines émissions très associées à ses prédécesseurs. Rien de plus faux, réplique le principal intéressé. «Télé-Québec, c'est le secret le mieux gardé. Avant moi, Dominique Chaloult (maintenant à la SRC) a fait un travail extraordinaire. L'idée n'est pas de se débarrasser de tout ce qui existe déjà, au contraire», avance Denis Dubois.

De son côté, Christiane Charette n'entend pas se retirer de la vie médiatique pour une longue période. «J'ai été au fond des énergies d'années sabbatiques, je suis allée au bout de la contemplation. Présentement, j'ai une énergie de travail. Je suis dedans.»

À Télé-Québec, le 125, Marie-Anne se sera donc rempli pendant trois saisons. «On a commencé avec une table de patio en teck, un divan défoncé et un poteau en plein milieu du studio. On a travaillé fort, mais on a pu être délinquants. On avait une belle liberté. Je suis contente de l'avoir fait pendant trois ans. Je suis sereine», détaille Christiane Charette, qui visite souvent les quatre gars de La soirée est (encore) jeune au 95,1 FM, en plus de collaborer à C'est juste de la TV chez ICI ARTV.

Entre vous et moi, Christiane Charette devrait s'asseoir tous les vendredis avec MC Gilles, Anne-Marie Withenshaw et Marie-Soleil Michon. Elle y est toujours pertinente.

Finale thriller pour Mémoires vives

Un enlèvement, une évasion de prison et des coups de feu dans l'appartement de Clovis (Antoine Olivier Pilon): Mémoires vives a abandonné ses fans sur le bout de leur canapé, hier soir. Il s'agissait de l'un des épisodes les plus captivants du téléroman de Radio-Canada cette année.

Du Mémoires vives comme on l'aime, avec une intrigue policière angoissante et des rebondissements imprévus. L'alerte au divulgâcheur s'applique maintenant pour les paragraphes qui suivent, merci.

Frank Manseau (Stéphane Jacques) qui kidnappe Andrée (Dominique Quesnel), ça, je ne l'avais pas vu venir. Et pensez-vous que le maniaque Jérémie (Pier-Luc Funk) puisse être le frère du visqueux Bobby Lambert-Prescott (Yan Rompré)? La police a bien précisé que l'ancienne maison de Jérôme Fortier (Roger La Rue), située à Saint-Denis-sur-Mer, a été achetée par deux frères.

Jérémie serait donc un de ces deux frangins et Bobby, l'autre. Selon les indices semés par l'auteure Chantal Cadieux, Bobby a déjà visité la petite Olivia à Saint-Denis-sur-Mer. En plus d'avoir ramené à Montréal la poupée barbouillée du S.O.S., Bobby a offert à Giuliana un collier de bonbons identique à celui que portait la petite Olivia, enfermée dans l'ancienne chambre de Laurie Berthier (Sophie Paradis).

Il n'y a jamais de coïncidences dans Mémoires vives. Mais ça, vous le savez aussi bien que Nostradumas. À suivre au retour des Fêtes.

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