Tous les immeubles de Radio-Canada pourraient être vendus

La tour de Radio-Canada à Montréal... (PHOTO OLIVIER PONTBRIAND, ARCHIVES LA PRESSE)

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La tour de Radio-Canada à Montréal

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Cassandra Szklarski
La Presse Canadienne
TORONTO

Le directeur des services immobiliers de Radio-Canada a affirmé, mercredi, que n'importe quel immeuble appartenant au radiodiffuseur public pouvait être vendu afin de compenser les récentes coupes budgétaires.

Marc Lapierre a toutefois insisté sur le fait que, contrairement à ce qu'avait laissé entendre la Guilde canadienne des médias, la société d'État n'avait nullement l'intention de se débarrasser de la totalité de ses biens immobiliers.

Refusant de commenter les transactions en cours, il a toutefois reconnu que Radio-Canada cherchait effectivement à se défaire de ses immeubles afin de passer de propriétaire à locataire, mais seulement lorsque c'était avantageux de le faire.

M. Lapierre a cité le plan annoncé l'an dernier par le radiodiffuseur national qui vise à réduire de 50 pour cent ou de 2 millions de pieds carrés la superficie de ses biens immobiliers d'ici 2020. Cela pourrait vouloir dire louer les espaces non utilisés ou vendre et déménager dans des installations plus modestes.

La Guilde canadienne des médias avait sonné l'alarme, mardi, en soutenant dans un communiqué de presse que Radio-Canada avait révélé son intention de «mettre en vente tous les biens immobiliers qu'elle possède dans l'ensemble du pays, dont les grands studios de production de Montréal et de Toronto» lors d'une assemblée de personnel.

Alexandra Fortier, chef des relations avec les médias à la société d'État, n'est pas allée jusqu'à réfuter la déclaration de la Guilde, se contentant de préciser qu'aucun nouveau plan n'avait été dévoilé durant la réunion et que celui de 2014 était toujours en vigueur.

Marc Lapierre a indiqué que ce plan avait été complété à 10% et que le radiodiffuseur public s'était débarrassé de 400 000 pieds carrés depuis 2011, principalement au cours de la dernière année et demie.

Mme Fortier a souligné que neuf propriétés avaient été vendues depuis 2010, notamment à Sudbury, à Moncton, à Halifax et à Windsor. Radio-Canada a également loué des espaces superflus à Toronto et Vancouver.

«Nous essayons d'économiser le plus d'argent possible sur le plan immobilier afin de pouvoir investir dans la création de contenu et la programmation, a déclaré M. Lapierre. Nous devons payer pour chaque pied carré que nous occupons, que nous l'utilisions ou non. Il faut aussi payer l'électricité, l'impôt, l'entretien et, parfois, un loyer. Alors, il est préférable d'avoir exactement l'espace dont nous avons besoin plutôt que de payer pour de l'espace que nous n'utilisons pas.»

Il a ajouté que cette stratégie mettait aussi la société d'État à l'abri des risques du marché tout en offrant une plus grande flexibilité à ses effectifs, qui ne cessent de diminuer.

Radio-Canada a supprimé plus de 2800 postes depuis 2008 et prévoit en éliminer 1800 autres d'ici 2020.

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