Des émissions culinaires à toutes les sauces pour la rentrée

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Agence France-Presse
Paris

Le flop de Masterchef sur TF1 en juillet a jeté un froid dans les arrière-cuisines des télévisions mais les chaînes parient toujours sur ce filon, avec une série de nouveaux programmes culinaires pour la rentrée.

Entamant sa cinquième saison, Masterchef, le concours phare de TF1, adaptation d'un concept international, a été interrompu après seulement deux épisodes, faute d'audience suffisante: 2,8 millions de téléspectateurs contre 4,6 millions au début de la saison précédente. TF1 l'a reprogrammé sur sa petite filiale NT1.

L'an dernier, M6 a arrêté Un dîner presque parfait pour le reléguer sur W9 après six ans de succès, et en juin Canal+ a fermé sa chaîne thématique Cuisine+. Quant à Qui sera le prochain grand pâtissier? sur France 2, il a perdu cet été 300 000 téléspectateurs par rapport à la saison 2.

En revanche Top Chef, qui repart pour une septième saison sur M6, a réussi cette année à redresser la barre «avec un montage plus court et un nouveau jury plus proche des participants», qui lui a permis de gagner 300 000 téléspectateurs (3,2 millions en moyenne), d'après la chaîne.

«Comme souvent pour les émissions à succès, les producteurs tirent le plus possible sur la corde, au risque de lasser le public», explique à l'AFP Virginie Spies, maître de conférences à l'Université d'Avignon, spécialiste de la téléréalité.

La sauce prendrait-elle moins bien? «Sûrement pas», répliquent les diffuseurs. «Ce n'est pas parce qu'une émission n'a pas atteint son public une fois, qu'il faut généraliser», souligne-t-on à TF1, qui lance un nouveau concept mais sur sa filiale TMC, Hell's Kitchen.

À partir de septembre, ce format britannique sera diffusé en heure de grande écoute.

Le chef étoilé Arnaud Tabarec jaugera deux brigades de cuisiniers, dans les coulisses d'un restaurant gastronomique, devant de «vrais clients». «Ce sera une compétition atypique, avec beaucoup de stratégie dans le style de Koh-Lanta», précise TF1.

De son côté, M6 lancera à la rentrée Les p'tits cuistots, un nouveau programme de dessin animé au format court (5 minutes). Diffusé le matin (8h35) et présenté par Norbert Tarayre, le demi-finaliste de Top Chef 2012. L'émission vise à donner le goût de la cuisine aux enfants de 6-10 ans en s'exerçant à travers des recettes simples. «Le chef Norbert, très apprécié des enfants, est dans une logique de transmission chère à la chaîne», fait valoir M6.

En outre, Le meilleur pâtissier met les bouchées doubles cette année avec une quatrième saison en deux volets: une version classique et une dédiée aux célébrités, qui pétriront la pâte sous les ordres de Cyril Lignac «dans une ambiance sympathique» promet M6. Philippe Candeloro, Aymeric Caron, Alizée et Dave sont déjà programmés.

Les «chaînes secondaires» font leur beurre

Les programmes culinaires se retrouvent dans toutes les grilles horaires du petit écran en s'infiltrant dans des téléréalités, des jeux, des magazines, des émissions de voyage ou pédagogiques, avec des amateurs ou des grands chefs.

«À l'international, Masterchef règne en maître contrairement à Top Chef qui est peu développé. C'est l'inverse en France, en partie parce que M6 est arrivé en premier», explique Bertrand Villegas, fondateur de The Wit, une société d'études sur la télévision internationale.

Un retour de Masterchef est-il envisageable? «Il est trop tôt pour le dire» répond TF1. La tendance actuelle est de programmer ces émissions sur les chaînes secondaires, ce qui booste leur audimat.

NT1 (TF1) parle d'une «excellente opportunité» avec la reprogrammation de Masterchef sur son antenne (385.000 téléspectateurs en moyenne) et W9 (M6) peut compter sur 276 000 téléspectateurs pour «Un dîner presque parfait». La progression la plus spectaculaire est enregistrée par la chaîne 6Ter (M6), dont l'émission «Norbert commis d'office», fait recette (273 000).

«C'est un phénomène nouveau, une stratégie de groupe liée à la progression de D8, chaîne secondaire de Canal+. Ce type de chaîne n'a pas vocation à rester à des parts d'audiences faibles», estime Bertrand Villegas.

«Ces émissions ont encore de l'avenir, elles ont la particularité d'être très rentables et attirent les annonceurs», conclut Virginie Spies.

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