Le créateur de Mad Men connaissait la fin dès le début

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Jon Hamm, interprète de Don Draper, et Matthew Weiner, créateur de la série culte Mad Men.

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Agence France-Presse
Los Angeles

Matthew Weiner, le créateur de la série culte Mad Men, dont les tout derniers épisodes vont commencer à être diffusés la semaine prochaine, a su très tôt quelle serait la fin de la série.

Lors d'une conférence de presse à Beverly Hills, il a aussi souligné que Mad Men avait dépassé «tant de ses rêves» et lui avait pris, pour le meilleur, près d'un tiers de sa vie, entre l'idée du concept de cette série basée sur une bande de publicitaires des années 1960 et la fin de sa diffusion.

Q: Avez-vous toujours su quelle serait la fin de la série et l'issue pour le personnage principal Don Draper?

R: «Je savais ce qui se passerait quand j'ai vendu la série. Je savais ce qui arriverait mais pas comment on y arriverait. Je l'ai d'abord dit à ma femme, puis aux scénaristes. Je l'ai dit à Jon Hamm (interprète de Don Draper) très tôt. Je pense que ça lui a plu».

Q: De tous les problèmes sociaux abordés par la série, lequel vous semble encore le plus critique malgré toutes les années qui ont passé depuis l'époque durant laquelle se déroule Mad Men?

R: «Je suis à peu près certain que la série a coïncidé avec le renouveau d'un débat sur la question du genre, parce qu'on n'en parlait plus à l'époque (du lancement de la série, ndlr). Et tout d'un coup le débat est redevenu: «Oh, en fait rien n'a changé. Nous avons maintenant plein de lois, mais rien n'a changé du tout». Mais pour moi le problème le plus pressant est celui de l'inégalité économique. Je pense que le racisme, le sexisme en découlent. (Une classe riche et dominante) ne veut pas partager son gâteau et on fait croire aux gens qu'il existe une mobilité sociale alors que ce n'est pas le cas. (...) Quand Barack Obama a été élu je pensais que la série allait perdre de sa pertinence, mais maintenant nous avons de nouveaux mots pour définir les crimes haineux. Les choses sont cycliques, le monde n'est pas devenu plus accueillant depuis l'époque où j'étais enfant».

Q: Vous dites dans le dossier de presse de la dernière saison que quand vous avez imaginé Mad Men il n'existait pas de smartphones, ni de tablettes électroniques et encore moins Twitter. Que pensez-vous des réseaux sociaux?

R: «Je n'aime pas les gens qui twittent ou lisent des tweets pendant qu'ils regardent la série. À part ça, il y a tant de choses dont je n'aurais pas entendu parler s'il n'y avait pas les réseaux sociaux. Cela donne aux gens attaqués par la presse un moyen de se défendre et de dire: «Je n'ai pas fait ça». C'est démocratique. Twitter, Instagram, c'est de la publicité gratuite, moi j'aime l'innovation et je ne porte aucun jugement dessus».

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