Le rideau tombe sur Glee

De jeunes marginaux trouvent leur voie et leur voix dans la chorale de leur... (Photo: archives La Presse)

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Marie Bernier
La Presse

De jeunes marginaux trouvent leur voie et leur voix dans la chorale de leur école secondaire. La prémisse de Glee, couplée à des reprises de chansons accrocheuses et des péripéties à la limite de la vraisemblance, a conquis des millions de téléspectateurs lors de son lancement en 2009 sur le réseau Fox. Six saisons plus tard, la série musicale donne rendez-vous ce soir à sa communauté de passionnés, les «Gleeks», pour un dernier tour de chant. Retour sur cinq aspects clés du phénomène.

Une machine à succès

Au printemps 2009, une bande d'adolescents hétéroclite fait bruyamment son entrée dans le salon des téléspectateurs de Fox au son d'une ballade rock de 1981 méconnue du jeune public. Grâce à la mise en marché des segments chantés de chaque épisode, la reprise de Dont Stop Believin' de Journey par Glee est propulsée en quatrième position du palmarès Billboard, battant la marque de l'originale, et est certifiée platine après 1 million de téléchargements. De nombreuses chansons de l'émission obtiendront un succès commercial - l'émission battra le record du nombre d'entrées dans le top 100 du Billboard, devançant Elvis Presley et les Beatles -, mais l'ode à l'espoir de Journey demeurera l'hymne de Glee. Pour les artisans de la musique, la série devient un nouveau véhicule de promotion assez intéressant pour que certains cognent à la porte de la production pour proposer leurs oeuvres.

Une distribution arc-en-ciel

Bien sûr, on retrouve dans les couloirs de Glee les personnages stéréotypés du quart-arrière un peu niais, de la belle intello et de la méchante majorette. Mais on fait aussi la connaissance d'un guitariste en fauteuil roulant, d'une Asiatique bègue au look punk, d'une élève trisomique, d'un homosexuel flamboyant issu de la classe ouvrière et d'une Afro-Américaine avec un surplus de poids. Depuis ses débuts, Glee représente la diversité - sexuelle, corporelle, ethnique - comme la télévision américaine l'a rarement fait. «Glee traite de la grande joie et de l'intense souffrance que l'on éprouve à être différent», avait déclaré au Rolling Stone Ryan Murphy, qui s'est inspiré de sa jeunesse pour créer la série. La dernière saison a creusé le sillon des questions de genre avec un personnage de longue date révélant sa transsexualité et la célébration de deux mariages de couples du même sexe dans un seul épisode.

La mort de Finn Hudson/Cory Monteith

L'univers coloré de Glee s'est brusquement assombri le 13 juillet 2013 avec la mort de Cory Monteith, interprète de Finn Hudson. L'acteur canadien, qui avait ouvertement parlé de ses dépendances passées, a succombé à un mélange d'héroïne et d'alcool dans une chambre d'hôtel de Vancouver. Trois mois après avoir fait leurs adieux à l'acteur, les téléspectateurs en deuil regardent l'épisode hommage consacré à la mort de son personnage. À la surprise de plusieurs observateurs, The Quaterback ne fournit pas de réponse sur les circonstances de la disparition du populaire joueur de football. «Tout le monde veut parler de la façon dont il est mort, mais [...] je me préoccupe plus de la façon dont il vivait», offre Kurt (Chris Colfer) en guise d'explication. Ce n'est qu'après 45 minutes qu'apparaît Lea Michele, petite amie de l'acteur à l'extérieur du plateau de tournage, pour entonner, en larmes, Make You Feel My Love.

La sorcière bien-aimée

Les remarques assassines, la violence gratuite, les plans machiavéliques, c'est elle. Jane Lynch a incarné pendant six ans la terrifiante Sue Sylvester, détestée des élèves mais adorée du public. Vêtue en permanence de survêtements de sport, coach Sylvester élabore complot après complot pour empêcher les chanteurs amateurs de l'école de faire ombrage à son équipe de majorettes. Jane Lynch a décroché les deux plus hautes distinctions de la télévision américaine - un prix Emmy et un Golden Globe - pour ce rôle central qui ne devait être au départ qu'occasionnel. Parmi ses répliques qui ont pimenté les dialogues de Glee, rappelons les «Nouvelle coiffure? C'est hideux», «Je passe de grandes parties de ma journée à imaginer que tu t'étouffes en mangeant» et «L'école secondaire est périlleuse et il est de notre devoir de guider les élèves à bon port... mais on peut toujours les torturer en chemin. C'est un système fantastique».

Des invités prestigieux

Certains sont apparus sous leur véritable identité (Britney Spears, Lindsay Lohan, Olivia Newton-John), d'autres ont tenu des rôles fictifs (Ricky Martin, Sarah Jessica Parker, Idina Menzel, Whoopi Goldberg). La popularité de l'émission a attiré des artistes établis parmi la bande de jeunes acteurs, pour la plupart inconnus avant l'explosion de la bombe Glee. La lauréate d'un Oscar Gwyneth Paltrow, qui a fait ses premiers pas dans une émission de télévision, a remporté un Emmy pour son rôle de professeure suppléante, tout comme Neil Patrick Harris pour sa brève performance en tant qu'ancienne gloire du club de chant.

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L'épisode final de la série Glee, d'une durée de deux heures, sera diffusé ce soir, à 20 h, sur Fox.

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