Les artistes de l'année: Sophie Lorain, la force tranquille

Sophie Lorain... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, ARCHIVES LA PRESSE)

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Sophie Lorain

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Sophie Lorain avoue être sincèrement accro au boulot. Et on n'a pas de mal à la croire! En 2014, elle a non seulement fait son grand retour à la télévision comme actrice dans Au secours de Béatrice, mais elle a aussi réalisé la télésérie Nouvelle adresse. Elle s'est également illustrée à l'été comme coscénariste du long métrage La petite reine. Entrevue sur le divan.

Q/R

Quel est votre plus beau souvenir d'enfance?

Les étés passés dans la piscine de ma meilleure amie Isabelle avec notre gang d'amis. On était trois gars et deux filles qui vivaient dans la même rue et on a passé tout notre temps ensemble depuis l'âge de 2 ans. C'était une période festive. Isabelle est morte l'an dernier, à ma plus grande tristesse, et je continue de voir les autres plusieurs fois par année pour garder vivant ce que nous avons été et ce que nous sommes aujourd'hui.

Avez-vous une obsession?

Je me suis découvert une espèce de TOC (trouble obsessionnel compulsif) récemment. Je m'aperçois que lorsque je monte ou descends les escaliers, je compte inconsciemment les marches. Est-ce que ça me permet de fuir une certaine réalité momentanément? Je n'en ai aucune idée, mais je le fais partout!

Votre plus gros défaut?

L'impatience. Parfois, ça devient une qualité, car ça me permet de faire bouger les choses. Mais j'ai l'impression que le temps passe vite et qu'il faut l'habiter pleinement. C'est une impatience de vivre, par rapport à moi-même, à mes attentes, à la vie en général. Je suis née comme ça!

Votre mantra dans la vie?

Quand ça commence à aller mal ou que j'ai peur, je dis toujours: «De toute façon, on meurt tous à la fin.»

Qu'est-ce qui vous a donné envie de faire ce métier?

Mes parents [NDLR Jacques Lorain et Denise Filiatrault] m'ont transmis l'amour de ce métier. Ça m'a beaucoup séduite de les voir le faire avec autant de passion tout en me montrant toujours les difficultés.

Quelle autre profession avez-vous envisagée dans votre jeunesse?

Je voulais être urgentologue. Ça me fascinait! Ça m'aurait beaucoup plu de stabiliser le patient, de travailler dans l'urgence. Si je dois me réincarner, ce sera forcément en urgentologue!

Votre pire cauchemar ou un rêve récurrent que vous faites?

Je rêve souvent que je me retrouve dans une situation avec mon fils. Il est pourtant adulte aujourd'hui, mais je le revois bébé. C'est toujours un rêve de réparation quelconque, comme si j'étais passée à côté de quelque chose. C'est une espèce de culpabilité judéo-chrétienne qui me hante!

Votre plus grande peur?

De ne plus douter ou de n'être entourée que de «yes men». Cesser de se remettre en question est un manque d'évolution et c'est terrible pour un créateur.

Votre dernier coup de coeur?

Le travail de Macha Grenon dans Nouvelle adresse. Je trouve qu'elle fait un travail extraordinaire. Ça me touche peut-être aussi parce que je l'écris visuellement, mais c'est quelque chose d'important pour moi.

Votre dernier coupe de gueule?

Les coupes de crédits d'impôt du gouvernement qui sont imposées à notre industrie. Je trouve ça d'une ignorance crasse! Qu'on aime ou qu'on n'aime pas l'art ou le divertissement, il n'en reste pas moins que cette industrie, en 2012, a eu des retombées de 300 millions dollars - pour 90 millions de dollars de crédits d'impôt. Il est préférable que cette industrie reste la nôtre plutôt que de nous faire imposer celle des autres qui n'est pas toujours de bonne qualité!

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