Mailhot et Goldberg blâmés pour leurs propos sur Johnny Weir

L'affaire avait fait grand bruit au moment des... (Photo: Yuri Kadobnov, AFP)

Agrandir

L'affaire avait fait grand bruit au moment des Jeux olympiques. Voyant le costume que portait Johnny Weir (photo), Claude Mailhot avait lancé qu'il aimerait que le patineur passe des tests de féminité comme avait dû le faire la coureuse sud-africaine Caster Semenya l'an dernier. Alain Goldberg avait approuvé. «Tout à fait, on devrait lui faire passer un test de féminité à ce  moment-là. Ou de masculinité.»

Photo: Yuri Kadobnov, AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Sur le même thème

Louise Leduc
La Presse

Même s'ils ont présenté leurs excuses en ondes, Claude Mailhot et Alain Goldberg viennent de recevoir un «blâme sévère» du Conseil de presse du Québec. On leur reproche d'avoir tenu des propos discriminatoires à l'égard du patineur artistique Johnny Weir, d'avoir fait preuve de mépris et d' avoir porté atteinte à sa dignité.

L'affaire avait fait grand bruit au moment des Jeux olympiques. Voyant le costume que portait Weir, Claude Mailhot avait lancé qu'il aimerait que le patineur passe des tests de féminité comme avait dû le faire la coureuse sud-africaine Caster Semenya l'an dernier. Alain Goldberg avait approuvé. «Tout à fait, on devrait lui faire passer un test de féminité à ce  moment-là. Ou de masculinité.»

M. Mailhot avait ajouté qu'il savait qu'il s'écartait de la rectitude politique en s'exprimant ainsi. Et Alain Goldberg de répliquer: «Pas du tout, c'est ce que tout le monde pense. On le dit à voix basse. Maintenant, on le dit un peu à voix haute.»

Le lendemain, les deux analystes avaient présenté leurs excuses en ondes, ce que le Conseil de presse salue. «Il semblerait que, quand on a parlé des vêtements hier, ça a choqué certaines personnes. Ce n'était certainement pas le but. Si vous vous êtes sentis critiqués, on s'en excuse.»

Après les Jeux, Alain Goldberg avait aussi fait son mea culpa à Tout le monde en parle.

Le réseau RDS, visé par la plainte au même titre que les commentateurs et le réseau V, a fait savoir au Conseil de presse qu'il désapprouvait tout propos discriminatoire et il a fait remarquer que des excuses avaient été présentées en ondes. Le réseau RDS lui-même n'a pas été blâmé.

Par contre, le réseau Vtélé, qui diffusait aussi l'émission, a été blâmé «pour son manque de collaboration» au vu de son refus de répondre à la plainte.




À découvrir sur LaPresse.ca

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer