Musée Éden, une série d'époque tournée à Montréal

Mariloup Wolfe et Laurence Leboeuf dans Musée Eden.... (Photo: Radio-Canada)

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Mariloup Wolfe et Laurence Leboeuf dans Musée Eden.

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Montréal en 1910. Les rues poussiéreuses. L'arrivée des premières voitures. La peine de mort par pendaison. Voilà la toile de fond de Musée Éden, une toute nouvelle série d'époque qui sera présentée en mars à Radio-Canada. La Presse a visionné le premier épisode en exclusivité.

Mettant en vedette Mariloup Wolfe, Laurence Leboeuf, Éric Bruneau (tous trois au générique des Pieds dans le vide) et Vincent-Guillaume Otis (Babine), l'émission a été présentée à Paris la semaine dernière à des producteurs et à des acheteurs français, belges et suisses dans le cadre de Vitrine TV Québec, une occasion pour les artisans de la télévision québécoise de faire la promotion de leurs productions.

« Je suis vraiment excité de pouvoir enfin montrer la série parce que personne ne l'a vue », a lancé le réalisateur, Alain Desrochers (Nos étés, Les Bougon, Nitro), quelques minutes avant la projection.

Musée Éden s'ouvre sur une scène sombre et sordide où l'on assiste au meurtre d'un homme, Félix Courval. La victime a deux nièces, incarnées par Mariloup Wolfe et Laurence Leboeuf. À la suite du décès de leur oncle, celles-ci quitteront Saint-Boniface, au Manitoba, pour se rendre à Montréal - où habitait M. Courval - afin de prendre connaissance de son testament.

Un mystérieux musée

L'homme lègue à l'aînée quelques bâtiments ainsi que son mystérieux musée, le musée Éden.

Avant même que la nouvelle propriétaire y ait mis les pieds, on la met en garde: il n'y a pas d'oeuvres d'art en ces murs, il y a seulement des crimes. «Bienvenue dans la galerie du sang!» lance d'un ton grave le notaire qui fait visiter l'endroit aux deux jeunes femmes.

Plutôt que de montrer des tableaux, Félix Courval préférait présenter des reconstitutions de scènes de meurtre ayant réellement eu lieu. Les protagonistes de ces différents assassinats sont représentés par des statues grandeur nature. Le sang que l'on trouve dans chaque scène est réellement celui qui coulait dans les veines des victimes.

En plus de découvrir le musée, les deux nouvelles venues assistent au procès du meurtre de leur oncle. Alibis douteux, preuves manquantes : le plus grand mystère plane autour de cette affaire. Un jeune et fougueux journaliste, incarné par Éric Bruneau, mène une enquête parallèle.

Pour ajouter au mystère, on comprend que les deux soeurs Courval n'ont pas quitté Saint-Boniface seulement pour le testament. Elles semblent porter un lourd secret qui les a forcées à fuir leur ancienne vie.

Contrairement à plusieurs séries d'époque réalisées au cours des dernières années, l'action de Musée Éden ne se passe pas en région, mais entièrement dans la métropole québécoise.

«J'avais le goût de faire une série d'époque différente en étant à Montréal, en étant plus trash, plus moderne dans la façon de tourner», mentionne le réalisateur.

Bien qu'il s'agisse d'une série télévisée, les images tournées sont magnifiquement cinématographiques.

«Les écrans des salles de cinéma sont de plus en plus petits et les écrans de télévision sont de plus en plus grands, souligne Alain Desrochers. Quand je tourne quelque chose, je le tourne toujours dans l'idée de faire du cinéma.»

Aucune scène n'a été filmée en studio. Plusieurs ont été réalisées dans le Vieux-Montréal. La poussière, l'étroitesse des rues de l'époque et la beauté des quelque 400 costumes: tout a été pensé pour recréer l'ambiance de 1910. On y montre aussi la difficulté qu'avaient les femmes à faire respecter leurs droits.

La qualité du jeu de Mariloup Wolfe et de Laurence Leboeuf est également remarquable. Pour la première fois, Mariloup Wolfe, vedette de Ramdam, se défait de son image d'adolescente et incarne un personnage ayant sensiblement le même âge qu'elle.

«Je voulais qu'on voit Mariloup Wolfe comme jamais on ne l'a vue auparavant», mentionne Alain Desrochers.

Musée Éden, qui sera diffusée en neuf épisodes, suscite déjà l'intérêt d'un distributeur français. En visite à Montréal cet automne pour visionner de nouvelles émissions, Valérie Pechels de Saint Sardos, coprésidente de Double V (une entreprise de distribution), est tombée sous le charme de la série écrite par Gilles Desjardins et produite par Sovimage.

Celle-ci a bien l'intention d'entreprendre des démarches pour tenter de vendre l'émission en France. Le scénariste de la série - qui ne sera pas diffusée au Québec avant quelques mois - planche déjà sur l'écriture d'une deuxième saison.




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