Saison 2018-2019 du Prospero: miser sur les écritures contemporaines

La directrice artistique du Théâtre Prospero Carmen Jolin... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse)

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La directrice artistique du Théâtre Prospero Carmen Jolin (troisième à partir de la gauche) entourée des comédiens Macha Grenon, Pierre Kwenders, Anne-Marie Cadieux, Debbie Lynch-White, Gabriel Arcand et Violette Chauveau.

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Mario Cloutier

Le Prospero présentera 11 pièces en 2018-2019. La majorité des spectacles mettent en scène des écritures contemporaines ou très modernisées. La directrice artistique Carmen Jolin nous parle des six pièces qui seront présentées sur la scène principale.

Écoutez nos défaites END

D'après le roman de Laurent Gaudé, mise en scène de Roland Auzet, du 10 au 22 septembre (en tournée européenne et canadienne par la suite). Avec Gabriel Arcand.

«La langue de Laurent Gaudé est raffinée et profonde. Son roman parle autant d'Hannibal que du général américain Ulysses Grant. Il travaille lui-même à l'adaptation qui se concentre sur la dernière partie du livre qui traite du soldat américain qui a tué Oussama ben Laden. Gabriel Arcand joue un agent des services secrets américains parti à sa recherche. Ça fait penser à Heart of Darkness de Joseph Conrad.»

Le dire de Di

De Michel Ouellette, mise en scène de Joël Beddows, du 23 octobre au 3 novembre.

«Joël Beddows, note Carmen Jolin, est le nouveau directeur du Théâtre français de Toronto avec qui on partage des intérêts communs pour la dramaturgie contemporaine. On a donc créé un corridor Toronto-Montréal pour favoriser les échanges entre artistes. Le dire de Di est un très beau solo féminin sur la famille du point de vue d'une jeune fille de 14 ans avec la magnifique Marie-Ève Fontaine.»

Platonov amour haine et angles morts

D'après Anton Tchekhov, mise en scène d'Angela Konrad, du 20 novembre au 15 décembre. Avec Debbie Lynch-White et Violette Chauveau.

«Ça fait longtemps qu'on voulait travailler avec Angela Konrad. C'est une belle artiste qui connaît bien l'univers de Tchekhov qu'elle revisite dans le cadre de ce qu'elle appelle "la reconstitution d'un meurtre". Elle travaille avec de nouveaux acteurs comme Debbie Lynch-White, Violette Chauveau et Samuël Côté. Au Prospero, on aime que se côtoient les diverses générations d'artistes.»

Macha Grenon et Pierre Kwenders, avec la directrice artistique du... (Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse) - image 2.0

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Macha Grenon et Pierre Kwenders, avec la directrice artistique du Théâtre Prospero Carmen Jolin

Photo Edouard Plante-Fréchette, La Presse

Cendres

D'Emmanuelle Jimenez, mise en scène de Menka Nagrani, du 19 février au 9 mars 2019.

«La metteure en scène Menka Nagrani est une artiste sérieuse et travaillante, explique Carmen Jolin. On avait présenté sa version dansée du Chemin des Passes-Dangereuses. Elle travaille avec Marilyn Perreault, Olivier Rousseau et Gabrielle Marion-Rivard. Les comédiens de la pièce apprennent la gigue depuis un an avec elle. Emmanuelle Jimenez a écrit le texte en fonction des trois acteurs qui jouent les enfants de parents disparus.»

Les larmes amères de Petra Von Kant

D'après Rainer Werner Fassbinder, mise en scène de Félix-Antoine Boutin, du 19 mars au 6 avril 2019. Avec Anne-Marie Cadieux.

«Je suis contente que quelqu'un de la relève comme Félix vienne chez nous pour une première fois. C'est un portrait de femmes aussi. Plus de 60 % de nos interprètes sont des femmes cette année. Fassbinder a marqué le théâtre et le cinéma des années 70-80, mais son écriture reste très contemporaine. C'est la première fois que Félix s'attaque à un texte écrit. Il s'est entouré d'excellentes comédiennes.»

Ombre Eurydice parle

D'Elfriede Jelinek, mise en scène de Louis-Karl Tremblay, du 11 au 27 avril 2019. Avec Macha Grenon et Pierre Kwenders.

«Elfriede Jelinek [Prix Nobel de littérature 2004] est une femme exceptionnelle. Son théâtre n'est pas facile, mais elle donne toute la liberté au metteur en scène. On aura la danseuse Louise Bédard, deux actrices jouant Eurydice à des âges différents, Macha Grenon et Stéphanie Cardi, ainsi que le chanteur Pierre Kwenders qui est Orphée, mais en star du rock! Il est magnifique sur scène. C'est un beau projet audacieux.»




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