Échos de scène: «Happening préélectoral» au Jamais Lu

Marcelle Dubois, codirectrice artistique du Festival du Jamais Lu... (Photo Marco Campanozzi, Archives La Presse)

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Marcelle Dubois, codirectrice artistique du Festival du Jamais Lu

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Mario Cloutier

Tous les mardis, La Presse présente les actualités de la semaine dans le monde du théâtre à Montréal et au Québec. Premières, coups de coeur, spectacles en tournée et pièces à voir. La scène se passe ici et maintenant.

«Happening préélectoral» au Jamais Lu

Le 17e Festival du Jamais Lu se déroulera sous le thème «Manifester le fragile» du 4 au 12 mai, a appris La Presse. Sous la codirection artistique de Marcelle Dubois et de Solène Paré, il présentera en ouverture une prise de parole mettant en vedette la chorégraphe Mélanie Demers, le metteur en scène Denis Bernard, la chanteuse Chloé Sainte-Marie, la scénographe Julie Vallée-Léger, ainsi que les écrivains Pierre Lefebvre et Lise Vaillancourt.

«C'est un happening préélectoral. On est dans une année où des paroles citoyennes tentent de s'élever pour faire valoir la part fragile de nos humanités. On est dans un contexte où on a l'impression que le fragile passe à la trappe du politique et de l'économie», souligne Marcelle Dubois, jointe au téléphone.

En plus des six preneurs de parole, il y aura sur scène un choeur de sept artistes de toutes disciplines. Et, dans la salle, souhaitent les organisateurs, des représentants des partis politiques québécois.

L'ensemble de la programmation du Jamais Lu sera dévoilé aujourd'hui.

«On adresse notre parole aux politiciens, mais c'est un prétexte pour faire une grande fête où l'on parle d'autre chose que de politique. Même si c'est un geste politique de parler du "ressenti" à une époque de guerre de chiffres.»

La metteure en scène Geneviève L. Blais... (Photo Martin Chamberland, Archives La Presse) - image 2.0

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La metteure en scène Geneviève L. Blais

Photo Martin Chamberland, Archives La Presse

Geneviève L. Blais: Théâtre immersif en entrepôt

Geneviève L. Blais met en scène Local|Unit B-1717, une pièce qui se déroule dans un entrepôt où 20 spectateurs sont témoins de l'angoisse d'une femme hantée par ses souvenirs. Ce thriller immersif d'Erin Shields a été traduit par Maryse Warda. «On crée une expérience très intime où l'on est à côté de l'actrice tout au long du spectacle, explique Geneviève L. Blais. On a répété in situ le soir et on a travaillé avec des cobayes aussi, des spectateurs-tests. Cette ancienne usine possède son ambiance, ses odeurs, etc.»

La production avertit les «personnes épileptiques, claustrophobes ou ayant peur du noir» qu'elles pourraient éprouver de l'inconfort lors de la représentation. «On joue avec les codes, dit Geneviève L. Blais. On est dans un climat anxiogène. On essaie de comprendre ce qui habite cette femme-là [le seul personnage] et pourquoi elle a, en plein milieu de la nuit, besoin de vider son locker sans, toutefois, y arriver.»

Jouée en alternance en français (Marie-Ève Milot) et en anglais (Laurence Dauphinais), Local|Unit B-1717 est présentée du 5 au 22 avril à l'Entrepôt Beaumont Mini-Storage.

Anniversaire: Archambault en cadeau

Pour souffler ses 20 chandelles, le Petit Théâtre du Nord s'offre en cadeau une création de François Archambault, Quelque chose comme une grande famille. Luc Bourgeois et Sébastien Gauthier signent la mise en scène de cette comédie qui se déroule dans les années 80. Ils seront également de la distribution du spectacle, avec Louise Cardinal, Mélanie St-Laurent et Marie-Hélène Thibault.

Quelque chose comme une grande famille sera présentée au Petit Théâtre du Nord de Blainville du 21 juin au 24 août 2018.

Les comédiens Annick Bergeron, Aurélie Brochu Deschênes Simon... (photo fournie par la production) - image 3.0

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Les comédiens Annick Bergeron, Aurélie Brochu Deschênes Simon Beaulé-Bulman et Stéphane Jacques entourent la metteure en scène de la pièce Le nom, Dominique Leduc.

photo fournie par la production

Le nom: Pré-Printemps nordique

Juste avant le début du Printemps nordique de la Place des Arts, la metteure en scène Dominique Leduc présente Le nom du réputé dramaturge norvégien Jon Fosse. Les pièces de cet auteur sont déjà passées entre les mains de metteurs en scène comme Thomas Ostermeier et Patrice Chéreau, c'est tout dire. Le nom aborde la question d'une grossesse adolescente au sein de relations familiales tendues.

Le nom est présentée au Théâtre Prospero jusqu'au 21 avril.

La mondiola: Théâtre à domicile

Si on peut jouer au théâtre dans un entrepôt, on peut sans doute le faire dans une maison de la rue Fullum. Julie Vincent a écrit et mis en scène La mondiola, pièce intime qui ne peut recevoir que 20 spectateurs à la fois. Quatre acteurs et une musicienne jouent cette partition comique qui se déroule principalement entre deux femmes ayant aimé... le même homme!

La mondiola est présentée dans une maison de la rue Fullum du 4 avril au 7 juin. Il faut acheter sa place en écrivant à singulierplurielmontreal@gmail.com.

Coups de coeur: Alice Pascual et Philippe Ducros

Deux pièces très différentes, mais comportant toutes deux un aspect didactique, ont retenu notre attention la semaine dernière. D'abord, Alice Pascual est phénoménale dans Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l'irrémédiable. En jouant l'enseignante anxieuse qui veut protéger ses élèves d'une éventuelle tuerie, elle nous transporte du rire à un climat très inquiétant. Par ailleurs, La cartomancie du territoire, de Philippe Ducros, déconstruit habilement les préjugés face aux Premières Nations dans notre pays. Ce beau texte, versant parfois dans la pédagogie, nous révèle l'excellente Kathia Rock. Il s'agit d'un travail bien documenté et nécessaire.

Madame Catherine prépare sa classe de troisième à l'irrémédiable est présentée au petit Prospero jusqu'au 14 avril.

La cartomancie du territoire est à Espace Libre jusqu'au 7 avril.

La pièce Hroses... (Photo fournie par le théâtre Denise-Pelletier) - image 4.0

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La pièce Hroses

Photo fournie par le théâtre Denise-Pelletier

Bilingue: Hroses: outrage à la raison

La dramaturge et metteure en scène torontoise Jill Connell présente sa pièce Hroses (prononcé horses) pour la troisième fois, mais en primeur à Montréal et dans une version bilingue. Cette histoire d'amour entre une anglophone (Sascha Cole) et un francophone (Frédéric Lemay) inclut un travail physique important de la part des acteurs, «dont le résultat est un spectacle différent chaque soir», écrit-on dans le communiqué.

Hroses: outrage à la raison est présentée à la salle Fred-Barry du 4 au 14 avril.

Aussi à l'affiche

Comment je suis devenu musulman, texte et mise en scène de Simon Boudreault, à la Grande Licorne jusqu'au 21 avril, supplémentaires les 8 et 15 avril

anOther, de Dana Gingras (danse), au Wilder du 4 au 14 avril

Chienne(s), de Marie-Ève Milot et Marie-Claude Saint-Laurent, mise en scène de Marie-Ève Milot, à la salle Jean-Claude Germain jusqu'au 7 avril

Des promesses, des promesses, de Douglas Maxwell, mise en scène de Denis Bernard, à la Petite Licorne jusqu'au 6 avril

L'idiot, d'après le roman de Fiodor Dostoïevski, création d'Étienne Lepage et Catherine Vidal, au TNM jusqu'au 18 avril

Impromptu, de Sarah Kernochan, mise en scène de Stéphan Allard, au Rideau Vert jusqu'au 21 avril

Le songe d'une nuit d'été, de Shakespeare, adaptation de Frédéric Bélanger et de Steve Gagnon, mise en scène de Frédéric Bélanger, au Théâtre Denise-Pelletier jusqu'au 14 avril.




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