Échos de scène: le Théâtre de la Pire Espèce et danser les mots

Dans Villes, Olivier Ducas crée des villages, cités... (Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse)

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Dans Villes, Olivier Ducas crée des villages, cités et autres mégapoles imaginaires à l'aide d'une centaine d'objets et de matériaux et d'une caméra.

Photo Olivier PontBriand, Archives La Presse

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Tous les mardis, La Presse présente les actualités de la semaine dans le monde du théâtre à Montréal et au Québec. Premières, coups de coeur, spectacles en tournée et pièces à voir. La scène se passe ici et maintenant.

Théâtre de la Pire Espèce: objets de désir

Le Théâtre de la Pire Espèce a vu le jour en 1998. Née du désir de ses membres fondateurs, Olivier Ducas et Francis Monty, d'explorer de nouvelles formes d'art scénique, la compagnie s'illustre avec des créations du théâtre d'ombres et d'objets au Québec, mais aussi en Suisse et en France. 

Pour s'immerger dans leur oeuvre, le Théâtre Aux Écuries propose une mini-rétrospective du répertoire de la Pire Espèce, avec trois pièces marquantes et acclamées: Ubu sur la table, d'après les pièces d'Alfred (leur premier spectacle, qui a près de 850 représentations au compteur!), Petit bonhomme en papier carbone et, dès ce soir, Villes.

Francis Monty a créé Petit bonhomme en papier carbone en 2012, puis a présenté le spectacle en Europe. Le créateur a déjà résumé la démarche artistique de sa compagnie ainsi: «Est-ce qu'on peut manipuler un objet et en faire un récit? C'est un peu ça l'idée du théâtre d'objet. Un simple objet peut alors devenir un personnage. Même l'espace sur une scène peut en soi servir à développer une intrigue.» 

Interprétée et mise en scène par Olivier Ducas, coécrite avec Julie Vallée-Léger, Villes s'inspire des Villes invisibles de l'écrivain Italo Calvino. Ducas transpose la trame narrative du roman autour de plusieurs objets. Autour de l'acteur, une table, une caméra et une centaine d'objets et de matériaux avec lesquels Ducas construit, dessine et évoque des villages, cités et autres mégapoles imaginaires. «Sublime et brillant», a dit la critique. 

Jusqu'au 22 octobre aux Écuries. Le chiffre de la semaine: 71 000

Nombre de téléspectateurs qui ont regardé La divine illusion à Ici Radio-Canada Télé, le 9 octobre dernier. De mauvais augure pour le retour des téléthéâtres au petit écran? Il faut dire que la captation de la pièce de Michel Marc Bouchard débutait à 22 h 55, la veille de l'Action de grâce...

Danse jeune public: Danser les mots

Abécédaire dansé interactif et multidisciplinaire, 26 lettres à danser propose un voyage au coeur des lettres et des mots. Une création ludique et audacieuse de la chorégraphe Hélène Langevin qui invite l'enfant à voir une manifestation d'art vivant, mais aussi à y participer. «Une oeuvre poétique résolument contemporaine qui décloisonne le spectacle pour enfants et bouscule les conventions théâtrales», dit le communiqué.

Du 23 au 25 octobre, au Théâtre Outremont, puis en tournée au Québec et à Ottawa.

Coup de coeur: Poésie à l'italienne

La compagnie italienne Teatro Gioco Vita, spécialisée dans le théâtre d'ombres, est une habituée de la Maison théâtre: Le ciel des ours est sa cinquième création en 15 ans à y être présentée. On ne se lasse pas de la simplicité narrative et de l'ingéniosité de ces oeuvres destinées aux 4 à 8 ans. La pièce est divisée en deux récits: la quête d'un ours qui voudrait bien avoir un bébé, mais ne sait pas comment faire. Puis celle d'un petit ourson qui, après la mort de son grand-père, veut aller le rejoindre au ciel des ours et demande à plusieurs animaux de le manger. Émotion, économie de mots, jeu super physique des comédiens et mise en scène poétique font de cette pièce un véritable délice. - Josée Lapointe

À la Maison théâtre, jusqu'au 23 octobre.

Aussi à l'affiche

Mary Stuart. Une adaptation «expérimentale et féministe» du classique de Schiller. Au Studio Jean Valcourt du Conservatoire d'art dramatique, du 21 au 30 octobre (en anglais).

Le timide à la cour de Tirso de Molina. Mise en scène d'Alexandre Fecteau. Au Théâtre Denise-Pelletier, jusqu'au 22 octobre. 

Tartuffe de Molière. Mise en scène de Denis Marleau. Au TNM, jusqu'au 22 octobre (supplémentaires les 26, 27 et 28 octobre). 

Terminus de Mark O'Rowe. Mise en scène de Michel Monty. À La Licorne, jusqu'au 29 octobre. 

Le brasier de David Paquet. Mise en scène de Philippe Cyr. À la salle Jean-Claude-Germain du Théâtre d'aujourd'hui, jusqu'au 26 octobre.

Abîmés. Quatre courtes pièces de Beckett. Mise en scène de Catherine Bourgeois. À la salle Fred-Barry, jusqu'au 22 octobre. 

Fuck you ! You Fucking Perv ! de Leslie Baker. À La Petite Licorne, jusqu'au 21 octobre (en anglais avec surtitres français).

La liste de mes envies. D'après le roman de Grégoire Delacourt. Mise en scène de Marie-Thérèse Fortin. Au Rideau Vert, jusqu'au 12 novembre. En tournée au Québec jusqu'en juin 2017. 

Yukonstyle de Sarah Berthiaume. Mise en scène de Geneviève L. Blais. À La Chapelle, jusqu'au 29 octobre (en anglais). 

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