Le Festival de théâtre d'Avignon s'ouvre samedi

Des acteurs lors de la parade d'ouverture du... (PHOTO AFP)

Agrandir

Des acteurs lors de la parade d'ouverture du Festival d'Avignon.

PHOTO AFP

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Agence France-Presse
Avignon

Olivier Py, le directeur du Festival international de théâtre d'Avignon, ouvre lui-même le bal samedi avec sa version du Roi Lear de Shakespeare, un «texte au galop» qui représente selon lui la «pièce absolue».

Cette 69e édition propose 38 spectacles jusqu'au 25 juillet et des expositions, dont l'une dédiée au metteur en scène Patrice Chéreau, disparu en 2013. Après une édition 2014 mouvementée, marquée par la crise entre les travailleurs précaires du milieu du spectacle et le gouvernement, la billetterie a «battu tous les records le jour de l'ouverture», note Olivier Py.

Olivier Py, directeur du festival depuis l'an dernier, ne cache pas sa joie de monter ce Roi Lear qu'il couve depuis trente ans. S'il a commencé par Roméo et Juliette de Shakespeare en 2010, c'est qu'il n'était pas prêt pour ce «gros morceau» qu'est Le Roi Lear.

Dans ce chaudron qu'est Le Roi Lear, «la folie, le pouvoir, la méditation sur la parole, la mort» s'unissent «pour donner un sujet philosophique riche et puissant». Il l'a traduit pendant un an, pour s'en pénétrer et surtout lui imprimer «un rythme», restituer «ce texte au galop».

Sa traduction «ne ressemble à aucune autre», dit-il. Sans projeter la pièce dans le présent, elle vise à rendre «limpide» pour le spectateur cette tragédie d'un roi vieillissant qui partage son royaume entre ses trois filles, en échange de leur déclaration d'amour. Aveugle à l'hypocrisie de ses deux filles aînées qui jurent leur amour mais vont le dépouiller, le roi bannit Cordélia, sa préférée, qui refuse de se prêter à ce marchandage.

Lear, incarné par son acteur fétiche Philippe Girard, 56 ans, «c'est la mort du politique, l'effondrement de l'humanisme», dit-il. «C'est une pièce qui doit nous mettre en garde, quand la politique n'a plus de sens, cela produit de la violence, des guerres, la destruction des royaumes. On voit en 2h30 la balkanisation d'un royaume, ça rappelle beaucoup de choses et des choses récentes.»

Tous les soirs à 21h, avant la pièce dans la Cour d'honneur du Palais des papes, les badauds pourront en outre voir sur le parvis de célèbre Palais (résidence pontificale qui fut au 14e siècle le siège de la chrétienté d'Occident) un Lear miniature en 20 minutes imaginé par Py pour «trois comédiens, une danseuse, des tréteaux et une place publique».

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer