50 nuances de blagues

On trouve dans cette parodie aussi bien des... (Photo Carol Rosegg, fournie par la production)

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On trouve dans cette parodie aussi bien des «matantes» que des apollons en pantalon de cuir et aux abdos de béton.

Photo Carol Rosegg, fournie par la production

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Yves Schaeffner

Collaboration spéciale

La Presse

(NEW YORK) À moins d'un mois de la sortie du film 50 Shades of Grey, la comédie musicale parodique du même nom ne cesse de se moquer gentiment du «porno pour mamans» et de remplir les salles aux États-Unis.

Se moquer de 50 Shades of Grey n'est pas exactement un exercice compliqué. La série de best-sellers qui a fait frissonner les lectrices du monde entier - avec plus de 90 millions d'exemplaires vendus - a engendré un nombre incalculable de parodies. Il existe des versions XXX, gaies, sous forme de livre de recettes (!), d'autres mettant en scène des poupées... Le filon semble aussi porteur qu'inépuisable.

Évidemment, la plupart de ces parodies relèvent plus de la torture que du grand art. L'exception, selon les critiques? La comédie musicale 50 Shades! The Musical Parody, présentée en permanence à New York et en tournée dans 25 villes américaines.

Cabotine, grotesque et quelque peu obscène, la parodie a reçu, paradoxalement, de meilleures critiques que le livre. Le New York Times a notamment écrit que le «pastiche exubérant relève le défi haut la main».

La comédie met en scène un club de lecture formé de trois soccer moms qui carburent au vin et s'émoustillent en lisant les aventures de l'étudiante Anastasia Steele et de son homme d'affaires amateur de fessées, Christian Grey. On y trouve aussi bien des «matantes» que des apollons en pantalon de cuir et aux abdos de béton.

Inspirée du premier tome de la série écrite par la Britannique E.L. James, la parodie présente une Anastasia gentiment nigaude et un Christian Grey plus bedonnant que séduisant.

Reprenant pas à pas la trame du livre, la comédie musicale transforme chaque situation en farce aussi grotesque que salace.

Évidemment, la subtilité n'est guère au rendez-vous, mais difficile de ne pas pouffer de rire devant le panache du très ventru Christian Grey (joué par l'hilarant Jack Boice) ou les paroles pour le moins salées des 11 pièces musicales aux accents de rhythm and blues.

On l'aura compris, il est essentiellement question de libido, de fantasmes gnangnan et d'orifices en tout genre. Si la parodie ne manque une occasion de se moquer du roman érotico-plan-plan, elle le fait toutefois avec un certain respect.

Après tout, ses cinq créateurs savent fort bien que ce sont d'abord et avant tout les fans du roman qui remplissent l'Elektra Theatre, à New York, et les salles des autres villes américaines où la parodie est présentée.

«Nous voulions rire du phénomène tout en respectant les gens ont aimé ces livres», a récemment expliqué Emily Dorezas, l'une des auteurs de la parodie.

À entendre les fous rires des spectatrices (et des quelques spectateurs), elles ne s'offusquent guère que l'on se moque de leur roman fétiche. Bien au contraire. Elles semblent même prendre un malin plaisir à rire de leurs propres goûts littéraires.

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