Oh Lord: les bienfaits de la légèreté

Raphaëlle Lalande, Yves Morin, Simon Lacroix et Sonia... (Photo: Hugo B. Lefort, fournie par la production)

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Raphaëlle Lalande, Yves Morin, Simon Lacroix et Sonia Cordeau dans Oh Lord.

Photo: Hugo B. Lefort, fournie par la production

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Qu'ont en commun Les filles de Caleb, la rébellion des Patriotes, le parc Oméga et Dolly Parton? Absolument rien, sinon qu'ils ont chacun droit à un morceau de la nouvelle courtepointe chaotique imaginée par le Projet Bocal.

Au printemps 2013, le trio formé de Simon Lacroix, Sonia Cordeau et Raphaëlle Lalande nous avait charmé avec son premier spectacle-ovni composé d'une vingtaine de petites histoires traversées de chansons humoristiques.

Avec Oh Lord, le Projet Bocal se nourrit du même désir de folie et d'étrangeté maintenant inscrit dans leur ADN en poussant peut-être d'un cran l'humour absurde de ses numéros comiques qui s'enchaînent sans réel fil conducteur.

Rien ne relie en effet cette série de sketches mettant en scène ici un hibou libidineux qui hante une animatrice de parc-nature, là un chanteur de cabaret qui fait du «country slam» ou encore cette paysanne «qui mange sa marde», tout en nous sommant de lâcher Facebook!

Ceux qui connaissent l'émission Les Appendices - dans laquelle on retrouve Sonia Cordeau - y verront certainement des affinités dans l'humour décalé qui sied parfaitement à ces sympathiques comédiens.

Ce «retour à la terre» souhaité par le Projet Bocal, qui a voulu explorer notre folklore, est propulsé par la musique. Guitare, ukulélé, banjo et piano servent à narrer ces courtes histoires rigolotes, presque juvéniles, d'une légèreté totalement assumée.

Et pourtant, malgré leur vacuité apparente, ces personnages fantasques sont à la fois attachants et divertissants. Les trois interprètes de talent parviennent chaque fois à se livrer à nous avec juste ce qu'il faut de sincérité.

Cela dit, tous les numéros ne sont pas d'égale teneur et certaines histoires, sans queue ni tête, tombent un peu à plat... même si mercredi soir, des groupes scolaires ont ovationné sans réserves le trio.

Ces petits creux de vague ne durent toutefois pas et les trois acteurs rattrapent la balle au bon assez rapidement, notamment en chanson, avec des références toujours très actuelles.

C'est d'ailleurs dans l'interprétation de leurs chansons que les trois acteurs et chanteurs se distinguent. Notamment dans un «barbershop» à quatre, dans lequel on retrouve aussi le pianiste Yves Morin.

Oh Lord s'inscrit dans le courant interdisciplinaire qui mêle habilement théâtre, performance et musique. Un spectacle divertissant, qui n'a peut-être pas la profondeur toujours espérée, mais qui, étonnamment, nous fait du bien.

Un spectacle «feel good» où l'on rit de bon coeur sans se prendre la tête, ce n'est heureusement pas encore interdit au théâtre.

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Jusqu'au 28 novembre à La Licorne.

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