Et au pire, on se mariera: et au pire, lisez le livre!

La comédienne Kim Despatis se glisse parfaitement dans... (Photo: fournie par le Théâtre Prospero)

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La comédienne Kim Despatis se glisse parfaitement dans la peau d'une gamine de 13 ans prête à tout pour vivre le grand amour.

Photo: fournie par le Théâtre Prospero

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Le roman de Sophie Bienvenu, publié il y a à peine trois ans, avait tout de suite séduit le milieu littéraire. Et pour cause.

L'auteure d'origine française y décrivait d'un seul souffle la violence des premiers émois amoureux d'une fille de 13 ans pour un homme deux fois plus vieux qu'elle. Dans un style à la fois cru et imagé, sans concessions, qui révélait toute la fougue, la révolte et les excès de l'adolescente.

Le récit d'Aïcha Saint-Pierre est tout sauf banal. Au fil des pages, son témoignage révèle «Le» drame de Et au pire, on se mariera.

On y découvre une fillette laissée à elle-même (sa mère travaille de nuit dans un hôpital), qui vit un réel coup de foudre pour un jeune homme de son quartier (Baz). «C'était comme si je venais de me faire mordre par un vampire qui m'aurait vidée de mon sang et qu'on me l'avait instantanément remplacé par du Coke», écrit-elle.

Le monologue d'Aïcha, qui se livre à une travailleuse sociale ou à une psychologue, on ne sait trop, est interprété sur scène ces jours-ci par Kim Despatis.

La jeune comédienne vue récemment dans Les Liaisons dangereuses se glisse parfaitement dans la peau de cette gamine de 13 ans, mi-femme mi-enfant, prête à tout pour vivre le grand amour. Inconsciente de la bombe à retardement qu'elle porte à la ceinture.

Malgré cette performance individuelle remarquable, ceux qui ont lu le livre se demanderont pourquoi le théâtre s'est emparé de cette histoire.

Le texte de Sophie Bienvenu aurait pu être adapté pour la scène, on aurait pu y retrouver les personnages qui entourent Aïcha Saint-Pierre. Ce n'est pas le cas. Le metteur en scène Nicolas Gendron s'est contenté de reprendre le monologue d'Aïcha mot pour mot.

L'exercice n'est pas sans intérêt pour la comédienne, mais l'oeuvre littéraire, puissante et évocatrice, perd un peu de sa force de frappe...

Le printemps dernier, on apprenait que la réalisatrice Léa Pool adapterait le roman de Sophie Bienvenu au cinéma. Un projet qui pourrait transformer ce texte en une oeuvre autrement plus riche.

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Au Prospero jusqu'au 11 octobre.

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