Jack et le haricot magique: du théâtre dans nos parcs!

Après avoir créé une version contemporaine de Hansel... (Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse)

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Après avoir créé une version contemporaine de Hansel et Gretel, le metteur en scène Charles Dauphinais a choisi d'adapter Jack et le haricot magique.

Photo: Édouard Plante-Fréchette, La Presse

C'était mercredi soir dernier que le théâtre ambulant La Roulotte entamait sa tournée estivale des parcs montréalais. Après avoir créé une version contemporaine de Hansel et Gretel l'été dernier, le metteur en scène Charles Dauphinais a choisi d'adapter Jack et le haricot magique. La première a eu lieu, comme le veut la tradition, au parc La Fontaine.

Les traditionnelles pièces de théâtre à ciel ouvert de La Roulotte sont de retour dans nos parcs. Comme chaque année depuis plus de 60 ans, c'est l'occasion d'initier les tout-petits aux arts vivants et de découvrir, par le fait même, les jeunes diplômés des écoles de théâtre, qui en sont les vedettes.

Pour sa deuxième mise en scène avec La Roulotte, Charles Dauphinais cherchait une histoire qui lui laisserait une certaine liberté d'adaptation. Avec sa complice Élisabeth Sirois (Hansel et Gretel), il a choisi le conte anglais Jack et le haricot magique, dont la version de Joseph Jacobs (1890) est le plus souvent contée.

On s'en souvient, Jack vit seul avec sa mère qui est veuve. Il échange la vache familiale contre une poignée de haricots magiques. Tout en haut de la tige se trouve une maison où logent un richissime ogre et sa femme. À trois reprises, Jack parvient à leur dérober leurs trésors: un sac d'or, une poule aux oeufs d'or et une harpe d'or...

Une métaphore du pouvoir

«C'est un conte assez simple, qui tient en fait sur quatre pages, mais qui m'offrait beaucoup de possibilités, nous dit Charles Dauphinais. L'histoire de base du petit garçon qui doit affronter un géant en haut du haricot - qui est pour moi une métaphore du pouvoir - m'intéressait. Pour le reste, on a tout réinterprété!»

«Dans le conte original, il y a beaucoup d'allers-retours de Jack qui monte dans le haricot et qui redescend avec les trésors de l'ogre. Je trouvais que la morale était un peu douteuse... Je l'ai donc fait monter une seule fois et j'ai imaginé une autre histoire avec cet ogre.»

Dans son adaptation, Jack retrouvera en haut du haricot des petites créatures qui sont sous le joug de l'ogre. Ce sont les Moulous, des «paysans du monde céleste», qui seront sauvés par Jack. «C'est le défi de Jack, explique le diplômé de l'École nationale en 2008. De trouver la confiance et le courage de libérer ce peuple-là.»

Un enfant-ogre

Ce fameux ogre, habituellement représenté par un géant, sera incarné par un enfant. Un enfant-roi manipulateur. «C'est un peu le miroir de Jack, ce qui fait qu'il doit affronter un petit garçon du même âge que lui, mais qui n'a pas du tout les mêmes valeurs. Parce que Jack, lui, est généreux et candide.»

L'affrontement entre les deux enfants, au lieu d'être physique, prendra la forme ludique d'un combat de «mots» et de «danses». «L'ogre a une culture populaire plus contemporaine, ancrée dans le hip-hop, très gangster, tandis que Jack a une culture plus classique. On voulait créer un personnage qui allait parler aux jeunes.»

La rencontre de Jack fera prendre conscience à l'ogre qu'il est possible d'être autre chose qu'un tyran.

Les cinq interprètes (André-Luc Tessier, Marianne Dansereau, Guillaume Gauthier, Mathieu Richard et Tatiana Zinga Botao) porteront des masques et manipuleront des marionnettes. «Les comédiens joueront parfois deux ou trois personnages en même temps», détaille Charles Dauphinais.

Contraintes et libertés

Il y aura bien sûr des segments chantés, une façon de capter l'intérêt du jeune public, facilement distrait.

Au lieu d'utiliser le toit de la remorque pour les scènes qui se passent en haut du haricot, Charles Dauphinais a choisi de représenter toute l'action sur la scène principale. «Le toit est très haut et il est plus difficile pour les petits de regarder en haut. On a construit un décor avec des trappes qui donnent l'impression qu'on est arrivé au ciel...»

Qu'a-t-il apprécié de cette deuxième collaboration avec La Roulotte? «J'ai l'impression d'avoir une zone de liberté et de folie qui me permet de créer un objet hyper ludique, hyper flyé, répond Charles Dauphinais. On a beaucoup de contraintes dans la forme, mais on est très libres dans ce qu'on raconte, et ça, c'est agréable.»

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En tournée gratuitement dans les parcs de l'île de Montréal tout l'été.




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