Le grand méchant loup: loup y es-tu?

Il faut bien le dire, cette nouvelle fable clownesque et musicale de DynamO... (Photo: fournie par la Maison Théâtre)

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Il faut bien le dire, cette nouvelle fable clownesque et musicale de DynamO Théâtre a ravi le jeune public qui a ri de bon coeur, malgré les «chut!» des éducateurs qui l'accompagnait mercredi.

Ces élèves du primaire avaient pourtant toutes les raisons de s'esclaffer (de grâce, laissez-les rire, messieurs et mesdames les professeurs!) devant les trois personnages du Grand méchant loup.

Impossible pour les enfants de ne pas s'identifier à ces trois élèves maladroits qui s'empêtrent dans leur exposé oral sur la fable du Petit chaperon rouge. Malgré toute leur bonne volonté, les trois jeunes gens ne parviennent pas à compléter leur récit.

Aussitôt Le petit chaperon rouge évoqué, nous voilà projetés dans les fables Le loup et les sept chevreaux ainsi que Les trois petits cochons. Les histoires s'entremêlent donc avec ce dénominateur commun: le loup, symbole de toutes nos peurs.

C'est durant ces savoureuses digressions que l'on apprécie toute la créativité et l'imagination de ces jeunes qui se dévoilent peu à peu à nous. Hors du cadre formel auquel ils sont théoriquement contraints.

Tout sauf moralisateur

Il faut voir Yves Simard dans le rôle du «Châtain» se faire l'avocat du loup, sans qui toutes les histoires pour enfants tomberaient à plat! Petit à petit, son personnage s'affirmera notamment auprès de Mademoiselle La blonde, de qui il croit être amoureux...

L'auteure et metteure en scène Jacqueline Gosselin rythme parfaitement le jeu physique des acteurs (sur une petite plateforme inclinée vers le public), entrecoupé de numéros chantés et de jeux d'ombres astucieux. Son Grand méchant loup évite aussi le piège du récit moralisant.

Les interprètes jouent parfaitement leurs partitions, à commencer par Marilyn Perreault, qui brille d'espièglerie. Sur scène, le musicien Francis Guérard contribue au récit en rythmant les échanges au piano et au violon. Une belle idée.

La pièce s'adresse aux enfants de 6 à 12 ans, mais ce sont les plus jeunes d'entre eux qui apprécieront le plus ce récit clownesque dans lequel les trois personnages se révèlent dans toute leur vulnérabilité. Une belle bouffée d'air frais en ces temps froids.

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À la Maison Théâtre jusqu'au 30 mars. Pour les enfants de 6 à 12 ans.




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