Une soirée avec Louis-José Houde

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La Presse a passé une soirée aux côtés de Louis-José Houde lors d'une représentation de son quatrième, Préfère novembre.

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En rodage durant l'été un peu partout au Québec, Louis-José Houde sera en résidence à l'Olympia de Montréal tout l'automne avec son quatrième spectacle, Préfère novembre. La Presse a passé une soirée avec lui pour en apprendre plus sur cette nouvelle création.

18h30: Prendre ses aises

Louis-José Houde a élu résidence à l'Olympia, où il se produira jusqu'en décembre. «En octobre, je vais avoir 40 ans et je me suis demandé : qu'est-ce qui serait mon automne de rêve? Jouer à Montréal et préparer l'ADISQ, ça me semblait un beau scénario.» Passionné par le stand-up, il passe peu de temps loin de la scène. «Je ne fais pas de télé à cause de ça. J'ai des idées et des offres intéressantes, mais à part l'ADISQ et des films, je refuse.»

«Je pense que plus tu fais du stand-up, plus tu deviens meilleur à l'usage. C'est quelque chose qui est dur à faire et que tu dois entretenir.»

Même si la scène est ce qu'il préfère, il confie que, «pour ne pas avoir la langue à terre à 45 ans», il doit user d'imagination pour ne pas toujours être dans ses valises. Et la résidence est en quelque sorte la solution parfaite puisqu'elle lui permet de jouer pendant plusieurs semaines consécutives dans sa ville, avant de prendre la route en 2018.

18h45: Ça sent la coupe

«Vous êtes Bernard Brault, LE Bernard Brault?!», s'exclame Houde, alors qu'il s'apprête à jouer une partie de hockey sur table contre Simon Gouache, qui assure la première partie du spectacle. Le photographe de La Presse rougit alors que le grand amateur de hockey qu'est Louis-José Houde parle avec enthousiasme de ses photos prises lors de célèbres parties. Les parties de hockey sur table entre l'humoriste et Simon Gouache sont devenues une véritable routine d'avant-spectacle. Ce soir-là, ce sera aux Capitals de Washington (Gouache) d'affronter les Canucks de Vancouver (Houde). Entre deux buts, Louis-José raconte «la débâcle de Dolbeau» où Simon a remporté quatre parties: «Les 30 premières du spectacle, j'étais off tellement j'étais fâché.» Pour ne pas que ça se reproduise, ils arrêtent de jouer à 19 min 30 s, soit 30 minutes avant le début de la représentation. Et pour la petite histoire, l'équipe de Houde a remporté la coupe.

Simon Gouache (à gauche) assure la première partie... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 2.0

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Simon Gouache (à gauche) assure la première partie de Louis-José Houde depuis son précédent spectacle, Les heures verticales. Il ne cache pas son admiration pour le vétéran humoriste.

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19h30: Dans les yeux de Gouache

Simon Gouache assure la première partie de Louis-José Houde depuis son précédent spectacle, Les heures verticales. Il ne cache pas son admiration pour le vétéran humoriste: «Louis-José est un passionné de la scène, c'est un humoriste de scène. C'est ça qu'il aime faire dans la vie: monter sur un stage, regarder le monde dans les yeux et leur raconter des blagues.»

«Louis-José ne cherche pas le rire, il cherche la satisfaction artistique. Il veut connecter avec le monde. Ce n'est pas donné à tous les humoristes et le public s'en aperçoit.»

À propos de son ami, Simon ajoute: «Ça aurait tellement été facile de faire un quatrième show d'observation. Avec Préfère novembre, il voulait un spectacle qui lui ressemble. On voit que ça lui fait du bien de parler de tous les sujets qu'il aborde dans ce show. C'est beau à voir!», s'exclame-t-il.

20h30: Monsieur Virgule

Bien que sa première médiatique soit seulement au mois de novembre, Louis-José Houde ne s'estime pas en rodage. Le spectacle qu'il présente depuis septembre à l'Olympia est ainsi à peu de choses près ce qu'il offrira pendant toute la tournée. Maniaque du détail, l'artiste analyse chaque phrase, chaque mot et n'hésite pas à changer une virgule au dernier moment pour que l'effet comique soit plus fort. «Une blague est une partition, il faut trouver la musique qui colle à chacune d'entre elles, dit-il. Avec mon metteur en scène, Joseph St-Gelais, nous avons calculé le nombre de sacres et nous savons que je dois en enlever quelques-uns. Je ne veux pas sacrer trop, parce que c'est moins comique à la longue. J'aime mieux ne pas en faire pendant 40 minutes et, à un moment, boum, il y en a un et ça surprend.» Parmi les autres petits changements qu'il a apportés depuis le début de sa résidence à l'Olympia, on en compte un de taille: son décor. Il a finalement opté pour quelque chose de plus simple et intimiste pour mieux coller à l'énergie du spectacle.

21h: De l'humour positif

Présentés devant un public restreint, les Show caché 1 et 2 ont permis à Louis-José Houde d'être plus franc et plus authentique que dans ses trois précédents spectacles. «C'est là que j'ai réalisé que je pouvais vraiment être plus moi-même sur scène.» Dans Préfère novembre, l'humoriste adopte ainsi la voie de l'authenticité et choisit notamment de parler de ses nombreuses expériences avec des mères de famille monoparentale: «J'en ai tâté de la césarienne», s'exclame-t-il sur scène. 

«Mon but premier dans un spectacle est de faire rire. Numéro 2: faire réfléchir autant que possible.» 

«Personnellement, poursuit Louis-José Houde, je préfère quelqu'un qui va me faire rire pendant une heure à quelqu'un qui va essayer de me faire réfléchir sans me faire rire. Mais tu ne peux pas faire réfléchir tout le monde en même temps», précise Louis-José. Les relations non consentantes, l'eau potable, l'homophobie et le racisme sont également au programme de son spectacle. «J'ajouterais que je veux faire du bien, que je fais de l'humour positif.»

22h30: Vie privée

Louis-José Houde accorde peu d'entrevues et se fait très sélectif depuis quelques années. «Au début du deuxième spectacle, j'étais essoufflé. J'ai réalisé que si j'étais tout le temps partout, je n'arriverais peut-être pas à faire des tournées de 300-400 représentations. À un moment, j'ai compris qu'il fallait que ça prenne moins de place dans ma vie. Ce n'est pas une peur de dévoiler quelque chose, je n'ai rien à cacher. C'est purement un: "Non, je n'irai pas faire cette entrevue, parce que je veux être bon sur scène." En plus, c'est plein dans mes salles, alors pourquoi je courrais les entrevues? Je veux garder mon énergie pour les gens qui viennent me voir», dit l'humoriste. Interrogé à propos de sa conjointe, la comédienne Magalie Lépine-Blondeau avec qui il n'apparaît jamais en public, il explique: «Je ne suis pas contre le principe de mettre de l'avant son couple en public. Mais bon, il y en a qui n'aiment pas le camping? Moi, je n'aime pas que mon couple soit médiatisé. Je ne sais pas pourquoi, ça me rend inconfortable. Je suis discret dans la vie, j'ai été élevé comme ça. Si mes parents étaient connus, ils feraient pareil», conclut-il.




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