Nico Archambault: le dieu de la danse

Le but des producteurs de Saturday Night Fever était... (PHOTO Martin Chamberland, LA PRESSE)

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Le but des producteurs de Saturday Night Fever était de transformer la salle de spectacle en une immense discothèque. Et d'après Nico Archambault, le pari est réussi.

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La production française Saturday Night Fever se pose au théâtre Capitole de Québec pour tout l'été. Comme en France, Nico Archambault y interprète Tony Manero. De nombreux comédiens, chanteurs et danseurs québécois remplaceront les artistes français pour cette visite dans la Vieille Capitale, dont Wynn Holmes, Pierrette Robitaille, Rémy Girard et Amélie B. Simard.

Après avoir été élu danseur favori des Canadiens à So You Think You Can Dance en 2008, Nico Archambault est devenu un artiste prisé. Au cours des dernières années, il a cependant délaissé la scène pour se concentrer sur son travail de chorégraphe et réalisateur. Grâce à Saturday Night Fever, le revoici sur les planches.

« Finalement, j'ai vraiment pris plaisir à remonter sur scène et à revivre l'énergie d'une troupe. Mes moments préférés du spectacle sont ceux où je joue. Parce que c'est là qu'il y a le plus gros challenge pour moi et que j'apprends encore ce métier », dit celui qui aimerait bien décrocher d'autres contrats comme acteur.

Comme spectateur, Nico Archambault l'avoue : il se tient normalement loin des comédies musicales. C'est d'ailleurs une des raisons qui l'ont d'abord poussé à refuser le rôle de Tony Manero dans l'adaptation française de Saturday Night Fever, outre le fait qu'il ne sait pas chanter.

SE LAISSER CONVAINCRE

Sauf qu'à force de discuter avec l'équipe de production, il a été charmé par le projet. D'abord, parce qu'il n'a pas à chanter, puisque des chanteurs professionnels se chargent de ce mandat. Ensuite, parce que les chansons des Bee Gees ne sont pas traduites en français. Aussi, parce qu'il développerait son jeu d'acteur. Et pour finir, il passerait ainsi plusieurs mois en France où le spectacle a été créé et présenté au cours des derniers mois.

« Pendant les 70 représentations à Paris, nous avons constaté soir après soir que les gens sortaient heureux. Même les plus cyniques. J'ai d'ailleurs fait exprès d'inviter des gens qui ne devraient pas aimer ça pour voir leurs réactions, et ils ont vraiment aimé ça », dit le juge de l'émission Les dieux de la danse à Radio-Canada. 

« Il y a une espèce de magie dans la recette de ce spectacle qui fait que tu embarques, tu ris et tu chantes. »

- Nico Archambault

En tout, 15 artistes québécois se joignent à l'équipe française, dont fait déjà partie Nico Archambault. La conjointe de celui-ci, Wynn Holmes, remplace la danseuse française Fauve Hautot pour interpréter le rôle féminin principal. Ils forment ainsi le célèbre couple porté à l'écran par John Travolta et Karen Lynn Gorney, il y a exactement 40 ans.

« Nous étions à la recherche d'une danseuse de grand calibre pour le rôle de Stephanie Mangano. Nous avons passé plusieurs auditions sans trouver la perle rare. Nous savions que Wynn avait tout ce qu'il fallait pour tenir ce rôle, mais ses projets étaient très nombreux. C'est une grande chance qu'elle ait finalement accepté de se libérer pour notre spectacle », avance le metteur en scène, Stéphane Jarny.

Parmi les acteurs québécois qui s'ajoutent, il y a Amélie B. Simard, Joseph Martin et Matthieu Lévesque. Les parents de Tony Manero, interprétés par Pierrette Robitaille et Rémy Girard, apparaîtront sur un grand écran. 

DE SALLE DE SPECTACLE À DISCOTHÈQUE

Le but des producteurs de Saturday Night Fever était de transformer la salle de spectacle en une immense discothèque. Et d'après Nico Archambault, le pari est réussi.

« Imaginez, au Palais des sports où il y a 4000 places, des Parisiens se levaient, dansaient, chantaient, réagissaient au dénouement de l'histoire et me huaient même lorsque je suis méchant... Ouais, ils réagissaient beaucoup ! », dit le chorégraphe et danseur, qui croit que la réaction sera comparable au Capitole de Québec.

Et la danse dans tout ça ? « Ne t'inquiète pas ! Ça danse vraiment beaucoup dans ce spectacle. Le niveau est fort », promet-il.

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Au théâtre Capitole à Québec, du 28 juin au 3 septembre. La distribution française sera ensuite en tournée européenne de septembre à mars 2018.




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