Elvis Experience: le King arrive en ville

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Il est 13h. Martin Fontaine fait son entrée au Théâtre St-Denis. Après avoir salué ses musiciens et choristes (ils sont 32 sur scène), il prépare la liste des chansons qu'il interprétera pour sa première montréalaise.

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Après avoir fait chanter Las Vegas, Paris et Québec, Martin Fontaine débarque au Théâtre St-Denis pour y présenter du 16 au 27 mars Elvis Experience, le seul spectacle autorisé par Elvis Presley Enterprises et Priscilla Presley. Pour sa première montréalaise, il nous a offert un accès privilégié aux coulisses du spectacle. Showtime!

Répétition générale

Il est 13h. Martin Fontaine fait son entrée au Théâtre St-Denis. Après avoir salué ses musiciens et choristes (ils sont 32 sur scène), il prépare la liste des chansons qu'il interprétera pour sa première montréalaise. Son répertoire compte une cinquantaine de titres. Or, il doit en choisir 30. En tant que directeur artistique d'Elvis Experience, le choix lui revient.

Martin Fontaine connaît bien son spectacle. Il l'a présenté plus de 200 fois dans le monde entier. Malgré tout, cette série de concerts à Montréal diffère de ce qu'il a déjà fait. Cette fois-ci, il peut partir de chez lui, à Blainville, pour venir «travailler en ville». «Ce n'est pas comme ça d'habitude, alors que je suis en mode tournée. Je n'ai pas à m'occuper des tâches quotidiennes. Là, je dois me consacrer corps et âme au spectacle.»

Sur scène, Martin Fontaine répète ses pas de danse et échauffe sa voix. «C'est stressant, car ça fait un petit bout que je n'ai pas fait le spectacle. La dernière représentation d'Elvis Experience, au Capitole [de Québec], a eu lieu en septembre. Je dois rentrer dans le personnage, être proche du bonhomme. Là, il est encore loin de moi. J'ai dû le retravailler fort pour le garder frais.»

Pour interpréter Elvis Presley sur scène, Martin Fontaine doit se tenir en forme. Âgé de 51 ans, il s'entraîne chaque jour. D'abord le jogging, «mais pas trop fort, pour ne pas abîmer mes genoux», dit-il. Ensuite viennent l'elliptique et le stretching. «Je ne peux plus faire d'écart. Quand j'étais plus jeune, je pouvais faire le party pendant une fin de semaine. Maintenant, je dois me tenir en forme», affirme-t-il.

L'après-midi avance. Martin Fontaine fera bientôt une pause, avant d'entamer sa transformation en Elvis Presley. Plusieurs artistes et personnalités publiques sont attendus en début de soirée sur le tapis rouge de cette première montréalaise. Après Paris, Vegas et Québec, voit-il une différence entre les publics? «Les Québécois sont en général très fiers. Quand ils viennent voir le show à l'étranger, ça se sent dans la salle! Sinon, c'est vraiment à Paris que les gens sont le plus fanatiques! C'est fou!», s'exclame-t-il.

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18h. Martin Fontaine arrive dans sa loge, située derrière la scène principale du Théâtre St-Denis. Il lui reste deux heures pour se raser le visage, se maquiller et entamer la grande métamorphose le menant à ressembler à Elvis Presley.

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En coulisses

18h. Martin Fontaine arrive dans sa loge, située derrière la scène principale du Théâtre St-Denis. Il lui reste deux heures pour se raser le visage, se maquiller et entamer la grande métamorphose le menant à ressembler à Elvis Presley. Pour ce faire, il est aidé par Catherine, une maquilleuse professionnelle qui grossit ses traits et lui installe sa perruque. «Elvis, c'était surtout les cheveux. Il avait beaucoup de cheveux! Et ce n'était pas une perruque», affirme Martin, quelque peu nerveux.

Dans une petite pièce adjacente à la loge de Martin Fontaine, une dizaine de costumes et de ceintures - des répliques exactes de ce que portait Elvis Presley - sont accrochés sur des cintres. Pour Elvis Experience, les costumes choisis sont issus des années 1971 et 1972. «Je respecte ce qu'il portait sur scène à cette époque», explique Martin à La Presse. Ce soir, dit-il, il s'est donné un mot d'ordre: «Let's have fun!».

Il reste moins d'une heure avant le début du spectacle. Martin Fontaine est assis sur une chaise, dans sa loge, et regarde une photo d'Elvis Presley posée sur le comptoir. Sa maquilleuse Catherine termine la transformation. «Je suis la personne la plus privilégiée du monde. Une fois, Priscilla et Lise-Marie Presley m'ont dit ''tu fais partie de la famille maintenant''», raconte-t-il fièrement.

Moins de 20 minutes avant le début du spectacle, les artistes invités pour cette première montréalaise foulent le tapis rouge. Dans sa loge, Martin Fontaine a ouvert son ordinateur pour visionner un spectacle du «vrai» Elvis. Il se laisse imprégner par la musique, alors que Catherine, sa maquilleuse, l'aide à poser sa perruque. La transformation est complète, il ne lui reste plus qu'en enfiler son costume.

En coulisse, les musiciens se coiffent et se maquillent. Tous les artistes présents sur la scène d'Elvis Experience incarnent les musiciens qui jouaient à l'époque où le King se produisait à Las Vegas. Ils connaissent leurs bios, incarnent leurs personnages. Devant la loge de Martin Fontaine, des équipes de télévision attendent afin de lui parler. Pendant ce temps, ce dernier colle ses favoris. Le miroir ne renvoie plus l'image de Martin Fontaine. Le King est prêt à chanter à Montréal.

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Sur scène, une vidéo d'époque est projetée, où l'on voit le vrai Elvis, au début des années 70, faire son entrée à l'International Hotel, à Las Vegas.

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Le spectacle

Le Théâtre St-Denis est plein à craquer. «On s'en va voir Elvis!», s'exclame une spectatrice qui arrive à son siège, quelques secondes avant le début du spectacle. Sur scène, une vidéo d'époque est projetée, où l'on voit le vrai Elvis, au début des années 70, faire son entrée à l'International Hotel, à Las Vegas. Entre 1969 et 1976, il y donna plus de 630 représentations. Quand Martin Fontaine entre en scène, le St-Denis explose de joie.

Vêtu de son costume bleu, guitare à la main, Martin Fontaine (ou plutôt Elvis Presley, tellement la ressemblance est forte) enchaîne les succès. Moins de 20 minutes après le début du spectacle, des spectateurs se lèvent de leur siège. Ils tapent des mains, dansent et chantent le temps d'une chanson. Déjà, l'énergie du public est palpable.

Tout au long du spectacle, Martin Fontaine n'est plus le Québécois francophone que l'on a rencontré plus tôt dans les coulisses. Métamorphosé en Elvis Presley, il s'adresse à la foule en anglais. Lorsqu'il chante Teddy Bear, il lance des ours en peluche aux spectateurs, qui se lèvent pour les attraper. «On t'aime, Elvis!», crie une spectatrice. «Oh, lady, I don't understand what you're saying» (Chère dame, je ne comprends pas ce que vous dites), lui répond, farceur, Elvis (Martin Fontaine) Presley.

En entamant Love Me Tender, Martin Fontaine va voir ses fans dans la salle. Dès qu'il est descendu de la scène, il est suivi de deux gardes du corps, alors que des spectateurs se lèvent spontanément pour l'embrasser et lui serrer la main. Plus loin, la chanteuse et animatrice Mitsou bondit de son siège et court vers lui, pour l'embrasser à son tour.

Tout au long du spectacle, on sent que Martin Fontaine maîtrise son personnage et qu'il est en communion avec ses musiciens. Violonistes, violoncellistes, guitaristes, trombonistes, trompettistes, pianistes et bien plus encore, ils sont tous au sommet de leur forme. Les spectateurs du Théâtre St-Denis applaudissent chaudement à plusieurs reprises.

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