Jean-Thomas Jobin: plus près de sa vraie nature

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Renouveler son style sans perdre son public qui le suit depuis plusieurs années: voilà le défi auquel fait face l'humoriste Jean-Thomas Jobin.

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Jean-Thomas Jobin est bien connu pour son caractère stoïque, ses répliques ironiques et l'univers absurde qu'il sait manier. Mais connaît-on vraiment l'homme qui se cache derrière le personnage?

Dans Apprendre à s'aimer, son troisième spectacle solo en carrière, qui sera présenté en première montréalaise aujourd'hui, l'humoriste veut offrir à son public des clins d'oeil pendant lesquels son personnage est moins campé pour exploiter la complicité qui le lie à ses «fans» et montrer un peu plus de sa vraie nature.

«En début de carrière, mon personnage était super hermétique et ne décrochait jamais. Il n'avait aucune émotion. Il est peut-être encore un peu comme ça, mais plus chaleureux. S'il se passe quelque chose dans la salle, je vais me laisser aller, improviser un peu, ce que je faisais rarement en début de carrière», explique-t-il en entrevue.

Quinze ans ont passé depuis son premier spectacle. Jobin a vieilli et les thèmes qu'il exploite ne sont plus les mêmes qu'au moment où il foulait les planches pour la première fois.

Sur scène, l'humoriste présentera pour la première fois un numéro sur ses parents, répondant enfin à la question que tant se sont posée: «Qui a bien pu engendrer ce que je suis», dit-il en riant.

«Mais je ne recherche honnêtement pas le rire aux deux secondes. Dans ce numéro, le public verra Jean-Thomas, le gars, et moins le personnage. Ce sera plutôt sourire en coin.»

Vers une tournée de 2 ans

Renouveler son style sans perdre son public initial qui le suit sans cesse depuis plusieurs années: voilà le défi auquel fait face Jean-Thomas Jobin, aujourd'hui à l'aube de la quarantaine, alors que le marché foisonnant de l'humour a éclaté ces dernières années.

«Je dois me renouveler sans me dénaturer... C'est tout un défi! Souvent, le rire est provoqué par la surprise. Si les gens devinent les blagues à l'avance, ils rient moins. Il faut bien tout calculer... Le troisième spectacle est donc toujours aussi ironique et fantaisiste que les deux précédents, mais le personnage se décline mieux», promet-il.

Si la tournée qui s'amorce se passe bien, le spectacle Apprendre à s'aimer devrait rouler pendant les deux prochaines années pour au moins 100 représentations, espère l'humoriste. Entre-temps, d'autres projets pourraient venir chambouler son horaire, dont une possible émission à la télévision réunissant Jobin et ses collègues Dominic Paquet et Adib Alkhalidey.

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Au Gesù les 11, 13 et 14 novembre

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