Kev Adams: Montréal conquis

L'humoriste français Kev Adams... (Photo Olivier Jean, La Presse)

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L'humoriste français Kev Adams

Photo Olivier Jean, La Presse

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L'humoriste français Kev Adams a présenté une adaptation québécoise de son spectacle Voilà voilà, ce vendredi soir au Théâtre Maisonneuve, à Montréal. Deux heures d'interactions énergiques avec le public et d'anecdotes qui ont fait mouche.

Majoritaires, les Français de Montréal s'étaient déplacés à la Place des arts pour l'artiste parisien et ils avaient amenés leurs ados. Car l'humour de Kev Adams exprimé avec une belle aisance sur scène est d'abord destiné à un jeune public, ce qui n'empêche pas les spectateurs plus âgés de passer un bon moment. En autant qu'on s'adapte à ce style un peu gamin, tendre et ludique.

Six ans après sa première performance, plus anonyme, à Juste pour rire, l'humoriste de 24 ans a imité plusieurs fois l'accent québécois tout en démontrant qu'il maîtrise bien nos expressions. Quitte à en inventer, comme «chicoutimier» pour signifier «faire l'amour» !

Puis, il recherche dans le public les spectateurs qui ont vu des «cerfs» ou des orignaux sur la route alors qu'ils conduisaient. Il était étonné de voir la moitié de la salle lever la main.

Il plaisante ensuite sur le sujet avec une spectatrice, montrant un réel don pour l'improvisation. Parle ensuite de ses voyages en famille, de sa mère qui lui avait dit qu'humoriste, ce n'est pas un métier. 

Surprise, Rachid Badouri rejoint alors brièvement le Français pour lui offrir une poutine et le donner en 

exemple de l'idée selon laquelle «il faut croire en ses rêves». Plus tard, il a plaisanté sur scène avec Jérémy Demay qui lui a délivré le même message.

Puis, il demande aux jeunes quels sont ceux qui ont des prénoms atypiques. Il a trouvé Marie-Luc, une petite fille qui a hérité des prénoms de ses parents. Il a également plaisanté avec un gars qui s'appelle Jihad. «Bon courage, je te souhaite de t'éclater, euh non pas de t'éclater !»

Moins bon, par contre, le «cours d'allemand-musique» pour lequel il caricature un professeur qui hurle et parle de sa copine Greta qui «pèse 300 livres et qu'on appelle Gros-tas». Il y a comme ça, ici et là, quelques blagues un peu lourdes dont Kev Adams pourrait se passer car lorsqu'il fait part d'épisodes de son enfance, il est intéressant, touchant et drôle.

Il a même chanté, notamment du gospel, et fait lever les gens pour danser la zumba. Toute la salle a dansé, a tapé dans ses mains, a sauté. Gros party qui s'est poursuivi avec un échange constant et chaleureux avec le public. Il a même réussi à faire monter Michel Courtemanche sur scène à la fin du show pour lui rendre hommage.

Voilà, voilà, c'est Kev Adams. Il a du potentiel. Il est sympathique et doté d'un bon jeu de scène. Le public était ravi de passer ces deux heures sans entracte avec lui. Il aime visiblement beaucoup les Québécois, simplement et sans sous-entendu. Ayant un grand besoin d'amour, l'enfant chéri des Français a dit avoir réalisé son rêve de se produire au Québec et en était presque ému. On souhaite bonne chance à Kev Adams et on espère le revoir plus tard... dans un registre différent.

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