50 Shades!: 50 nuances de rigolade

Les comédiens Martin Larocque et Albane Chateau incarneront... (Photo: Ivanoh Demers, La Presse)

Agrandir

Les comédiens Martin Larocque et Albane Chateau incarneront les deux personnages principaux de la parodie musicale 50 Shades!, présentée au St-Denis au mois d'août.

Photo: Ivanoh Demers, La Presse

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

On a dévoilé hier au Théâtre St-Denis la distribution de 50 Shades! La parodie musicale, l'adaptation québécoise d'un spectacle américain à succès qui se moque «gentiment» du best-seller érotique d'E.L. James, avec Albane Chateau et Martin Larocque dans les rôles principaux d'Anastasia et Christian. Vous avez dit second degré?

Les nombreux détracteurs de 50 Shades of Grey peuvent maintenant dire qu'il y a du bon dans ce phénomène ahurissant: la parodie musicale 50 Shades!.

Oui, on a trouvé le moyen de se bidonner à propos du bondage, popularisé par ce succès de librairie, et des comédies musicales en général, grâce à ce spectacle très «second degré» qui fait rire le public à New York et Los Angeles depuis un bout de temps et qui a dorénavant sa version québécoise.

Le producteur Didier Morissonneau, qui a acheté les droits, considère que «la boucle est bouclée» dans sa carrière plutôt originale. Cet éternel pince-sans-rire, qui nous a offert les comédies musicales Joe Dassin et Big Bazar, est aussi celui qui a monté le spectacle hilarant Cabaret Biodégradable, dans lequel on lit très sérieusement des extraits absurdes d'autobiographies de vedettes.

«50 Shades!, c'est un des shows les plus drôles que j'ai vus de ma vie, il fallait faire une version québécoise», affirme Morissonneau.

Sa conjointe, l'auteure-compositrice-interprète Amélie Veille, et lui ont traduit le livret, où le double sens érotique ridicule est présent du début à la fin. «C'était touchant d'entendre Amélie chanter à propos de la masturbation ou de la sodomie...», se souvient-il, ironique.

Car c'est ainsi qu'il faut entendre ce spectacle où l'on s'amuse des incongruités du roman, mais aussi des clichés des comédies musicales. Ainsi, Anastasia et Christian traversent des moments inspirés des Misérables ou du Fantôme de l'opéra. Hier, au Saint-Denis, on a eu droit au premier extrait, intitulé Un trou en moi, qu'Anastasia désespère de combler (on vous laisse deviner toutes les interprétations possibles).

On dévoilait aussi toute la distribution: Léane Labrèche-D'or (Kate), Jean-François Poulin (José), Marina Bastarache (Déesse intérieure), Daniel Delisle (Elliot), ainsi que Vanessa Duchel, Sarah Dagenais Hakim et Johanne Lapierre en tant que dames d'un club de lecture à partir duquel va se déployer l'univers de 50 Shades!.

Mais ce sont bien sûr les rôles principaux d'Anastasia Steele et Christian Grey qui retiennent l'attention. Albane Chateau avait le profil idéal pour incarner la pure, douce et fragile Anastasia, comme on a pu le voir dans son interprétation inspirée, mais la surprise est arrivée par Martin Larocque, qui a hérité du rôle du séduisant millionnaire Christian Grey et qui est apparu, en peignoir, dans toute sa splendeur.

On se souvient que l'attribution du rôle pour le film avait suscité de nombreux débats sur les réseaux sociaux, mais avec Martin Larocque, croit Didier Morissonneau, «le débat est clos! »

«Si les gens ne comprennent pas que c'est une parodie...» a souligné Larocque, qui avoue ne pas avoir cru à la proposition au début. «On assume totalement. Il faut beaucoup exagérer et rire dans les répétitions, que ça passe à travers le corps, pour arriver au bout et que les gens embarquent.»

«Il y a des choses tellement clichées dans le roman, c'est comme La Belle et la Bête avec du sadomasochisme», affirme Albane Chateau.

Quel est le public cible de 50 Shades! La parodie musicale? Étonnamment, les lectrices du roman, les mêmes qui sont allées voir le film et qui prennent le tout avec un grain de sel. Mais, même si on n'a pas lu le livre, on s'y amuse tout autant. Après avoir entendu les paroles drôles et douteuses de deux chansons, on confirme qu'il n'est pas nécessaire de connaître l'oeuvre complète d'E.L. James pour comprendre de quoi il est question...

_______________________________________________________________________________

Au Théâtre Saint-Denis, du 12 au 15 août.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer