Cathy Gauthier: l'heure de la maturité a sonné

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Cathy Gauthier ose et est juste assez irrévérencieuse, disant tout haut ce que tout le monde pense tout bas dans son dernier spectacle Pas trop catholique. 

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Cathy Gauthier présentait hier soir au Théâtre St-Denis 2 Pas trop catholique, son troisième spectacle solo. L'humoriste de 37 ans a offert une performance bien différente de ce à quoi elle avait habitué son public. Elle nous avait pourtant bien prévenus: finies, les fellations mimées sur scène et les blagues scatologiques. Adieu, la vulgarité gratuite, bonjour, les histoires bien ficelées et drôles.

Cathy Gauthier a fait son entrée sur scène par une feuille de lotus tout droit sortie d'un décor conçu par Daniel Fortin. Décor qui n'est pas sans rappeler un confessionnal. Et des confessions, elle en a fait beaucoup au cours de la soirée.

Tout d'abord son dégoût pour les spas. On suit assidûment le récit de son expérience, ou, plutôt, de son traumatisme dans les bains qu'elle a partagés avec des dizaines d'inconnus à l'hygiène douteuse. «J'avais tellement les pores dilatés que j'aurais pu accoucher de la face!», lance-t-elle à propos de son passage dans le sauna humide. Un numéro bien livré et drôle.

Autre confession de Cathy Gauthier: son agacement envers les gens qui se proclament épicuriens, mangent bio et se croient de grands connaisseurs de vins, eux «qui ont écouté deux ou trois fois Curieux Bégin».

Suit un sketch hilarant sur les émissions de cuisine dans lequel elle s'en prend solidement à Louis-François Marcotte et écorche au passage Ricardo.

Cathy Gauthier ose et est juste assez irrévérencieuse, disant tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

De l'allaitement tardif à l'épilation intégrale du bikini au laser, en passant par les accros à la porno, l'humoriste se lance dans des numéros en dessous de la ceinture qui évite pourtant habilement le mauvais goût. «Toutes les causes sont nobles, mais on s'entend qu'avant qu'un organisme te vienne en aide pour ta maladie, tu peux toujours te crosser», lance-t-elle à propos du gars venu raconter sa dépendance à la pornographie chez Denis Lévesque.

Qu'il s'agisse du sien ou de celui des autres, le couple occupe une bonne moitié du spectacle de Cathy Gauthier qui aborde la question de la séparation des conjoints de fait en revenant sur l'affaire Éric contre Lola. Elle joue sur les mots, et c'est très bon.

L'humoriste se confie également sur sa vie de couple avec son chum des cinq dernières années, qui vient d'un milieu bien différent du sien.

«Mes beaux-parents ont fait la même face que s'il leur avait présenté Shandy d'Unité 9», s'amuse-t-elle, avant de poursuivre avec un très bon sketch sur la série qu'elle résume à la vitesse grand V.

Coup de coeur pour le dernier numéro de la soirée sur la jalousie. «Mon chum peut faire ce qu'il veut en autant qu'il reste ici», dit-elle.

Toujours aussi énergique, mais faisant preuve d'une maîtrise accrue, Cathy Gauthier a offert un spectacle solide du début à la fin et sans temps morts. Cathy Gauthier est peut-être plus mature, mais elle n'en est que plus drôle! Bravo.

En première partie, Silvi Tourigny, qu'on connaissait à travers son personnage de «Carole aide son prochain», a offert une performance très efficace, partageant son expérience de nouvelle maman. Son numéro sur la sexualité des écureuils était hilarant, sans oublier son récit d'une virée au club de danseuses. On a hâte de la revoir sur scène.

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