Galas Juste pour rire: les coulisses des auditions

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Christian Viau, directeur de la programmation des galas Juste pour rire, et son équipe choisiront au cours des prochaines semaines les humoristes de la relève qui auront le privilège de se produire sur la scène de la salle Wilfrid-Pelletier devant 3000 spectateurs au festival cet été. La Presse s'est rendue jeudi dernier dans un petit bar de Bois-des-Filion, où se déroulait une première série d'auditions, et a pu suivre le processus de sélection.

«On parle de quasiment garder tout le monde, là?», demande l'auteur des galas Juste pour rire, Julien Tapp. «Non, moi, je vois deux numéros qui peuvent vraiment fonctionner», corrige le directeur de la programmation, Christian Viau, lors des auditions au petit bar Bière au menu, où une dizaine d'humoristes de la relève se sont produits jeudi soir.

Il s'agit de la première d'une série de trois soirées visant à sélectionner les jeunes talents que le public retrouvera dans les six galas Juste pour rire, en juillet prochain.

Entouré de Maureen Mondin, coordonnatrice au contenu des galas, de Stéphane Poirier et de Julien Tapp, ses deux auteurs officiels, Christian Viau va devoir évaluer les humoristes qui auditionnent cette année autour du thème «Têtes de Turc des Québécois».

«On se réunit dans un premier temps pour décider de la thématique de chaque gala. Puis on envoie cette bible à tout le monde pour qu'ils puissent être au courant des sujets abordés. Ensuite, ils doivent nous soumettre leurs textes. Cette année, on en a reçu 118, qu'on a dû lire pour retenir seulement 30 humoristes qui passeront en audition ici», explique le directeur de la programmation. On ne devrait garder au final que de six à huit candidats.

Au cours des trois soirs d'auditions, les quatre juges devront ainsi se demander si les candidats sont prêts à se produire dans un gala.

Les atouts recherchés

«C'est juste moi où, à un moment, j'ai complètement décroché? Ça commençait super fort et puis... J'ai l'impression que le numéro n'est pas fini. Il y a du travail à faire», lance Christian Viau après le numéro de Mélanie Couture.

«On doit vraiment lui trouver une chute. J'ai peur qu'on comprenne rapidement son pattern. Il faudrait s'asseoir avec lui, parce que c'est solide», déclare-t-il ensuite à son équipe alors que Jérémie Larouche vient tout juste de terminer son numéro.

Mais que recherchent vraiment le directeur de la programmation et son équipe?

«Il fut une époque où l'originalité passait avant tout. Personnellement, je veux surtout que ce soit drôle. L'efficacité comique est essentielle, mais c'est la présence scénique qui compte le plus», précise Christian Viau.

«J'ai vu beaucoup trop d'humoristes avec de bons numéros se planter sur scène, car ils n'étaient pas prêts à performer devant 3000 personnes à la Place des Arts», ajoute-t-il.

Alors que Jérémie Larouche, Mélanie Couture, Geneviève Gagnon, Mikael Dallaire, Martin Vachon, Sébastien Haché, Mélanie Ghaminé, Martin Félip, Ben Lefebvre et Mathieu Cyr ont réussi jeudi à respecter la limite de sept minutes pour leur numéro, tous n'ont pas su séduire le jury.

«Ça a été une bonne première soirée. C'est encourageant. Il n'y a pas eu de flop majeur, mais tout de même des numéros meilleurs que d'autres», résume Christian Viau, visiblement satisfait.

Des auditions à ne pas confondre avec celles de l'émission En route vers mon premier gala, dont le grand gagnant se retrouvera lui aussi dans un des galas Juste pour rire cet été.

«Ici, les humoristes ont la contrainte du thème, et c'est beaucoup de boulot! Aujourd'hui, il y avait de bons numéros, mais, en discutant, on se rendait compte qu'ils ne respectaient pas toujours la thématique. Pour En route, je dois m'asseoir avec le gagnant pour voir comment l'intégrer dans un des galas», explique Christian Viau.

Des animateurs investis

À la fois curieux et investis, les animateurs de galas Maxim Martin et François Bellefeuille étaient présents aux premières auditions pour avoir une idée du genre de numéros que les humoristes de la relève vont proposer.

«Même si je n'ai pas le pouvoir ultime, je peux influencer les décisions. Je suis comme les grosses multinationales avec les politiciens», s'amuse François Bellefeuille, qui est lui-même passé par ce processus d'auditions il y a quelques années et qui animera son tout premier gala sur la thématique des «rejets».

«C'est un peu stressant de savoir si le numéro a le potentiel de fonctionner, surtout quand c'est pour un gala qu'on va animer. J'ai hâte de voir si je me suis trompé!», dit-il.

Animateur du gala «Sexe opposé» aux côtés d'Anaïs Favron, Maxim Martin éprouve une certaine fébrilité à voir ces jeunes humoristes auditionner. «Ils ont des idées fraîches, une fougue, le fun et une belle innocence. Du moins avant qu'ils réalisent que c'est un métier de merde!», s'amuse-t-il.

L'humoriste a-t-il un conseil à donner à la relève? «On court après les standings, mais je vois les galas comme un match d'étoiles. Alors, appréciez chaque moment, car c'est votre moment de gloire», conclut-il.




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