Cinq visages du Super Méga Continental

Dès vendredi, 375 interprètes amateurs transformeront la place des Festivals en... (Photo André Pichette, La Presse )

Agrandir

Dès vendredi, 375 interprètes amateurs transformeront la place des Festivals en piste de danse en ligne en présentant le Super Méga Continental.

Photo André Pichette, La Presse 

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Depuis 2009, le chorégraphe Sylvain Émard ne cesse de faire évoluer son Grand Continental. Ce sont cette fois 375 interprètes amateurs qui transformeront, à partir de vendredi, la place des Festivals en piste de danse en ligne en présentant le Super Méga Continental, un cadeau d'une trentaine de minutes célébrant l'anniversaire de Montréal, mais surtout la diversité de la métropole. La Presse a rencontré cinq participants, passionnés ou néophytes de danse qui se sont prêtés à l'aventure.

Jonathan Côté... (Photo André Pichette, La Presse) - image 1.0

Agrandir

Jonathan Côté

Photo André Pichette, La Presse

Jonathan Côté: Le danseur décomplexé

35 ans, audiologiste

Deuxième participationSa motivation: «J'avais une amie qui avait participé au Grand Continental en 2009 au parc Émilie-Gamelin. Elle savait que j'aimais la danse, mais que j'étais un peu gêné, alors quand elle a reçu l'annonce des auditions pour 2011, elle m'a demandé si je voulais embarquer et j'ai accepté. J'ai complètement tripé et j'ai décidé de le refaire cette année.»

Son rapport à la danse: «Ce que je retiens le plus de l'expérience du Grand Continental XL, c'est la joie brute que j'ai ressentie. Je dis maintenant à mes amis qu'ils ne me connaissent pas vraiment s'ils ne m'ont pas encore vu danser. C'est comme si une partie de moi s'exprimait à travers la danse. Quand je danse, ça cultive une joie de vivre qui me fait du bien. Depuis, je suis des cours de danse contemporaine et de blues.»

Danser à 375, c'est... «euphorique. Quand je me suis retrouvé au Stade olympique la première fois pour répéter, j'avais eu une journée difficile au travail. Mais en arrivant dans la salle, j'ai commencé à me sentir euphorique! Dès que j'embarque avec tout le monde sur la piste de danse et que tout le monde rit et crie, je ne veux plus que ça finisse.»

Denise Proulx... (Photo André Pichette, La Presse) - image 2.0

Agrandir

Denise Proulx

Photo André Pichette, La Presse

Denise Proulx: La doyenne 

73 ans, designer d'intérieur à la retraite (soeur de Danielle Proulx, mère de Catherine Proulx-Lemay)

Troisième participationSa motivation: «Ma soeur Danielle Proulx est complice du projet de Sylvain Émard depuis le début, et c'est elle qui m'en a parlé. La première fois que j'ai participé, c'était avec une autre de mes soeurs à la place Émilie-Gamelin. Puis pour le Grand Continental XL, on était près de 200 à la place des Festivals et deux autres de mes soeurs se sont jointes à nous, ainsi que ma fille, mon beau-frère et ma belle-soeur. C'est surtout une belle histoire de famille!»

Son rapport à la danse: «Je fais beaucoup de tai-chi. Je suis en forme, mais mon problème, c'est la mémoire! Les mouvements ne sont pas très compliqués, mais il faut retenir l'enchaînement. J'avais fait de la danse toute jeune, de l'expression corporelle. J'ai même dansé dans un spectacle pour Expo 67! Ça faisait des années que je n'avais pas dansé! Mais le Super Méga Continental, c'est beaucoup plus que de la danse.»

Danser à 375, c'est... «une belle folie. On a l'impression de faire partie d'une confrérie. On se sent privilégié de pouvoir faire ce projet avec autant de personnes et de complicité. J'ai enrôlé deux amies et j'ai retrouvé des gens des précédentes éditions. Ce ne sont que de beaux souvenirs. On est 375 et c'est beau, l'unité qui se dégage de tout ça!»

Suzy Cayer... (Photo Olivier jean, la presse) - image 3.0

Agrandir

Suzy Cayer

Photo Olivier jean, la presse

Suzy Cayer: La future maman

33 ans, enseignante en art dramatique au primaire, enceinte de six mois

Deuxième participationSa motivation: «J'ai participé au projet en 2011 et quand ils ont fait l'appel aux anciens danseurs, j'ai tout de suite donné mon nom, car j'avais très envie de le refaire. On prévoyait une grossesse dans l'année et j'étais enceinte de trois mois quand les répétitions ont commencé. J'en ai parlé à Sylvain Émard et à Nathalie, une des danseuses professionnelles du projet, et ils m'ont dit qu'il n'y avait pas de problème par rapport à la grossesse, que je devais écouter mon corps et adapter certains mouvements. C'est peut-être un peu fou de penser ça, mais je me dis que ça va peut-être avoir un impact sur le bébé. C'est que quand je danse, il est plutôt calme, mais pendant la pause, il s'active!»

Son rapport à la danse: «Je n'avais jamais vraiment suivi de cours, mais j'avais déjà un certain rapport au mouvement, car j'ai étudié en enseignement en art dramatique. Un ami danseur professionnel qui avait participé à un précédent continental m'a parlé du projet et j'ai embarqué avec des amis.»

Danser à 375, c'est... «un plaisir décuplé. Ça nous élève. Il y a un sentiment de réel plaisir, quelque chose de plus grand que nous qui opère, une belle folie!»

Andrea Ubal et Gabriela Soto Ubal... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE) - image 4.0

Agrandir

Andrea Ubal et Gabriela Soto Ubal

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

Andrea Ubal et Gabriela Soto Ubal: L'expérience mère-fille

Andrea, 45 ans, comédienne et étudiante au doctorat en étude et pratique des arts

Gabriela Soto Ubal, 18 ans, étudiante au cégep en soins de santé

Première participationLa motivation d'Andrea Ubal: «On a vécu à Montréal entre 2009 et 2012. J'avais vu le Grand Continental au FTA et j'avais adoré ça. Je voulais le faire une fois dans ma vie! On vient du Chili et à notre retour ici, j'ai pris connaissance des auditions et j'ai invité ma fille à venir avec moi. C'est le premier projet avec ma fille en tant qu'adulte.»

Son rapport à la danse: «C'est l'unique expérience qu'on a faite avec autant de gens en même temps! Ma fille suit des cours de hip-hop et j'aime beaucoup la danse. Le plus difficile est d'essayer de garder les lignes. Il faut beaucoup se concentrer pour y arriver. L'énergie est telle quand on répète avec tous ces gens que quand on rentre le soir, on est épuisé!»

Danser à 375, c'est... «très émouvant. On ressent tellement de joie quand on danse. J'en ai la chair de poule! Il y a une grande diversité, mais en même temps, on fait la même chose, on est dans une même énergie, tout le monde est pareil!»

Tae Yeong Jung... (PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE) - image 5.0

Agrandir

Tae Yeong Jung

PHOTO ANDRÉ PICHETTE, LA PRESSE

Tae Yeong Jung: Le jeune passionné

19 ans, élève au collège de Maisonneuve en sciences humaines et membre d'un groupe de K-pop

Première participationSa motivation: «La danse est une passion pour moi, mais je poursuis tout de même mes études, car j'ai différents intérêts. J'aimerais faire de ce passe-temps une activité professionnelle, alors j'essaye de trouver plus d'opportunités. J'ai trouvé ça sur internet.»

Son rapport à la danse: «Ça fait cinq ans que je suis des cours de hip-hop. Je fais partie d'un groupe de danse 2KSquad depuis le secondaire 4 et on fait des vidéos sur YouTube ainsi que des spectacles à Montréal où l'on fait des reprises de groupes coréens de K-pop.»

Danser à 375, c'est... «difficile! Danser de manière synchronisée est le plus grand défi, surtout qu'on a des niveaux différents. C'est une dynamique différente ! Jamais je ne danse avec des personnes plus âgées que moi. C'est très intéressant, on vient de milieux différents, mais la danse nous unit complètement. On s'entraide beaucoup et on discute de plein d'autres choses que du spectacle. On a même un groupe Facebook où tout le monde échange.»




publicité

publicité

Les plus populaires : Arts

Tous les plus populaires de la section Arts
sur Lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer