Julie Snyder, ballerine d'un jour

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L'animatrice Julie Snyder en compagnie des ballerines qui incarnent habituellement la grand-mère, Elizabeth Gagnon et Priscilla Dellazizzo.

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Courtisée par le directeur des Grands Ballets canadiens de Montréal Alain Dancyger afin qu'elle se joigne aux danseurs de Casse-Noisette pour incarner le personnage de la grand-mère lors de la première médiatique qui a eu lieu samedi après-midi à la salle Wilfrid-Pelletier, Julie Snyder ne s'est pas fait prier pour relever le défi aux côtés de sa fille Romy.

«C'est la première fois en 52 ans qu'une personnalité se joint à la distribution. Je trouvais intéressant que les Grands Ballets veuillent rendre la danse classique plus accessible. Quand on a fait Le banquier spécial Orchestre symphonique de Montréal, la directrice m'a dit que, contre toute attente, 80 % des acheteurs [de l'OSM] après la diffusion de l'émission n'étaient jamais venus voir un concert de l'OSM auparavant. J'espère que ma participation à Casse-Noisette va attirer un nouveau public vers le ballet», explique Julie Snyder.

Pas de deux

Maître de ballet depuis 1986, Pierre Lapointe s'est chargé d'initier Julie Snyder aux rudiments du ballet. «Lors de notre première rencontre, je me suis dit au bout de 20 minutes que je ne serais jamais capable d'y arriver. J'avais déjà dansé pour des reportages de L'enfer c'est nous autres, mais je n'étais pas en représentation. On a passé une heure sur les trois premiers temps avec Pierre! Il a été très patient avec moi. C'est une expérience qui me sort vraiment de ma zone de confort et c'est très thérapeutique. Quand je travaille avec Pierre, je trouve ça inspirant. Tu dois te concentrer seulement sur ce que tu as à faire. Rien d'autre! Et ça fait du bien», confie Julie Snyder. «Julie est disciplinée, concentrée et veut bien faire. C'est tout ce qu'on veut!», déclare Pierre Lapointe, fier de son élève.

Danseur aux Grands Ballets depuis 1986, Andrew Giday a participé à Casse-Noisette pour la première fois en tant qu'enfant de la fête en 1973, à l'âge de 7 ans. Il danse le rôle du grand-père et celui du Roi des bonbons depuis une dizaine d'années maintenant. «Je suis 25 minutes sur scène avec Andrew. La partie comédie ne me stresse pas beaucoup, mais nos quelques pas de danse ensemble, oui! confie Julie Snyder. Je sais que je vais être jugée sur la scène de la Place des Arts. Au début, je pensais que j'allais être capable, que ce n'était que le rôle d'une grand-mère. Mais j'avais mal partout! Tu fais de petits mouvements qui ont l'air innocents. Je ne suis pas très en forme, je n'ai pas le temps de m'entraîner.»

Julie Snyder enfile le costume de la grand-mère,... (Photo Bernard Brault, La Presse) - image 2.0

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Julie Snyder enfile le costume de la grand-mère, conçu par François Barbeau.

Photo Bernard Brault, La Presse

Se glisser dans la peau de grand-mère

En pleine séance d'essayage de son costume de scène, Julie Snyder semble ravie de se prêter à l'exercice. «C'est un honneur de porter un costume de François Barbeau!», lance-t-elle tout sourire en enfilant sa tenue qui appartient à l'impressionnante collection de 300 costumes de Casse-Noisette, dont le coût moyen est de 2000 $. «Celui du Roi des bonbons est évalué 10 000 $», précise la chef de l'atelier, Mélanie Ferrero. Quelque 150 000 $ sont également dépensés chaque année pour refaire une partie des décors ou des costumes.

Les danseurs des Grands Ballets et les jeunes membres de la distribution sont tous réunis dans la salle de répétition pour revoir le déroulement de la scène de la fête au début du premier acte de Casse-Noisette. En tout, la chorégraphie de Fernand Nault compte 165 personnages et plus de 300 personnes prennent directement part à la production.

Répétition générale à la Place des Arts 

Julie Snyder se fait maquiller par Katherine Cloutier quelques secondes avant de monter sur scène.

Julie Snyder incarnera sur scène la grand-mère dans le premier acte de Casse-Noisette, un rôle tenu cette année en alternance par Elizabeth Gagnon et Priscilla Dellazizzo. «J'ai beaucoup ri quand le directeur des Grands Ballets m'a dit que je jouerais ce personnage. Il m'a tout de suite rassurée en me disant que normalement, la danseuse qui joue le rôle a 25 ans. J'ai tellement aimé ma grand-mère que ce n'est pas grave! En plus, ça t'enlève de la pression: tu ne joues pas le premier rôle dans Le lac des cygnes», s'amuse l'animatrice.

L'équipe de tournage de La magie de Casse-Noisette signe le premier documentaire sur les coulisses du ballet chorégraphié par Fernand Nault. Réalisé par Geneviève Albert, il sera diffusé en 2017 à ICI Radio-Canada Télé.

Si l'animatrice participe bénévolement au spectacle, elle a tenu à ce que sa fille Romy, qui a intégré cette année le cours préparatoire de l'École supérieure de ballet, puisse monter sur scène avec elle. «Ma mère m'a emmenée voir Casse-Noisette quand j'avais 8 ans. Et je ne l'ai revu qu'avec Romy il y a deux ans. Elle joue une enfant de la fête. Pour son âge, elle est très grande et ne rentre pas dans un costume de souris. Quand je lui ai annoncé, elle a sauté de joie», se rappelle Julie Snyder.




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