La réintégration d'une danseuse de la Scala ordonnée

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La danseuse Mariafrancesca Garritano

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Agence France-Presse
Rome

La danseuse soliste Mariafrancesca Garritano, licenciée en 2012 pour avoir porté préjudice à l'image de La Scala selon le théâtre milanais en raison de son anorexie, devra être réintégrée dans les rangs du ballet en vertu d'une décision de la cour de cassation.

Dans un arrêt, la section professionnelle de la cour de cassation a estimé que son licenciement était «illégitime», validant la décision en appel et demandant la réintégration de la danseuse de 37 ans.

Dans un entretien à Il Giorno dimanche, la danseuse s'est dite «prête à retourner danser»: «Je n'attends plus qu'un appel de la Scala».

Melle Garritano, dont le nom de scène est Mary Garret, avait été licenciée début 2012 «en raison de déclarations nombreuses et répétées» portant préjudice «à l'image du théâtre et de son école de ballet», selon La Scala.

Dans une entrevue au Corriere della Sera, quelques jours avant son licenciement, la danseuse, qui avait publié un an auparavant un livre sur son histoire et le drame de l'anorexie, avait expliqué qu'elle n'avait pas voulu «se faire de la publicité».

«Quand j'étais à l'école de danse, beaucoup de filles, moi comprise, n'avions plus nos règles à cause des régimes punitifs que nous nous imposions. Nous nous contentions d'un fruit et d'un yogourt par jour, en puisant dans l'adrénaline pour arriver jusqu'à la fin des entraînements», avait-elle raconté.

Dans un entretien accordé en décembre 2011 à l'hebdomadaire britannique The Observer, la danseuse avait été plus loin, accusant La Scala de pousser ses danseuses à se nourrir le moins possible.

La danseuse y déclarait qu'au sein du corps de ballet du célèbre théâtre milanais, «une fille sur cinq est anorexique» et que «la grande majorité, soit 7 sur 10, n'ont plus leur cycle menstruel».

«Tout ceci est faux mais aussi pénalisant pour l'image de la compagnie et de ses danseuses», s'était insurgé le corps de ballet, en dénonçant «une grave désinformation autour de toute cette affaire».

Un porte-parole du théâtre avait précisé que «la gestion du corps de ballet avait totalement changé depuis six ans».

Les élèves de l'école sont suivis médicalement et psychologiquement par des spécialistes et envoyés chez un diététicien dès que les enseignants remarquent un problème lié à la nutrition, avait souligné le corps de ballet.

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