La jeune fille et la mort: la vie, la mort, l'harmonie

Les danseurs Valentine Legat et Edi Billoshmi incarneront... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRECHETTE, LA PRESSE)

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Les danseurs Valentine Legat et Edi Billoshmi incarneront la jeune fille et la mort danse la pièce du même nom.

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La jeune fille et la mort, une création du prolifique chorégraphe Stephan Thoss (Searching for Home, Rêve), prend l'affiche aujourd'hui au Théâtre Maisonneuve. Le premier soliste Edi Billoshmi et la soliste Valentine Legat ont gracieusement offert à La Presse une séance photo, et Valentine Legat, maintenant à sa troisième collaboration avec Stephan Thoss, a répondu à nos questions.

Q/R

Que représente La jeune fille et la mort dans votre parcours?

C'est physiquement exigeant. Mais ce ballet est très humain. Très proche de ce qui est naturel, des quatre éléments. Ce n'est pas triste, ni macabre. Parce que tous les jours, on est face à la mort, c'est ce que je veux dire par «humain et naturel». C'est très touchant aussi, par rapport aux émotions, à l'instant. Il faut profiter de tous les instants, même s'ils sont très banals.

Les danseurs Valentine Legat et Edi Billoshmi.... (PHOTO ÉDOUARD PLANTE-FRECHETTE, LA PRESSE) - image 2.0

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Les danseurs Valentine Legat et Edi Billoshmi.

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Dans quel état d'esprit doit-on être pour un tel rôle?

Ce n'est pas un ballet narratif, c'est plus abstrait. Quand on crée, l'état d'esprit ne doit pas être fermé, il doit être ouvert. Il faut être prêt à travailler, à laisser aller l'imaginaire, le moment, les émotions. On va créer une atmosphère et jouer autour de cela.

Qu'est-ce que c'est, de travailler avec Stephan Thoss?

C'est très inspirant. C'est une personne qui a tellement d'énergie et qui n'impose aucun ajustement. Il y a tellement de spontanéité et d'émotions dans son travail. Il nous grandit. Il est rigoureux, il connaît tout de sa création, les décors, à quel moment telle ou telle personne va entrer ou sortir. Il connaît ses musiques par coeur. C'est vraiment lui qui crée la pièce de A à Z. C'est vraiment un plaisir de travailler avec lui.

Dans cette création, quel est votre rapport à votre collègue Edi Billoshmi?

Il n'est pas «la mort», il agit plus comme un messager qui va m'aider à passer de la vie à la mort. Je passe par beaucoup d'émotions tout au long du ballet et à la fin, je n'ai pas envie de laisser la vie. Et c'est lui qui va me convaincre. La dernière scène est pleine de paradoxes...

Que vous inspire le choix musical, qui mêle, entre autres, Franz Schubert, Nick Cave et Philip Glass?

Moi, je suis très fan de la musique de Philip Glass. Ça vous prend aux tripes. C'est un grand compositeur, il crée dans sa musique une atmosphère que j'aime beaucoup. Je suis accro à ça. La musique de Schubert est différente dans son vocabulaire, c'est plus narratif et ça nous fait passer par plein de sentiments, mais juste en un morceau de musique.

La mort vous fait-elle peur?

Non. J'aime la vie, j'aimerais vivre longtemps (rires), mais la mort ne me fait pas peur.

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Jusqu'au 23 mai au Théâtre Maisonneuve de la Place des Arts

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